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Il y à longtemps (sur des guitaaaa-reu), un commentateur sur le blog m'avait conseillé d'écouter cet album. Je n'arrive plus à retrouver le commentaire (en même temps, hein, il y en à des masses...), et je ne suis en fait même pas sûr et certain que c'était sur le blog que l'on m'avait fait ce conseil d'écoute, mais au final, le résultat est le même : moi qui, à l'époque, je parle d'il y à une dizaine d'années, ne connaissais de Midnight Oil que trois albums (Diesel And Dust, Blue Sky Mining et le plus ancien Head Injuries) ai acheté, en CD (je précise le tracklisting vinyle en bas, mais je ne l'ai qu'en CD, ce disque ; le vinyle doit être des plus difficiles à trouver), ce disque, sorti en 1996, le neuvième album studio du groupe, Breathe. Sincèrement, ce n'est pas la pochette, qui représente un poisson des abysses (ces variétés de poiscaille vivant dans le noir absolu des profondeurs maritimes sont, généralement, aussi hideuses que des culs d'hippopotames diarrhéiques mal torchés), qui m'aurait donné envie d'acheter le disque. Je ne l'ai acheté que sur la foi d'une recommandation venant d'un type qui ne doit très certainement plus s'en souvenir (et si jamais il lit ça et s'en souvient, ben, merci, mec, qui que tu sois, et c'est sincère !). Je me souviens avoir un petit peu lutté pour le trouver, étant passé par un revendeur (mais je l'ai acheté neuf). Je me souviens aussi de ma surprise en recevant le disque : non pas un boîtier plastique à la con ordinaire, ni un digipack cartonné, mais une pochette cartonnée ouvrante, format pochette de single, c'est à dire presque le format d'un livret CD classique (un peu plus grand quand même). Le livret de l'album, un simple feuillet double, propose les paroles, et est glissé dans une des ouvertures, et le CD dans l'autre.

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Ce format de pochette, pour cet album, est peu ordinaire (c'est le seul Midnight Oil sous ce format atypique) et rangé avec les autres albums du groupe sur mon étagère, c'est peu de dire que l'on ne distingue, au premier abord, absolument pas Breathe, qui se retrouve bien souvent coincé, invisible, entre Earth And Sun And Moon (1993) et Redneck Wonderland (1998). Enregistré à la Nouvelle-Orléans et à Sydney courant 1996, sorti en octobre de la même année, Breathe est encore une fois un disque engagé pour la bande à Peter Garrett, on y parle de pollution, d'écologie, de politique... Long de 51 minutes, ce disque, produit par Malcolm Burn (qui joue un peu sur le disque, guitare, orgue et basse, sans plus de précision, en musicien additionnel), n'offre aucun tube. Ne cherchez pas de morceau emblématique des Oils ici, il n'y en à pas. Breathe est par ailleurs un des albums les moins connus, et sans aucun doute écoutés, du groupe. Mais ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas s'y intéresser. Au contraire, ce disque, assez brut de décoffrage, assez grungy par moments (je place d'ailleurs le tag 'grunge' en bas d'article, mais classe quand même le disque dans la catégorie 'rock', ce n'est tout de même pas du grunge à la Alice In Chains ou Nirvana), presque sous-produit, en tout cas sans artifices, est un album très intéressant (Home, en duo avec la folkeuse EmmyLou Harris ; Surf's Up Tonight ; Underwater ; Barest Degree).

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Peut-être pas l'album le plus recommandé pour découvrir le groupe, peut-être pas leur plus accessible (certainement pas, en fait), Breathe est un disque étonnant, surtout après une telle série d'albums certes engagés, mais tout de même, musicalement, orientés pop/rock (Red Sails In The Sunset, Diesel And Dust, etc). C'est le premier disque 'brutal' du groupe depuis Head Injuries de 1979. L'album suivant, Redneck Wonderland, lui aussi peu écouté des masses et peu connu, sera à peu près du même tonneau musical. Alors que leur fin de carrière se profile (Garrett quitte le groupe en 2002 pour se consacrer à la politique, il sera d'ailleurs ministre de l'écologie dans son pays, et reformera le groupe en 2009, pour des concerts, et le groupe existe encore même si le dernier opus studio date de juste avant la séparation, en 2002), le groupe semble renouer avec la hargne quasiment punk des débuts. Sombre, mélodique et brut de pomme, ce cru de 1996, pas leur sommet quand même, est une belle réussite à (re)découvrir !

FACE A

Underwater

Surf's Up Tonight

Common Ground

Time To Heal

Sins Of Omission

One Too Many Times

FACE B

Star Of Hope

In The Rain

Bring The Change

Home

E-Beat

Barest Degree

Gravelrash