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Bon, avant de commencer cette chronique, je dois préciser quelque chose d'important : initialement, je n'avais pas prévu de parler de Jefferson Airplane. Non pas parce que je me fous de ce groupe, mais parce que je croyais que tous les albums de l'Airplane avaient déjà été abordés. Quand je me suis aperçu que ce n'était pas le cas, je me suis dit que je pouvais apporter ma petite pierre à l'édifice. Pour ce faire, je vais parler du deuxième album du groupe : Surrealistic Pillow, paru en 1967. Et, c'est aussi le premier album fait avec Grace Slick. Laquelle venait alors d'un autre groupe de San Francisco appelé The Great Society. Quand elle rejoindra les rangs de l'Airplane, Slick apportera avec elle deux chansons qu'elle avait composées alors qu'elle faisait encore partie de The Great Society. Ces deux chansons que l'on retrouvera sur cet album. Je vous fais la surprise, je vous laisse aller au deuxième paragraphe pour savoir de quelles chansons il s'agit. Ce que je peux vous dire, c'est que ce Surrealistic Pillow, enregistré en 23 jours, est mon album préféré de l'Airplane.

Après, je suis intimement convaincu que ce disque n'est pas un pur chef-d'oeuvre. Pour la simple et bonne raison que parmi les chansons qui le composent, toutes ne marquent pas instantanément les esprits. Par exemple, les quatre premières chansons de l'albums, à savoir She Has Funny Cars (malgré un gros riff de guitare), Somebody To Love (apportée par Grace Slick quand elle a rejoint le groupe mais qui a été composée par Darby Slick de The Great Society), My Best Friend et Today doivent, selon moi, s'écouter à plusieurs reprises avant d'être bien appréciées. Et, il en va de même pour How Do You Feel. La grande qualité de ces chansons se révèle avec le temps. Mais, à côté de ça, on trouve des trucs vachement bonnards et qui frappent à la tête immédiatement : comme Comin' Back To Me, une superbe ballade toute acoustique et jouée à la guitare sèche. 3/5 Of A Mile In 10 Seconds et Plastic Fantastic Lover sont des bombasses bien tuantes comme il se doit. Embryonic Journey, malgré sa courte durée (1 minute pour 55 secondes) est un sublime instrumental sur lequel on entend pas autre chose que de la guitare sèche. Malheureusement, 37 ans après sa sortie, cette courte pièce connaîtra un funeste destin : celui d'être utilisé en fond sonore à la toute fin de l'épisode final de la série Friends. Franchement, il méritait mieux que d'être utilisé pour les besoins de cette série guimauve et répugnante de politiquement correct ricain. Et, parmi toutes ces chansons qui butent d'entrée, il y a cette chanson là... le sommet de l'album... le fameux White Rabbit. Apporté par Grace Slick. Un gros trip hallucinogène en plein sous l'influence du LSD. Si musicalement on est en plein dans le rock psychédélique, très à la mode à l'époque, il n'empêche que la chanson a de sérieux accents acid-rock. Et cette batterie entêtante putain... Bref, tout confère à faire de ce morceau un grand moment de musique. Il n'y a ici qu'une seule chanson qui ne me plaît pas : D.C.B.A. - 25. Poussive malgré sa courte durée.

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Voilà pour ce Surrealistic Pillow qui, je ne l'ai pas précisé dans le paragraphe précédent, de par l'utilisation de l'orgue électrique, semble quelque peu influencé par l'Aftermath des Rolling Stones. A la première écoute, vous ne serez pas convaincus, c'est certain. L'adhérence viendra avec le temps. Sans être un chef d'oeuvre insurpassable, cet album n'en demeure pas moins excellent, à l'exception d'une chanson. A vos écouteurs ou à vos platines les mecs !

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Face A

She Has Funny Cars

Somebody To Love

My Best Friend

Today

Comin' Back To Me

Face B

3/5 Of A Mile In 10 Seconds

D.C.B.A. - 25

How Do You Feel

Embryonic Journey

White Rabbit

Plastic Fantastic Lover