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On poursuit notre cycle Joe Walsh avec son deuxième album solo...à moins que ça ne soit, en fait, le deuxième (et si c'est le cas, c'est aussi le dernier) album de Barnstorm, groupe avec qui Walsh a sorti, en 1972, l'album Barnstorm que j'ai abordé récemment. Groupe constitué de Walsh (chant, guitare, claviers), Joe Vitale (batterie, flûte, claviers, choeurs), Kenny Passarelli (basse, choeurs) et de Rocke Grace (claviers, choeurs), qui n'était d'ailleurs pas sur Barnstorm, ce groupe est purement accompagnateur pour Joe Walsh. Pour moi, on a clairement affaire à un album solo, aussi bien le précédent opus que celui-ci, sorti en 1973 et intitulé The Smoker You Drink, The Player You Get (assez difficilement traduisible, ce titre !). La pochette montre un antique avion de la Première Guerre Mondiale (un Sopwith Snipe britannique, aux couleurs françaises) dans les nuages, mais la tête à l'envers (le marron en haut de pochette, c'est le sol). Au verso, quatre médaillons à l'ancienne, avec cartouches, et un aspect volontairement suranné, un peu début de siècle. Long de 36 minutes (en fait, un petit peu moins) et offrant 9 titres, l'album est encore une fois un régal de rock teinté de hard-rock et, un peu, de blues-rock. 

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Produit par Joe Walsh et Bill Szymczyk, The Smoker You Drink, The Player You Get est probablement mon album solo préféré de Joe Walsh, et c'est en tout cas un de ses plus grands opus. Il renferme 9 titres (deux d'entre eux atteignent presque 6 minutes, un troisième en fait 5, les autres sont plus courts, avec notamment moins de 2 minutes pour le dernier titre) et comme pour Barnstorm, mais ici en plus réparti (sur Barnstorm, c'était quasiment une sorte par face), on a aussi bien des morcaux assez calmes, reposants, que du bon vieux hard-rock des familles, comme, notamment, sur le géniallissime Rocky Mountain Way que Walsh jouera souvent live, un morceau tellement emblématique de Walsh qu'il le jouera en live avec les Eagles, et qu'une de ses compilations porte ce titre. Un morceau génial, tout comme le sont Meadows, Days Gone By, Dreams et Happy Ways. Walsh et ses musiciens (assez connus des fans de rock des années 70, on retrouvera en effet souvent Vitale et Passarelli dans les musiciens de studio de l'époque, Passareli chez Dan Fogelberg, Elton John, Stephen Stills, Hall & Oates, et Vitale chez Stephen Stills, Michael Stanley Band, Crosby, Stills & Nash...) assurent à fond, tout du long.

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Pas grand chose à dire, encore une fois, ici, car j'ai du mal à parler des albums de Walsh (con que je suis, donc, de vouloir faire un cycle avec ces albums, hein ?). The Smoker You Drink, The Player You Get est, comme le précédent Barnstorm, et comme le suivant So What (1974), un classique total et totalement méconnu du rock 70's, un album génial, un joyau pur à écouter et à réécouter (je ne m'en lasse pas, définitivement), assez varié, Joe Walsh étant un sacré putain de bon mélodiste, capable de faire des morceaux bien rock aussi bien que des petites merveills douces-amères, quasiment acoustiques. Et le plus fort, c'est que l'ensemble fonctionne parfaitement, alors qu'un assemblage aussi étonnant pourrait bien se casser la gueule. Encore une fois, donc, un disque peu connu, sans doute peu écouté en 2019, mais qui marquera au fer rouge quiconque voudra bien s'y attarder. Ca ne prendra que 35 minutes et 44 secondes. 

FACE A

Rocky Mountain Way

Bookends

Wolf

Midnigt Moodies

Happy Ways

FACE B

Meadows

Dreams

Days Gone By

Daydream (Prayer)