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Encore un peu de Georges Brassens pour aujourd'hui et ensuite, je le laisserai de côté un petit moment, c'est promis. Je vais cette fois vous parler de son quatrième album, paru en 1956 et qui, lui aussi, porte aujourd'hui le nom de sa première chanson. Comme les trois précédents quoi. Huit chansons sont au menu, le tout pour une durée de vingt-quatre minutes pile poil. En ce qui concerne le niveau du disque, on est un cran en-dessous du précédent. Entendons-nous bien, il est excellent, mais les deux dernières chansons l'empêchent d'accéder au rang de chef-d'oeuvre. On va voir ça dès maintenant. 

Bon, les gars, on va pas tortiller du cul, la face A est juste monumentale ! Elle s'ouvre sur la chanson titre, Je Me Suis Fait Tout Petit. Très certainement dédiée à sa compagne estonienne et qu'il surnommait Püppchen, poupée en allemand. Que dire face à une chanson aussi sublime. Que dalle, ça laisse sans voix. On ne peut qu'écouter. Encore et encore. Sans la moindre lassitude. Immense classique. Toujours au rayon des immenses classiques, Auprès De Mon Arbre déboule juste après. Pareil, il n'y a rien à dire. C'est juste parfait et ça s'écoute sans modération ! Mais, dites-moi, ne serait-ce pas encore un classique que nous avons là ? Oui, c'est un classique ! Une chanson courte, mais imparable et fendarde qui voit notre Tonton Georges se faire amuser par une gonzesse. Marinette, c'est juste le top ! Même lorsqu'il avait la trentaine rugissante, Brassens faisait des chansons sur la Mort. Surtout sur la sienne. Sans doute a-t-il toujours senti qu'il ne deviendrai pas vieux. Le Testament, du haut de ses quasi 4 minutes est une splendeur de plus pour la face A. Laquelle, vous avez pu le constater, ne contient que ça. Quatre chansons, quatre réussites incontestables. 

La face B s'ouvre sur Les Croquants. Pas la chanson la plus connue de Brassens et qui pourtant, mériterait bien de figurer parmi ses incontournables, mais bon, la postérité en a désigné d'autres. Quand je vous disais que Brassens aimait mettre certains poèmes en musique... une preuve de plus avec La Légende De La Nonne. Excellente chanson bien qu'un peu longue et un peu répétitive. Enfants, voici les boeufs qui passent, cachez vos rouges tabliers. En début de chronique, je disais que les deux dernières chansons plombaient le disque, on y arrive maintenant. On a d'abord Le Nombril Des Femmes D'Agents. La chanson est sympa, amusante, mais ne pisse vraiment pas loin. On est loin de ce que Brassens a fait de mieux, très sincèrement. Et, Colombine, mise en musique d'un poème de Paul Verlaine n'est pas des plus convaincantes non plus. Pas nulle, mais très secondaire. Et les pan-pan-panpan-pan-pan ne sont pas du meilleur effet. Pour moi, c'est sans appel : ces deux chansons empêchent l'album d'être un chef d'oeuvre. 

Après un troisième cru exceptionnel, ce Je Me Suis Fait Tout Petit est une petite décéption. Et, malgré les six grandes chansons qu'il contient, je le classe sensiblement au même niveau que Le Vent. La faute, encore une fois, à ces deux dernières chansons. 

brassens

Face A

Je Me Suis Fait Tout Petit

Auprès De Mon Arbre

Marinette

Le Testament

Face B

Les Croquants

La Légende De La Nonne

Le Nombril Des Femmes D'Agents

Colombine