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Aujourd'hui, place à un très grand disque de rock qui est, à l'instar du Whiskey Woman de Junkin' Bone, un disque scandaleusement méconnu : James Gang Rides Again. Pour l'anecdote, l'abum est aussi appelé Rides Again tout simplement. Je sais qu'en ce qui me concerne, lorsque je parle de cet album, j'ai tendance à l'appeler Rides Again. Bref. Le James Gang a été formé en 1966 à Cleveland, capitale de l'Ohio. Il connaîtra de multiples changements de line-up avant l'enregistrement du premier disque. Lorsque le groupe se pointe en studio pour accoucher de sa première galette, il est alors un trio avec Jim Fox à la batterie, Dale Peters à la basse et aux différents type de percussions et Joe Walsh à la guitare, aux différents types de percussions également, aux claviers et au chant. Joe Walsh ayant été ici abordé récemment. En 1970, ces trois gus vont défourailler un album qui, s'il n'est que très peu connu, est un must en matière de rock.

Pour dire les choses un peu simplement, James Rides Again est un album à deux visages. En effet, sa face A est entièrement rock. Ça va même jusqu'au hard-rock pour certains morceaux. Alors que sa Face B est beaucoup plus douce. Parfois complètement acoustique. Et je peux vous dire que pareil contraste surprend vraiment après s'être pris dans la gueule les déflagrations de la première face. Et pour cause, d'entrée de jeu, on se ramasse Funk #49. Bien saignant et qui ferait mouiller une carmélite octogénaire, ce morceau est un des plus grands morceaux de rock qui ait été un jour pondu dans les années 70. C'est immense de chez immense et ça lance l'album en beauté. Et, même si ce n'est qu'un détail, le morceau, à l'instar de Helter Skelter, comprend dans sa musique un faux fade-out. Comme ça, à vue de nez, Asshtonpark avec ses deux petites minutes à tout péter, paraît un peu... perdu va-t-on dire, mais il n'en est absolument rien, cet instrumental est du meilleur effet. Ce petit instrumental (de par sa durée bien évidemment) est suivi de Woman, une grosse tuerie lancée par une ligne de basse géniale, grave, lourde et entêtante avant que la guitare de Walsh ne prenne le relais. Lequel distille des solos de guitare à tomber. Encore une fois, c'est immense. La première face se termine sur The Bomber : Closet Queen/Bolero/Cast Your Fate To The Wind. Bon, il faut savoir que ce morceau a une histoire tumultueuse, un vrai bordel. A l'origine, le groupe avait composé une chanson nommée The Bomber donc et avait incorporé dedans et de façon frauduleuse une interprétation toute électrique du Boléro de Ravel s'étendant sur 1h25. Mais, le Boléro fut finalement supprimé car les héritiers de Ravel menaçaient de foutre un procès au cul du groupe et d'ABC Records. Sur les pressages faits dans les années 70, le nom "Boléro" est donc inscrit par erreur. Et, ce morceau contient également une relecture de Cast Your Fate To The Wind, une section d'instruments jazz qui a été composée par Vince Guaraldi. En prenant en considération tout ça, The Bomber : Closet Queen/Bolero/Cast Your Fate To The Wind pointe ici à 7 minutes et 2 secondes et c'est monumental ! Je n'ai même pas de mots pour décrire longuement ce morceau ! Ecoutez et vous verrez, vous allez en prendre plein la gueule !

La face B s'ouvre sur Tend My Garden. Bien que l'on y entende la guitare électrique de Walsh lâcher quelques giclées, la chanson est assez douce. Le contraste avec le morceau qui précède est donc super appuyé et a de quoi surprendre si l'on ne s'y attend pas. Le morceau qui suit, Garden Gate, même si on entend tout au début les toutes dernières mesures de Tend My Garden est une chanson toute acoustique, on n'y entend pas autre chose que la guitare sèche de Joe Walsh. Et, malgré sa courte durée, 1 minute 42, c'est une pure splendeur. Et cette chanson constitue pour moi le meilleur moment de cette seconde face. Il nous reste encore trois chansons à voir. A commencer par There I Go Again, une petite ballade folk du meilleur effet, courte, 2 minutes et 10 secondes, mais excellement réussie. On pourra dire la même chose de Thanks. Tout comme on pourra préciser qu'elle dure 10 secondes de plus que There I Go Again. Le disque s'achève sur Ashes The Rain And I. Une superbe chanson à dominance instrumentale sur laquelle la guitare acoustique de Walsh distille des arpèges laissant échapper un son quelque peu métallique. Après, il est vrai qu'au début, il sera peut-être un peu dur d'encaisser ces grosses partitions de cordes, mais vous verrez, au fil des écoutes, on s'y habitue.

Vous ne connaissez pas encore ce James Gang Rides Again ? Alors, activez-vous pour tenter de vous le procurer ou activez-vous pour aller l'écouter. Et vous verrez, vous ne le regretterez pas ! C'est vraiment du super lourd ! La face A ne manquera pas de vous coller des orgasmes auditifs !

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Face A

Funk #49

Asshton Park

Woman

The Bomber : Closet Queen/Bolero/Cast Your Fate To The Wind

Face B

Tend My Garden

Garden Gate

There I Go Again

Thanks

Ashes The Rain And I