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En octobre 1978, sort Après Minuit, le dix-neuvième album studio d'Eddy Mitchell. Et, pour Schmoll, ça roule nickel à l'époque. Depuis 1974 et Rocking In Nashville, le bonhomme enchaîne les succès et est constamment sur le devant de la scène. Il faut dire qu'après son opus de 1974, Eddy a sorti Made In USA, Sur La Route De Memphis et La Dernière Séance qui contenaient tous un, voire plusieurs gros succès du répertoire Mitchellien. Et, en conséquence, ces albums de bonne qualité se vendaient très bien. Après Minuit sera un gros succès lui aussi. En revanche, musicalement parlant et malgré la présence d'une chanson cartonneuse au possible du répertoire d'Eddy, cet album est beaucoup moins bien branlé que les opus de la période 1974-1977.

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La chanson cartonneuse en question ? Il Ne Rentre Pas Ce Soir. Excellente chanson qui est encore plus d'actualité de nos jours qu'à l'époque. Pourquoi ? Car elle parle d'un mec qui vient de se faire foutre dehors car la boîte où il bosse vient d'être rachetée par une société plus importante. Délocalisation en vue. Voilà pourquoi cette chanson traverse les époques. Son propos se vérifiant un peu plus chaque jour. Maintenant, on a un big problème les mecs : les quatre chansons qui suivent ne sont absolument pas du même niveau. En effet, Le Vieil Indien Et Le Western Show, Du Blues, Du Blues, Du Blues (composée par Michel Jonasz qui, me senble t-il, la chantera lui aussi), Le Parking Maudit et Je Fais Le Singe sont loin d'être des réussites. Surtout la dernière citée, qui est franchement mauvaise et horripilante au possible malgré sa courte durée. Et, parmi les trois restantes, tout en étant assez banale, Du Blues, Du Blues, Du Blues est celle qui retient le plus l'attention. Après Minuit, chanson titre de l'album (clôturant la face A) donc, mais aussi une reprise d'une chanson de J.J. Cale, remonte le niveau. Même si elle n'est pas aussi forte que Il Ne Rentre Pas Ce Soir, ça reste une vraie bonne chanson. La face B s'ouvre sur Je Ne Suis Pas Un Géant, une ballade un peu désabusée, comme Eddy en a fait par le passé (Je Ne Deviendrai Jamais Une Super Star sur Rocking In Nashville) et comme il en fera par la suite. Très bonne chanson. Mais ensuite, ça se corse méchamment. Quatre chansons déboulent : Les "Pattes Folles", Un Barman, Un P'tit Mickey et ...Même Les Héros.... Si la deuxième citée s'écoute sans trop de difficultés, les trois autres sont en revanche complètement foirées. La palme revenant à Un P'tit Mickey. Assurément la pire chanson de l'album. Désolé s'il y a des fans de cet album, mais il faut bien reconnaître qu'après les quatres opus qui le précèdent, il y a un net recul.

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Voilà pour ce dix-neuvième cru Mitchellien. Même s'il contient quelques bonnes chansons, parmis lesquelles sa chanson titre, il n'empêche que cet album est exclusivement réservé aux gros fans d'Eddy. Les autres pourront s'en dispenser. Mais, heureusement, Schmoll redressera la barre rapidement. 

Face A

Il Ne Rentre Pas Ce Soir

Le Vieil Indien Et Le Western Show

Du Blues, Du Blues, Du Blues

Le Parking Maudit

Je Fais Le Singe

Après Minuit

Face B

Je Ne Suis Pas Un Géant

Les "Pattes Folles"

Un Barman

Un P'tit Mickey

...Même Les Héros...