Jealous

Aujourd'hui, place à un grand, que dis-je, un immense blues man : John Lee Hooker ! S'il n'est pas celui que le grand public cite d'emblée, ce mec a eu une influence non négligeable sur le rock. Je vais vous parler de son album Jealous. Lequel a été enregistré en 1982 mais n'a été sorti qu'en 1986. Pour être tout à fait honnête, j'en ignore les raisons. Et puis, je m'en branle. Il faut savoir aussi que ce disque s'est bien fait descendre, par les critiques. Ces dernières l'ayant trouvé terne, sans pouls et ne contenant en conséquence que des chansons plates. Mais vous savez quoi, que les mecs d'All Music et PopMatters aillent se faire mettre par des poneys malades ! Cet album qui est certes bien calibré est vraiment bien foutu et moi, je l'adore et ces blaireaux, je les emmerde ! Bon, après ce petit coup de gueule, je précise que l'album est sorti en CD étoffé de deux chansons supplémentaires. Mais, comme à mon habitude, je ne parlerai que de l'édition originale !

Sérieusement les mecs, même si on est d'accord pour dire que ça ne réinvente pas le genre, comment peut-on rester de glace face à Jealous (la chanson titre donc) et Ninety Days ? Sur l'une comme sur l'autre, la basse est tuante. Et la guitare de Hook' agrémentée d'une pédale agressive est juste tip-top. Quels trous de culs ! Ces deux chansons sont géniales ! Suivent ensuite Early One Morning et When My First Wife Left Me. Deux chansons beaucoup plus calmes, mais vraiment excellentes elles aussi. Toutes deux propulsées par un orgue électrique qui fait des ravages. Quatre chansons viennent de passer et pour l'instant aucun rejet. Il n'y en aura aucun d'ailleurs ! Après, je reconnais que Boogie Woman est un bon cran en-dessous. Mais c'est quand même vraiment pas mal du tout. Et en plus, ce qui ne gâche rien, ça sonne un peu comme du ZZ Top de la période 1973-1979 à peu près. On a d'ailleurs aucun mal à imaginer les Texans chanter un truc pareil. A propos du Double Z, j'en profite pour dire, même si vous vous en foutez sûrement que je suis ultra fan de Rio Grande Mud. Bon, j'en reviens à Hook'. Après cette chanson aux accents ZZ Topiens, déboule un nouveau doublé de putains de bonnes chanson : Well Well et I Didn't Know. Cette dernière étant une reprise de Chester Burnett, beaucoup plus connu sous le nom de... Howlin' Wolf. Hook' reprenant le Loup... ça fait baver hein ? On arrive maintenant à la chanson la moins bonne de l'album : We'll Meet Again. Une petite ballade bluesy (forcément) sympathique, mais pas plus. L'album s'achève sur la doublette Worried Life Blues et une nouvelle version de Ninety Days. La première est une reprise de Big Maceo Merriweather, pianiste aujourd'hui complètement oublié mais qui fut un grand nom du Chicago Blues des années 40. La reprise de Hook' est bien sûr électrique, mais fidèle à son modèle. Quant à la nouvelle version de Ninety Days, c'est excellent ! Quasiment aussi bonne que l'originale !

Voilà pour ce Jealous qui, comme je l'ai dit est très calibré et ne révolutionne pas le genre mais qui, contrairement à ce qu'ont pu en dire les connards précédemment cités, offre de sacrés bons moments. Cet album, pour l'anecdote, même si vous vous en foutez sûrement aussi, je l'ai acheté au pif, étant tombé dessus au hasard d'un regard dans l'espace culturel d'un centre Leclerc. Et vous savez quoi ? Je ne regrette pas l'achat, pas une seule seconde. J'adore ce disque propre, carré et efficace !

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Face A

Jealous

Ninety Days

Early One Morning

When My First Wife Left Me

Boogie Woman

Face B

Well Well

I Didn't Know

We'll Meet Again

Worried Life Blues

Ninety Days (Reprise)