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En décembre 2015, le rock perdait une de ses trognes enmblématiques, en la personne de Lemmy Kilmister. Vous savez, ce mec avec son chapeau et ses cheveux longs, ses clopes, son franc-parler, ses cordes vocales pleines de gravier, sa basse utilisée comme une guitare rythmique et violée à n'en plus finir, ses rouflaquettes, son look de barbare et sa bouteille quotidienne de Jack Daniel's. Tout ça pour dire que Motörhead est de retour sur le blog et que pour l'occasion, je vais parler du dernier album studio fait avec le trio de départ. Pendant une tournée aux USA, Clarke se prendra le chou avec Lemmy et quittera le groupe. Au cours de cette période Lemmy-Clarke-Taylor, aucun mauvais album n'a vu le jour. Cependant, on va voir que ce Iron Fist, cinquième galette studio motörheadienne et sorti en 1982 est quand même loin du niveau d'Overkill ou de Ace Of Spades.

motorhead

Bon, vous connaissez tous le style de Motörhead. Lemmy a toujours dit que son groupe, quel que soit le line-up, ne jouait pas autre chose qu'un rock au son bien brutal. Donc, pour ce Iron Fist, c'est ce que vous aurez. Pas de guitare sèche, de cordes, de clavecin ou de flûte traversière. Que de la batterie malmenée, que de la guitare qui fait du raffut et une basse qui se fait percer un trou du cul large comme une entrée de métro. Si l'album n'est pas un cru exceptionnel, il n'empêche qu'il contient de bonnes grosses chansons qui tâchent comme du vin de messe sur la robe de la mariée. En effet, Heart Of Stone, Loser et America bombardent comme il faut. Faites écouter ça à des gens qui ne jurent que par Yvette Horner ou André Verchuren et vous allez voir que, dans le meilleur des cas, ils vous collent un procès au cul pour tentative d'assassinat avec préméditation ou dans le pire des cas, ils tombent raides morts dès les premières secondes. Si ces trois chansons sont les plus pétaradantes du disque, la triplette qui clôture le disque envoie sévère également. Laquelle est composée de : (Don't Let 'Em) Grind You Down, (Don't Need) Religion et Bang To Rights. Avec ça en poche, c'est direction la maison de retraite, volume poussé au maximum et attention les dégâts ! Mais, à côté de ça, les six autres chansons que sont Iron Fist (la chanson titre donc), I'm The Doctor, Go To Hell, Sex & Outrage, Shut It Down et Speedfreak sont beaucoup moins percutantes. Non pas qu'elles soient mauvaises, mais à la première écoute, ça ne laisse pas franchement de traces. Il faut les bouffer plusieurs fois avant d'en retenir quelque chose. Là où, par le passé, Overkill, Stay Clean, Ace Of Spades ou encore Love Me Like A Reptile sautaient d'entrée de jeu à la tronche de l'auditeur.

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Voilà pour ce Poing De Fer qui ne manquera pas d'être une vraie souffrance rectale pour ceux qui détestent ce genre de musique. Pour moi, si cet album est d'un bon niveau, après tout, il y a six grosses chansons sur douze, il n'en demeure pas moins qu'il ne fait absolument pas partie de mes préférés des sauvages britanniques. Le groupe a fait bien mieux, cela va de soi. 

Face A

Iron Fist

Heart Of Stone

I'm The Doctor

Go To Hell

Loser

Sex & Outrage

Face B

America

Shut It Down

Speedfreak

(Don't Let 'Em) Grind You Down

(Don't Need) Religion

Bang To Rights