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Shocking Blue... ce nom ne vous dit certainement pas grand chose, mais vous connaissez tous THE chanson emblématique de ce groupe : Venus. Une chanson qui a déglingué les hit-parades en 1969 et 1970. Faut dire que cette chanson est vraiment top. Malheureusement, en plus d'être le seul vrai gros succès du groupe, elle fera, en 1986, l'objet d'une reprise plus que douteuse par Bananarama, un groupé féminin à la con venu d'Angleterre. At Home, sorti en 1969, est le second album de Shocking Blue, groupe d'origine néerlandaise et c'est aussi le premier album fait avec la chanteuse Mariska Veres. Avant de commencer, je vais préciser que lors de sa sortie initiale, l'abum ne contenait que 9 titres. Plus tard, de nouveaux pressages seront faits et Venus sera incluse au bouzin, pour doper les ventes. Et, encore plus tard, une autre chanson sera rajoutée. Mais, comme à mon habitude, je ne parlerai que de la version d'origine.

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Le skeud s'ouvre sur la doublette Boll Weevil et I'll Write Your Name Through The Fire. Ces deux chansons sont pas mal, mais ça s'arrête là, personne ne stoppera sa partie de jambes en l'air ou sa branlette matinale pour les écouter. Suit Acka Raga, un instrumental d'un peu plus de 3 minutes. Le titre vous paraît bizarre et vous vous demandez ce qui peut se cacher derrière ? Le raga désigne un cadre mélodique que l'on utilise dans la musique classique indienne. Ça y est, vous commencer à y voir plus clair. Il s'agit donc d'un morceau instrumental complètement sous l'influence de la musique indienne. Et, qui dit musique indienne, dit sitar. Le morceau est une composition entièrement dédiée au sitar. Et, c'est vraiment bien foutu. On ne s'emmerde pas la moindre seconde. Love Machine est excellente. Très bon jeu de guitare et très bonne partition de piano. Et la voix de Veres colle nickel chrome. Par contre, pour en finir avec la face A, c'est une vraie merde qui nous attend. En effet, malgré ses 3 petites minutes, I'm A Woman est insupportable, longue. Un vrai supplice pour les oreilles. Mais ce n'est pas la pire chanson de l'album, ce triste honneur étant réservé à la dernière. La face B s'ouvre sur California Here I Come et bordel de nom de dieu de merde, que ça fait du bien d'avoir une bonne chanson à se mettre sous la dent après s'être fadé la grosse merde I'm A Woman. Poor Boy est un titre un peu frustrant. Il est divisé en deux partie bien distinctes. La première est instrumentale et sa caractéristique principale est de posséder un bourdon indien provenant non pas d'une tampura, mais d'un clavier. Cette partie instrumentale dure environ 2 minutes 30, le reste de la chanson est chanté. Et là, c'est à chier des épines de rosiers. On a donc un truc qui partait pas trop mal et qui à l'arrivée, est foiré. Love Buzz est encore plus frustrant. Car si le riff de guitare est franchement bien senti mais le son dégueulasse du sitar parasite la chanson et en devient insupportable. Inclure du sitar dans une chanson c'est bien, mais il aurait été de bon aloi de préciser aux Shocking Blue que ce n'est pas parce qu'ils usent du sitar que l'on va voir en eux de nouveaux Beatles. L'album s'achève sur The Butterfly And I. Une pure chiure de mouette diarrhéique sur la voile d'un bateau à quai dans le port de La Rochelle. Tout est ici une vraie épreuve pour les nerfs. Que ce soit le chant, le sitar utilisé n'importe comment, ces putains de cuivres et ce clavier qui envoie un bruit qui ferait rendre gorge à n'importe qui. La merde absolue du disque, sans aucun doute.

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Il y a quelques bons trucs ici, mais comment recommander un album sur lequel se trouvent 4 merdes phénoménales ? Ecouter At Home satisfaira votre curiosité, mais pas plus. Si vous ne l'avez pas, ce n'est pas grave, votre discothèque ne saura vous en tenir rigueur. 

Face A

Boll Weevil

I'll Write Your Name Through The Fire

Acka Rage

Love Machine

I'm A Woman

Face B

California Here I Come

Poor Boy

Love Buzz

The Butterfly And I