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Pour aujourd'hui, place au métal et à un de ses sous-genres. Je vais vous causer un peu de Suffocation, un groupe bien connu des amateurs du genre. Vous savez, moi, quand je vois un nom de sous-genre pareil, en l'occurence brutal death metal, ça ne m'inspire absolument rien de bon. Et, quand j'ai écouté ce bouzin, j'ai eu tout le loisir de constater que je ne m'étais pas planté. Déjà, rien que la pochette est à chier des ronds de sombrero. Ça ressemble à un truc qu'aurait pu faire Iron Maiden, sauf que dans le cas de Suffocation, c'est horriblement horrible. Et, si le contenant est déjà horrible, je peux vous garantir que ça n'est rien du tout comparé au contenu. Sorti en 1993, Breeding The Spawn est le deuxième album studio du groupe. Et c'est aussi une torture de tous les instants. Quand on le traduit littéralement, Breeding the spawn veut dire élevage de la ponte. Pourquoi traduire le titre alors que d'habitude je ne le fais pas ? Oh, c'est pour combler.

Dites les mecs, vous vous souvenez de ce qui arrive aux martiens quand ils entendent la musique de la grand-mère dans Mars Attacks ! ? Et bien quand on écoute ce disque, il nous arrive exactement la même chose. On a la tête qui est prise de convulsions et qui éclate rapidos. D'ailleurs, à moins d'être friand du genre, il est tout simplement impossible d'écouter ce bouzin entièrement. Ces guitares saturées à mort, ce chant guttural à n'en plus finir, cette batterie qui cogne comme une sourde mais qui brasse plus d'air qu'autre chose. Et ces changements de rythme abrutissants... mon dieu, c'est un vrai calvaire. Et en plus de ça, les chansons sont quand même longues. Il n'y en a que huit, mais putain les salopes, elles flanquent un mal de crâne du tonnerre. La plus courte pointe à 3'45 et les deux plus longues à 4'50. Je vais toutes les citer, ça remplira un peu le paragraphe. Beginning of Sorrow, Breeding the Spawn, Epitaph of the Credulous, Marital Decimation, Prelude to Repulsion, Anomalistic Offerings, Ornaments of Decrepancy et Ignorant Deprivation. Toutes sont de vraies tortures. C'est... suffocant. Si un seul d'entre vous arrive à écouter ne serait-ce qu'une chanson dans son intégralité, chapeau !

Vous l'avez pigé, cet album, sauf pour les fans du genre est une souffrance rectale absolue comme vous n'en avez jamais connues. Une vraie pure merde. Et, à moins que je sois de nouveau saisi d'un élan de sado-masochisme, je ne parlerai plus de Suffocation. Ni ici, ni ailleurs. Beurk, beurk et beurk !

R-5289646-1389714381-1331

Face A

Beginning Of Sorrow

Breeding The Spawn

Epitath Of The Credulous

Marital Decimation

Face B

Prelude To Repulsion

Anomalistic Offerings

Ornaments Of Decrepancy

Ignorant Deprivation