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Eddy Mitchell est de retour sur le blog. Aujourd'hui, on va parler de son neuvième album studio, sorti en 1968 : Sept Colts Pour Schmoll. Vous le savez sans doute, Schmoll est cinéphile. Bon, peut-être pas un cinéphile super averti, pour ma part, je ne l'imagine pas une seconde se poser le cul dans un fauteuil et mater du Tarkovski ou du Bresson par exemple. Mais, il est cinéphile quand même. Schmoll, ce qui le branche le plus, c'est le Westerns. Pourquoi je parle de ça ? Regardez un peu la pochette ! Laquelle est, il faut le dire, vraiment superbe ! Et, les choses ont été bien faites puisque lorsque que l'on ouvre le bouzin, une bande dessinée apparaît. C'est franchement bien branlé et très original ! Vous avez remarqué que jusqu'à maintenant, je n'ai pas encore parlé de l'album en tant que tel. J'y arrive ! Ce disque marque le début de la traversée du désert que va subir Schmoll. Une traversée du désert longue de cinq ans et qui prendra fin en 1974 lorsque sortira Rocking In Nashville. Après avoir parlé un peu du contenant, je vais parler du contenu. Et, j'aime mieux vous prévenir que ça va être assez rapide. Vous allez comprendre pourquoi.

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Vous savez ce qu'on dit ? Que la qualité du contenant ne fait pas la qualité du contenu. Et, malheureusement, cette affirmation colle vachement bien avec cet album. Parce que, moi, humble contributeur, je ne vois vraiment pas ce qui peut être sauvé de ce Sept Colts Pour Schmoll. A part éventuellement Be Bop A Lula 1968, morceau dans lequel Eddy laisse ses zikos dérouler une version nouvelle du classique interprété par Gene Vincent. Mais pour le reste... tout est extrêmement plat, dénué de toute saveur. Que peut-on ressentir, si ce n'est de l'indifférence face à des chansons comme Quelqu'un A Dû Changer La Serrure De Ma Porte, Elle Me Voit Beau, Ordonne Mais Pardonne, Treize Filles ou encore Quitte A Tout Perdre. Le dernier morceau Tighten Up est une présentation en musique des zikos ayant officié sur l'album. Et pareil, ce n'est pas du meilleur effet qui soit. Contrairement à Southern Comfort (Rocking In Nashville) où ça sonnait vachement bien. Mais, au-delà de toutes ces chansons manquant de beaucoup de forces, Eddy, sous le titre de Le Fou Sur La Colline, a ici commis quelque chose d'impardonnable : sa reprise de The Fool On The Hill des Beatles (Magical Mystery Tour) est horrible. Aimer la chanson originale n'a rien d'une faute de goût, c'est une vraie merveille, mais la reprendre de cette façon est une faute de goût. J'en suis bien désolé car il y a certains albums d'Eddy que j'aime beaucoup, mais celui-là est foiré.

Voilà pour ce Sept Colts Pour Schmoll qui n'est vraiment pas bon du tout. Il n'y aura que les fans les plus acharnés d'Eddy Mitchell pour être désireux de le posséder. A noter que la réedition CD propose huit chansons supplémentaires qui, à l'époque, n'étaient sorties qu'en 45 tours. Prochainement, on verra que l'album suivant ne remontera malheureusement que très peu le niveau. Voyez-vous, au regard de ce que je viens d'en dire, je devrais classer cet album dans la catégorie des ratages. Mais, je ne le fais pas, par égard pour cette super pochette, tout en étant conscient, encore une fois, que la beauté d'une pochette ne prime pas sur le contenu. 

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Face A

Be Bop A Lula 1968

Sunny

Quelqu'un A Dû Changer La Serrure De Ma Porte

Elle Me Voit Beau

Bye Bye Love

Ordonne Mais Pardonne

Face B

Treize Filles

Le Fou Sur La Colline

Quitte A Tout Perdre

Only You

Tighten Up