R-2241682-1479911829-3647

Cette chronique marque le retour de la musique africaine sur le blog. Il y a quelques temps, le fameux Drums Of Passion de Babatunde Olatunji avait été abordé. Un album hyper important dans l'histoire de la musique world et de la musique tout court. Aujourd'hui, place à une grande artiste qui nous venait d'Afrique du Sud : Miriam Makeba. Surnommée aussi Mama Africa. Si Makeba s'est fait un nom dans le monde entier rapidement, il a fallu, chez nous en France, attendre 1967 et Pata Pata pour la connaître un minimum. J'insiste bien sur le "un minimum" car interrogez cent pélos dans la rue, combien vont connaître Makeba ? Bref, ici pas de Pata Pata, car nous sommes en 1962, année de sortie de ce The Many Voices Of Miriam Makeba. Et si cet album est peu connu, à moins que l'on soit un fouineur de première ou un amateur de musique africaine, il n'en demeure pas moins une vraie réussite.

DzGy3ipXgAATID4

Bon, sur les douze titres proposés, tout n'est pas parfait. Il y a deux morceaux qui posent problème : Zenizenabo et Nagula. On va dire clairement les choses : ces deux machins, deux chants acapellas, sont, à moins d'être perfusé au bourbon, tout bonnement insupportables ! Une épreuve pour les oreilles et une épreuve pour les nerfs. Mais voilà, à part ces deux tortures, le reste de l'album est un vrai régal pour qui aime la musique africaine. De Kilimanjaro à Can't Cross Over en passant par Liwa Wechi ou encore Carnival, tout assure. Ces jeux de guitare sont un pur bonheur pour les oreilles. Et, le titre de meilleure chanson de l'album revient sans contestation à Umqokozo. Là, les gars, que dire de plus ? Si toutes les autres chansons sont parfaites (à l'exception des deux acapellas), celle-ci l'est encore plus. Elle a le petit truc en plus. Et, petite information qui a son importance : de nos jours, cette chanson est connue pour avoir été pompée par notre Gainsbarre national pour les besoins de Percussions et de Pauvre Lola. Tout comme il l'avait fait avec Olatunji, Gainsbarre n'a pas crédité la chanson comme il le fallait. Si Olatunji a porté l'affaire devant les tribunaux, Makeba elle, a laissé pisser. Et, sachant qu'il y a des groupies dans tous les coins, je répète donc ceci : je suis un fan de Gainsbourg, à l'exception de ses albums des années 80. Pigé les trous de culs ? Pour en revenir à l'album en question, vous voyez que le ratio est plus que bon. Dix chansons sur douze ! C'est pas beau ça ?

makeba-69-singend-DW-Vermischtes-Stockholm-jpg

Voilà un album qui ne dépareillera pas dans votre collection. Vous pouvez le placer sans la moindre honte au milieu des Beatles, de Led Zeppelin, de Deep Purple ou de Motörhead. Et, si vous avez déjà des disques de musique africaine, ce disque vous permettra de vous forger une bonne collection du genre. Je vous le recommande très très chaudement. 

Face A

Kilimanjaro

Zenizenabo

Ntjilo Ntjilo

Umqokozo

Ngola Kurila

Thanayi

Face B

Liwa Wechi

Nagula

Carnival

Night Must Fall

Love Tastes Like Strawberries

Can't Cross Over