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Hé oui, ce blog, c'est comme ça : des fois, ça s'arrête, des fois ça repart, on ne saura jamais vraiment pour combien de temps. Là, par exemple, ça repart. Si. Avec un album plutôt ancien (il fête ses 30 ans cette année), pas super connu, et que j'aborde ici pour la première fois, le groupe l'ayant enregistré faisant lui aussi son entrée sur le blog par la même occasion. C'est un groupe américain (et même, californien) de pur rock, baptisé The Call (pas The Calling, hein, oubliez-les, ceux-là), fondé en 1980 par Michael Been (le barbu de la pochette), lequel, chanteur, guitariste et bassiste, est hélas mort en 2010, il n'avait que 60 ans. Ce groupe, qui a eu l'occasion de faire 8 albums studio (mais aussi deux lives et quelques best-ofs), je l'ai découvert de la plus curieuse des manières. Pas en entendant une de leurs chansons à la radio, car sincèrement, en France, je ne pense pas que ce groupe passe souvent sur les ondes FM. Ou alors sur des stations peu connues, et à des heures hindoues (spéciale dédicace à Daho). Ni à la TV. Non, c'est en écoutant un album des Simple Minds. Le groupe de Jim Kerr et Charlie Burchill a en effet repris, à deux reprises (en 2009 sur une version collector - sur un second disque entièrement constitué de reprises, pour être plus précis - de Graffiti Soul, et en 2015 sur Big Music ; sans parler de leurs concerts), une chanson de The Call, Let The Day Begin.

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Voulant chercher des infos sur qui a chanté cette chanson (les crédits indiquaient bien que ce n'était pas les Simple Minds), j'ai donc découvert l'existence de The Call, et en regardant sur Rate Your Music sur quel album se trouvait cette chanson, j'ai trouvé facilement : sur un album de 1989, leur sixième, qui porte le même nom que ladite chanson, donc, sur Let The Day Begin. Bref, sur cet album que j'aborde aujourd'hui. Sorti en 1989, cet album dure, en CD, 51 minutes, pour 11 titres. La version vinyle, que je n'ai pas, ne propose pas Communication, comme je l'indique en bas d'article (je n'ai aucun mérite à faire cette précision : c'est en effet indiqué au dos du boîtier CD). Comment qualifier la musique de ce groupe méconnu et qui mérite plus d'attention (j'ai du acheter le CD d'occasion, pas cher, car il est dur à trouver à un prix intéressant en état neuf) ? Du pur rock, un peu new-wave mais pas trop (je pense que les albums précédents du groupe sont plus orientés new-wave), offrant du beau, du bon, dubonnet du lourd dans son genre. Le groupe est alors constitué de Michael Been (chant, guitare, basse), Tom Ferrier (guitare, choeurs), Jim Goodwin (claviers, choeurs) et Scott Musick (batterie, choeurs), et l'album est produit par Been et Goodwin. Un acteur célèbre (mort il y à une paire d'années), Harry Dean Stanton, joue de l'harmonica sur For Love. Parmi les noms dans les remerciements : Garth Hudson (membre du Band, qui joua sur les premiers albums du groupe - Hudson, pas le Band au complet, hein) et l'actrice Marg Helgenberger, je ne sais pas pourquoi. 

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Sincèrement, je ne sais pas trop quoi dire : du début à la fin, j'ai absolument adoré ce disque méconnu et à découvrir de toute urgence. La chanson-titre, qui a certainement dû être un hit mineur en 1989, est un authentique classique (la version des Minds est très belle, très fidèle à l'originale au passage : en écoutant la version originale de The Call, je n'ai pas été dépaysé), avec des claviers magnifiques (une mélodie inoubliable) et un chant puissant, habité, Been ayant une voix remarquable. Let The Day Begin, la chanson, n'est en fait que la porte d'entrée (vu que le morceau ouvre le disque) vers une succession de chansons admirables, You Run, Watch, For Love, Same Ol' Story, Communication, le délicat et court Uncovered final... Excellemment bien produit (pas de grands artifices à la Aerosmith, mais du solide), ayant super bien vieilli pour son âge car pas mal d'albums de 1989 et de ces années-là sonnent aujourd'hui un peu datés (mais pas lui), Let The Day Begin est typiquement le genre d'album que je conseille ultra ardemment à quiconque voulant se payer un peu de rock bien calibré (je comparerai ce disque à du Springsteen/Seger teinté de bon U2, bref, du rock heartland). Ne vous fiez pas trop à la pochette qui, bien que sobrissime (une photo du groupe, un lettrage tout simple), n'est pas vraiment à la hauteur, on dirait une pochette de best-of, ou d'un bootleg ou semi-bootleg. Musicalement, cet album est très certainement un des meilleurs de son époque, et de 1989, à ranger, pour cette année, aux côtés des très différents (mais aussi remarquables) New York de Lou Reed, The Sensual World de Kate Bush, Flowers In The Dirt de Paul McCartney et Street Fighting Years des...tiens, on en parlait déjà en début d'article, des Simple Minds. 

FACE A

Let The Day Begin

You Run

Surrender

When

Jealousy

FACE B

Same Ol' Story

For Love

Closer

Communication (uniquement sur le CD et la K7)

Watch

Uncovered