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Pour cette nouvelle chronique, on va parler un peu de wok n'woll baby ! Et de celui qui en est la figure emblématique : Elvis Presley. Bon, je ne vais pas faire un roman sur l'artiste, on le connaît sur le bout des doigts, mais bon, je ne peux pas m'empêcher de l'avoir mauvaise et de tenir pour acquis que ce mec restera à jamais un talent gâché. Le début de carrière a été top avec une enculade de classiques, mais après, ça s'est corsé. A suivi une palanquée d'albums à la con, bandes-son de films à la con et remplis de chansons à la con. Même si dans cette période, quelques singles auront franchement de la gueule. Genre : Good Luck CharmIt's Now Or NeverWooden Heart (très folklorique autrichienne dans l'âme), Marie's The Name Of His Latest Flame ou encore Can't Help Falling In Love.

Sinon, vous connaissez le premier album studio d'Elvis ? Portant le simple titre: Elvis Presley et dont la pochette sera reprise plus de 20 piges plus tard par les Clash ? Mais si, vous savez, cet album qui dans son édition d'origine à 12 titres propose notamment : I'll Never Let You GoMoney HoneyTrying To Get To You ou encore Blue Suede Shoes ! Je suis sûr que vous le connaissez ! Si vous ne le connaissez pas ou que vous ne le possédez pas, j'ai envie de vous dire que vous êtes impardonnables parce que cet album file un priapisme musical terrible même à ceux qui n'aiment pas Elvis.

Le disque que je vais aborder est la deuxième galette studio du King. Elle s'appelle tout simplement Elvis. Comme vous le voyez, ils ne se sont pas fait chier pour le titre. Mais bon, après tout, l'important, ce n'est pas ça. L'important, c'est le contenu et, s'il est inférieur à celui de l'opus précédemment cité (j'ai envie de dire qu'il ne pouvait que l'être), on peut quand même dire que ça défouraille du cul de babouin. Mais, on y trouve quand même, selon moi, 3 trucs vraiment dispensables. On va en causer tout de suite. A commencer par Love Me, chanson sentimentale qui ne dure que 2'41, mais qui est franchement chiante. Dans le même genre, je lui préfère largement Love Me Tender. Ensuite, on a How's The World Treating You. Dans le genre anecdotique, ça se pose là. On peut écouter le disque 15 fois si on veut, rien à faire, elle ne se retient pas. Et j'en viens à la "meilleure" : Old Shep. Alors, celle-là, elle est quand même bien gratinée. Je suis désolé d'avance pour ceux qui aiment cette chanson, mais pour moi, elle est vraiment à fuir. On s'y emmerde autant qu'un paysan thaïlandais attendant un rayon de soleil pendant la saison des pluies. Et, pour ne rien arranger, elle dure un peu plus de 4 putains de minutes. 4'10 pour être précis.

Passons maintenant à ce qui défouraille du cul de babouin. On a ici trois morceaux de rock n'roll pur et dur. A commencer par Rip It Up. Qui fut également reprise par Wanda Jackson. Mais, l'interprétation la plus célèbre reste celle de Little Richard. Mais bon, celle d'Elvis envoie quand même sacrément la patate. C'est court (1'51) mais bordel que c'est efficace. Et, pour bien faire les choses, c'est la première chanson du skeud. On a ensuite Long Tall Sally. Composée par Little Richard et que Johnny reprendra sous le titre Sally sur son album Johnny Reviens !, un de ses essentiels. Et pour tout vous dire, même si je prends un pied d'enfer à chaque fois que j'écoute l'originale, je lui préfère la version d'Elvis, efficace comme un coup de boule. Bref, c'est du tout bon. Et puis, pour en finir au rayon rock n'roll on a Ready Teddy, pareil, la version la plus connue reste celle de Richard et Johnny (encore lui) la reprendra sous le titre de Belle sur l'album précédemment cité. Chantée par Elvis, ça envoie sacrément le bois, je peux vous l'assurer.

Sur cet album, on trouve aussi When My Blue Moon Turns To Gold Again. Une bonne petite chanson, mais qui apparaît comme étant la moins marquante parmi les 9 bonnes chansons de l'album. Ça s'écoute tranquillou, faut pas déconner, mais ça reste un peu secondaire. On trouve aussi First In Line, une vraie petite splendeur qui se boit comme du petit lait. D'ailleurs, sa partition de guitare très douce rapelle un petit peu celle que l'on entend sur I'll Never Let You Go. Nous avons aussi Paralyzed, composée par Elvis en personne. Excellente chanson, très dynamique, ses 2'24 passent à la vitesse de l'éclair. On pourra y trouver quelques ressemblances avec Don't Be Cruel au niveau des percussions et des choeurs. Et entendre Elvis y chanter : When we kissed ouh what a thrill ! a quelque chose d'énorme. Nous avons aussi Anyplace Is Paradise, chanson qui et dans son rythme et dans son solo de guitare rapelle certaines compositions de Chuck Berry. Pour la faire courte, c'est très bon. Nous avons aussi en conclusion de l'album How Do You Think I Feel, chanson très remuante et qui a un peu comme des airs d'Amérique latine, même si aucun instrument de ces coins là n'est utilisé. Et j'en viens à la meilleure chanson de l'album : So Glad You're Mine. Une vraie tuerie à la limite du blues-rock et rythmée par un piano génial et qui offre deux solos : un de guitare et un de piano. C'est monstrueux.

Voilà pour ce second album du King. Un très bon cru malgré 3 chansons à rejeter. Elvis, je n'en parlerai plus maintenant car pour moi, ses 4 albums incontournables sont abordés ici. Mais, pour le rock n'roll, rassurez-vous, ce n'est pas fini. Je vous prévois encore du lourd !

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Face A

Rip It Up

Love Me

When My Blue Moon Turns To Gold Again

Long Tall Sally

First In Line

Paralyzed

 

Face B

So Glad You're Mine

Old Shep

Ready Teddy

Anyplace Is Paradise

How's The World Treating You

How Do You Think I Feel