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Bien sûr, Ten Years After a déja été abordé ici, mais je voulais moi aussi apporter ma petite pierre à l'édifice. Bon, avant d'aller plus loin, je tiens à dire que, même si je connais tout ce que ce groupe a fait entre 1967 et 1974, je ne suis pas fan. Mais, qui pourrait rester de glace face à des albums comme Ssssh ou Cricklewood Green ? L'album que je vais aborder aujourd'hui s'appelle donc Watt. Sorti en 1970 sous une pochette que personnellement j'adore, il est le cinquième album studio du groupe, lequel a commencé en 1967 je le rappelle et le sixième en tout. C'est pour dire à quel point Ten Years After enchaînait les albums à l'époque. Vous connaissez tous plus ou moins le style du groupe, fait d'une bonne grose dose de blues-rock et s'autorisant quelques incursions dans le hard-rock. Tout comme vous connaissez tous Alvin Lee, gratteux pourtant très sous-estimé.

L'album offre 8 chansons pour un total d'un peu plus de 38 minutes. Mais, il y a une petite spécificité : sur ces 8 titres, un est en live. Issu d'un concert capté lors du festival de l'île de Wight en 1970. Le morceau en question ? Sweet Little Sixteen. Une reprise de Chuck Berry. On sera tous d'accord pour dire que rien n'atteint l'originale, mais cette reprise de la bande à Lee est quand même bien balancée. Ça remue et les guitares sont en furie. Plus de 4 minutes qui n'ont rien de dégueulasse. Les 7 autres morceaux ont donc été enregistrés en septembre 1970 aux studios Olympic de Londres. Les gars, je ne vais pas vous mentir, on trouve sur ce disque trois putains de morceaux de la mort qui tue. Trois gros bordels sonores comme Ten Years After savait en défourailler : I Say Yeah, Gonna Run et She Lies In The Morning. Ces trois trucs sont vraiment d'enfer. Et parmi les trois, le plus monstrueux est incontestablement le deuxième. Une pure cavalcade jouissive qui s'étend sur un poil plus de 6 minutes. Du bonheur en barres ! A côté de ces trois là, on trouve I'm Coming On et My Baby Left Me (rien à voir avec la chanson d'Arthur Crudup reprise par Elvis), chansons qui costituent la doublette qui ouvre l'album. Les deux sont très bonnes, rien à dire, mais, j'avoue avoir une légère préférence pour la première citée. On trouve aussi un petit morceau d'une minute pour 37 secondes : The Band With No Name. Un instrumental. Et, s'il n'y a pas de quoi s'attraper la chique et la tirer pour se l'enrouler autour du cou pour se pendre, je me demande quand même à quoi il sert, à part rajouter un peu de temps sur le skeud. Sans lui, l'album serait à 36'28 pour 7 titres. Qui aurait crié au scandale ? Et, pour en finir, on trouve en troisième position la ballade Think About The Times. Une chanson loin d'être honteuse mais qui n'a pas énormément d'intérêt non plus. Mais bon, elle est là, elle existe, alors il faut faire avec.

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Au total, sur les 8 titres proposés, six sont bons. Et sur ces six, trois sont des monstres, surtout Gonna Run, je le répète. Le ratio est donc excellent. Et, même si Ten Years After a fait mieux, je vous conseille quand même de vous pencher sur le cas de ce Watt, ce serait vraiment dommage de passer à côté. 

Face A

I'm Coming On

My Baby Left Me

Think About The Times

I Say Yeah

Face B

The Band With No Name

Gonna Run

She Lies In The Morning

Sweet Little Sixteen