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Tranquillement, la série d'articles consacrés aux albums de Georges Brassens, suit son cours. Nous en arrivons maintenant au septième album du moustachu, paru en 1960. Tout comme les précédents, l'album tire son nom de sa première chanson. Et, tout comme les précédents, en terme de longueur, c'est très maigre : près de vingt-trois minutes. Si vous avez suivi depuis le début, vous savez pourquoi. Huit chansons sont ici au programme et, on va voir qu'encore une fois, nous n'avons pas le droit à un immense cru Brassensien.

L'album est donc ouvert par la chanson titre : Les Funérailles D'Antan. Excellente chanson qui n'est pourtant pas considérée comme faisant partie des classiques du répertoire de Brassens. Ce qu'à titre personnel je trouve vraiment injuste. Certes, elle n'est pas aussi immense qu'une Chanson Pour L'Auvergnat ou Hécatombe (pour ne citer qu'elles), mais bon, faut pas déconner quand même. Brassens n'a jamais aimé la religion et, s'il lui est arrivé de parler de cette aversion de façon sérieuse, il lui est arrivé aussi d'en parler de façon rigolarde. Le Mécréant est une chanson fendarde, super bien branlée et qui assure donc une bonne tranche de rigolade. Le simple fait d'imaginer Brassens se travestir d'une soutane suffit à rire à gorge déployée. Bon, comme vous le voyez, le disque commence bien, mais, à partir de maintenant, c'est une grosse dégringolade qui va avoir lieu. Embrasse-les Tous est sympa, mais elle reste quand même un peu moyenne, la faute à un refrain qui dure trop longtemps. On avait déjà eu pareil cas de figure avec La Femme D'Hector. Le Père Noël Et La Petite Fille (qui d'ailleurs, clôture la première face) est plus réussie, mais ça n'en reste pas moins une chanson mineure. Elle s'écoute, n'est pas désagréable, mais a tendance à rentrer par une oreille et à sortir immédiatemment par l'autre.

La face B s'ouvre sur Le Bistrot. Et là, c'est franchement moyen. En terme de niveau, c'est équivalent à La Ronde Des Jurons ou Bonhomme. Il s'agit donc de l'une des moins bonnes chansons de Brassens. Heureusement, la chanson qui suit est tout simplement immense. Que dire face à une chanson comme L'Orage, classique intouchable ? Rien. On ne peut que fermer sa gueule et écouter encore et encore. Très très grande chanson. Malheureusement, l'embellie ne dure pas. Arrive Pénélope. Tout comme Le Père Noël Et La Petite Fille, ça s'écoute tranquillement, mais ça ne laisse que très peu de traces. Ça reste quand même largement meilleur que Le Bistrot. L'album s'achève sur la mise en musique d'un poème de Théodore de Banville : Le Verger Du Roi Louis. Bon, pour être honnête, je sais très bien que ce n'est pas ce que Tonton Georges a fait de mieux, mais c'est une chanson que j'aime vraiment beaucoup. A vous de vous faire votre idée.

Voilà pour ce septième album de Brassens qui offre trois grosses chansons, mais qui en offre aussi d'autres beaucoup moins fortes. L'une, comme on l'a vu est même franchement moyenne. Ça reste supérieur à l'album précédént, mais loin derrière les quatre premiers. 

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Face A

Les Funérailles D'Antan

Le Mécréant 

Embrasse-Les Tous

Le Père Noël Et La Petite Fille

Face B

Le Bistrot

L'Orage

Pénélope

Le Verger Du Roi Louis