PT1

Je ne sais pas si vous connaissez Porcupine Tree, mais si ce n'est pas le cas, il y à trois albums que vous devez absolument (absolument, t'as compris ?) écouter. In Absentia (2002) est probablement leur meilleur, Fear Of A Blank Planet (2007) n'est pas loin derrière, pas loin du tout même, et entre les deux, en 2005, il y à Deadwing, qui est du même niveau que le suivant, ou pas loin là aussi. Si on rajoute certains des albums solo du leader du groupe (Steven Wilson), à savoir The Raven That Refused To Sing (And Other Stories), Grace For Drowning et Hand. Cannot. Erase., on a vraiment du lourd. Mais avant tout, Porcupine Tree, c'est quoi ? C'est un groupe britannique de rock progressif, qui s'est cependant assez progressivement tourné vers le métal progressif (cette trilogie d'albums à écouter, de 2002 à 2007, notamment, c'est ça, du métal progressif, du Pink Floyd en plus burné), à la Dream Theater. Les influences les plus évidentes de Steven Wilson sont King Crimson, Radiohead, Pink Floyd...Black Sabbath aussi, probablement, pour le côté heavy. Wilson, connu aussi pour son boulot de producteur/réarrangeur (il a assuré le remixage d'albums d'Emerson, Lake & Palmer ou de Jethro Tull et King Crimson), possède une voix parfaite pour ce syle musical le cul entre deux chaises (à la fois bourrin, et très mélodique, musicalement recherché car progressif), une voix très agréable, capable de douceur comme de monter dans les tours, tout en restant agréable pour les oreilles.

PT2

Deadwing, sorti en 2005, est le huitième album studio de l'Arbre Hérisson. Long de 59 minutes (pour 9 titres) dans sa version CD, il propose, en vinyle, deux morceaux supplémentaires (les deux derniers), faisant passer le tout à 70 minutes. Bien entendu, le vinyle est double. Devenu à sa sortie la plus grosse vente du groupe (je ne sais pas si c'est toujours le cas, Fear Of A Blank Planet ayant vraiment bien marché aussi), l'album est conceptuel et se base sur un scénario écrit par Wilson et Mike Bennion, pour un film qui n'a toujours pas vu le jour (mais selon Wilson, ça serait en cours de projet), une histoire de fantômes avec comme influences David Lynch et Stanley Kubrick. Ce qui fait immédiatement saliver, trembler et bander le cinéphile maniaque qui est en moi, d'ailleurs. Sorte de film pour les oreilles en attendant un vrai film, Deadwing est un album, forcément (vu son thème), tout sauf joyeux, rien que la pochette, lugubre, et les illustrations de l'artwork, donnent le ton. Porcupine Tree n'est de toute façon pas un groupe du genre à chanter des ritournelles pop sucrées sur un amour en été ou le Père Noël qui débarque en ville alors sois bien sage. Tout l'album est un voyage intérieur (dommage que les paroles manquent dans l'édition vinyle...et probablement aussi dans l'édition CD, mais ça, je ne fais que le supprostituer - supputer, c'est vulgaire).

PT3

Voyage qui démarre de manière assez mouvementée avec le morceau-titre, Deadwing, long de presque 10 minutes, tuerie de métal progressif avec rythmique incendiaire et guitare livrant des power-chords fulgurantes. Shallow, qui suit, est dans le même ton, et aurait très bien pu être un 'tube' du genre. L'album, sombre, parfois mouvementé, n'oublie pas la douceur, la tristesse, entre Arriving Somewhere But Not Here (morceau le plus long avec 12 minutes, c'est aussi un des sommets de l'album), Glass Arm Shattering ou Start Of Something Beautiful. Le groupe (au fait, Wilson chante, joue de la guitare, des claviers, un petit peu de basse et du dulcimer, mais les autres membres sont Gavin Harrison à la batterie, Colin Edwin à la basse et Richard Barbieri aux claviers) assure à fond, tout du long, et on notera la présence de deux invités : Adrian Belew (Zappa, Bowie, King Crimson) à la guitare solo sur Deadwing et Halo, et Mikael Akerfeldt (du groupe Opeth) aux choeurs sur plusieurs titres et au second solo de guitare sur Arriving Somewhere But Not Here. Produit par trois membres du groupe (Wilson, Barbieri, Harrison), Deadwing est un monument du genre, même si je suis encore plus fan du précédent opus, In Absentia, vraiment leur sommet. A noter qu'en 2018, l'album a été réédité en vinyle avec une meilleure qualité sonore, l'album, à sa sortie, sans être de mauvaise qualité audio - loin de là ! - avait été mixé un peu moins fort que de coutume dans l'industrie du disque, la fameuse loudness war, afin de conserver la dynamique. Mais il fallait mettre le son assez fort. C'est un peu rétabli avec le vinyle 2018, sonorement exceptionnel. 

FACE A

Deadwing

Shallow

Lazarus

FACE B

Halo

Arriving Somewhere But Not Here

FACE C

Mellotron Scratch

Open Car

Start Of Something Beautiful

FACE D

Glass Arm Shattering

So Called Friend

Half-Light