A4

Et on continue dans le périple norvégien des albums de A-Ha. Après avoir abordé le premier album, après avoir aussi abordé le deuxième, je vais surprendre plus d'un en abordant leur troisième. Enregistré en 1987, il sort en 1988 et, produit par Alan Tarney et enregistré à Londres, il porte le nom de Stay On These Roads. 1987 st une année cruciale pour A-Ha. C'est en effet en cette année, celle de The Joshua Tree et de Appetite For Destruction, que les Norvégiens sont engagés pour signer la chanson du générique du "James Bond" de l'année, Tuer N'Est Pas Jouer (premier des deux avec Timothy Dalton, pas le meilleur film de la série, loin de là, mais on n'est pas là pour parler du film). La chanson s'appelle The Living Daylights (le film aussi, et le titre est à la base celui d'une nouvelle de Ian Fleming dont le film s'inspire de, vraiment, très loin) et est une belle petite réussite au climat vaguement orientalisant par moments, et au refrain fédérateur. Cette chanson sera refaite pour figurer sur l'album sorti en 1988, elle ouvre d'ailleurs la seconde face. La version album dure 30 secondes de plus que la version du film, c'est à dire qu'elle dure 4,45 minutes. L'album, dans sa globalité, est un peu plus long que les deux précédents, il dure 43 minutes, pour 10 titres. 

A5

Cinq singles (six, en fait, There's Never A Forever Thing sortira seulement au Brésil) ont été faits avec cet album, en comptabilisant évidemment The Living Daylights, sorti en single en 1987, pour promouvoir le film. Parmi les singles, notons Touchy ! qui est une chanson assez dansante, assez moderne pour son époque, et Stay On These Roads, sans doute une des meilleures du groupe de Morten Harket. Si le morceau-titre et la chanson du 007 marcheront bien, le reste des singles (The Blood That Moves The Body, You Are The One) ne casseront pas la baraque, et dans l'ensemble, l'album, un peu inégal il faut bien le reconnaître, tout en atteignant de beaux résultats dans les charts, sera sans doute moins cartonneur que les précédents, comme si l'étoile d'A-Ha commençait à pâlir. Rien de comparable cependant avec les albums suivants, qui sortiront dans une relative indifférence, indifférence de plus en plus marquée au fil des années. Comme je l'ai dit dans ma première chronique sur le groupe, A-Ha existe encore, et tout le monde s'en fout, ou presque.

A6

Stay On These Roads, avec sa pochette classieuse (notons que le chanteur, sur la droite, n'est pas le plus visible dans l'immédiat, sur cette pochette, un comble !), est une petite déception, rien de grave, mais il faut admettre que la moitié des chansons ne volent pas très haut, ne sont pas terribles : You Are The One, Hurry Home, You'll End Up Crying, The Blood That Moves The Body ne me convainquent vraiment pas du tout. En revanche, le morceau-titre, The Living Daylights (les deux meilleurs titres ici), Out Of Blue Comes Green sont d'excellentes chansons. Enregistré en digital comme la pochette le clame fièrement (et, de plus, au recto, pas au verso !), ce troisième cru de A-Ha marque donc les limites de leur formule. Dès l'album suivant, qui sortira en 1990, le groupe changera assez radicalement de style, à tous les niveaux ou presque. En même temps, la mode a changé, et ce qui faisait frétiller les charts en 1985/86 ne peut plus cartonner de la même manière en 1990. La suite bientôt. 

FACE A

Stay On These Roads

The Blood That Moves The Body

Touchy !

This Alone Is Love

Hurry Home

FACE B

The Living Daylights

There's Never A Forever Thing

Out Of Blue Comes Green

You Are The One

You'll End Up Crying