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Aujourd'hui, je me suis réveillé vers les 8h du matin. Ça va, j'ai passé une bonne nuit, je vous remercie de vous en soucier. A peine réveillé, mon premier réflexe a été de me gratouiller le service trois pièces. Mais, je vous vois venir bande de gros dégueulasses, je ne me le suis pas caressé. Donc, pas de branlette matinale non plus. Ensuite, je suis allé à la cuisine et j'ai pris mon petit déjeuner. J'ai mangé une pomme Granny Smith, un yaourt La Laitière aromatisé au citron et un bol de céréales. Ensuite, je suis allé aux toilettes, mais j'y suis resté longtemps car j'ai une chiasse d'enfer. Affreux, affreux, affreux. Après, je suis sorti dehors pour fumer ma petite clope, une Gauloises sans filtre. Il faisait beau, mais le fond de l'air était frais. D'ailleurs, je pouvais observer une légère couche de givre déposée sur les arbres, les toits et pare-brises de voitures. Après avoir fumé ma clope, je suis retourné me mettre au chaud à l'intérieur de mon chez moi et... Quoi ? Vous en avez rien à foutre de ma vie ? Je ne vous en veux pas. Mais sachez que vous raconter le début de ma petite matinée m'a quand même permis de tomber déjà un paragraphe. Car si j'avais dû attaquer bille en tête en parlant de l'album, je peux vous assurer que j'aurais été superbement emmerdaillé. Car la question existentielle qui se pose maintenant est la suivante : sans broder, comment faire trois paragraphes au sujet de cet album ? Même Platon, Aristote ou Confucius se casseraient les dents sur cette question.

Enfin bon, il faut bien commencer à un moment ou un autre, vous ne croyez pas ? Alors, voici que s'offre à vous (tu parles d'un cadeau) Le Long Du Fleuve, le premier album de cet immense chanteur (hahahahaha) qu'est Pascal Obispo qui est, je le rappelle, natif de Bergerac et qui, à l'époque, avait des cheveux à ne plus quoi savoir en faire. Une contrainte dont il est débarrassé depuis un peu plus de vingt ans. Sorti en mai 1990, cet album, ô mon Dieu, pourquoi ne pas le dire, n'a qu'une seule qualité : celle de ne pas durer longtemps. Un peu plus de 35 minutes. C'est déjà beaucoup pour un album d'Obispo, c'est un fait, mais la torture est moins longue, c'est toujours bon à prendre, vous ne trouvez pas ? Alors, alors, voyons voir un peu... deux singles ont été tirés de cet album, comme quoi... tout arrive... A commencer par Les Avions Se Souviennent, chanson sur laquelle le Pascalou chouchou n'a strictement rien branlé (comme moi ce matin hahaha, voir le paragraphe précédent) que ce soit au niveau de l'écriture ou de la composition. Ici, il interprète seulement. Et c'est déjà largement suffisant. C'est tout simplement insoutenable. Et l'autre chanson de ce single se nomme Quand Les Héros Reviendront, composée par ce cher Pascal lui-même. Comment dire...? Trouvez-moi un lance-flammes, je vous en supplie ! Et les autres chansons alors ? Passées complètement inaperçues. Et, je peux vous garantir qu'il n'y a pas de quoi s'en plaindre. Toutes, je dis bien toutes, sont des anthrax musicaux de premier choix. Je peux citer : Jeune Révolution, la chanson titre, Je Voudrais Être Dangereux ou encore Etrange journée. Être dangereux, notre bon vieux Pascalou a réussi à l'être... pour nos oreilles. Ce n'est sans doute pas ce qu'il voulait, mais les faits sont là. Mais, reconnaissons à notre ami Bergeracois une qualité : il est constant. Constant dans la daube, mais constant quand même. Et pour cause, Les Rues d'Israël, Les Même Jours et J'Oublierai Qui Je Suis sont aussi intordables que les chansons citées ci-dessus.

Cet album a fait l'objet d'une sortie confidentielle, entendez par là, un tirage très limité. Ce qui est, vous en conviendrez, largement suffisant. Les mauvaises langues diront même que c'est déjà de trop. Mais, pour le coup, peut-on vraiment dire des personnes qui disent ça qu'elles sont des mauvaises langues ? Y aura-t-il une suite ? Absolument ! Cette chronique marquant le début d'un cycle Obispo. Est-ce que ce sera mieux après ? Franchement, ce n'est pas la question à poser quand on aborde des albums d'Obispo. La question la plus juste serait : est-ce que ce sera moins mauvais ? Ce sera exactement du même tonneau. Pour trouver un sommet chez Obispo, il faudrait que ce soit un disque silencieux. Et, pour trouver une chanson au-dessus du tout, il faudrait trouver l'équivalent d'un There's A Riot Goin' ou d'un Nutopian International Anthem.

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Jeune Révolution

Le Long Du Fleuve

Je Voudrais Être Dangereux

Etrange Journée

Les Avions Se Souviennent

Les Rues d'Israël

Les Mêmes Jours

J'Oublierai Qui Je Suis

Quand Les Héros Reviendront