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Damon Albarn...On en a un peu pas mal parlé ces derniers temps sur le blog. Tout d'abord une chronique complémentaire du Demon Days de Gorillaz, fin mai dernier ; puis, il y à quelques jours, une autre chronique complémentaire de Gorillaz (Plastic Beach) et une nouvelle chronique pour le Parklife de Blur. Et enfin, cet album à ce jour unique, encore un side-project de la part d'un des plus brillants musiciens anglais de sa génération. Damon Albarn, c'est donc à la base le blondinet chanteur craquant (une des idoles des jeunes de sa génération) de Blur, un des meilleurs groupes de britpop, les responsables d'albums aussi grandioses que Modern Life Is Rubbish, Parklife, Blur et 13, de chansons aussi monumentales que Sing, Girls & Boys, End Of A Century, Song 2, Tender, Country House, To The End, This Is A Low, Trouble In The Message Centre... et j'en oublie. En 1998, alors que Blur a survécu à sa guéguerre avec Oasis (Blur a réussi à sortir de l'impasse britpop via notamment 13, Oasis s'effondre en sortant des albums vides de sens : Standing On The Shoulders Of Giants), Albarn s'associe au graphiste Jamie Hewlett. Les deux compères vont imaginer Gorillaz, groupe virtuel, avec lequel ils vont s'amuser et sortir quelques albums, je dois le dire, bluffants, surtout le second et le troisième, Demon Days (2005) et Plastic Beach (2010). Entre ces deux réussites de rock/pop/reggae/punk/électro/dub/world/rap/hip-hop/psyché (oui, Gorillaz, c'est du bordel magnifique), Albarn va s'amuser, avec le producteur Danger Mouse et quelques musiciens de haut talent que je vais citer ne t'en fais pas, à un projet qui, à l'heure actuelle, n'a donné que cet album et des concerts. 

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The Good, The Bad & The Queen est le nom de ce groupe, constitué d'Albarn au chant et claviers, de Simon Tong (The Verve) à la guitare, Paul Simonon (The Clash, putain, The Clash) à la basse et au sparadrap sur le nez sur les photos (pas glamour, mais pas grave) et de Tony Allen (Fela Kuti, notamment) à la batterie. Danger Mouse, alias Brian Burton de son vrai nom, fameux producteur (The Black Keys, Sparklehorse, Gnarls Barkley, Norah Jones, Gorillaz pour Demon Days, Portugal The Man, j'en passe), joue des synthés sur quelques titres. L'album sort en 2007 et est éponyme. En fait, The Good, The Bad & The Queen est le nom de l'album mais le groupe tel quel n'a, selon Albarn, pas de nom, ce qui fait qu'on l'a, logiquement, baptisé du nom de l'album. Sa pochette est sypa, un vieux dessin de Londres en flammes. Le contenu offre 12 titres pour un total, à la seconde près, de 43 minutes. Les morceaux sont globalement de durée assez courte, le morceau-titre, qui achève le disque en fanfare (une jubilatoire montée en puissance instrumentale - il y à peu de paroles sur le dernier titre et on les entend au début seulement - qui s'achève en douceur, sur fond d'orchestrations lyriques), est le seul à avoir une durée imposante, 7 minutes. On peut qualifier le disque d'art-rock alternatif, sur lequel la basse de Simonon occupe une place de choix. Ainsi que la si reconnaissable voix d'Albarn. Quand Gorillaz fut crée, la 'supercherie' (les vrais musiciens) fut révélée tout de suite, car on aurait de toute façon reconnu Damon Albarn à la voix.

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History Song, Herculean, Nature Springs, The Good, The Bad & The Queen ou 80's Life, autant de chansons qui font de ce premier et à ce jour unique album de The Good, The Bad & The Queen une belle petite réussite. Malgré la présence d'un ancien punk (Simonon) et d'un musicien ayant oeuvré dans l'afrobeat (Allen, considéré par Eno comme probablement le plus grand batteur de tous les temps), ce n'est ni violent, ni imprégné de world, mais du rock alternatif pur et dur, du classique, que l'on écoutera sans problème (c'est très accessible) et avec un grand plaisir. Quelque part, c'est une sorte de version alternative de Them Crooked Vultures, ce supergroupe fondé en 2009 par Josh Homme (Queens Of The Stone Age), Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) et John Paul Jones (Led Zeppelin), pas le même son, mais la même réunion de talents d'horizons et de générations différentes, tous des virtuoses dans leurs domaines (Simon Tong est un excellent guitariste méconnu), et ayant tous deux réussi un album (qui dans les deux cas reste à ce jour seul et unique) parfait dans son registre. Amateurs de Damon Albarn, de rock alternatif, de rock bien britannique, The Good, The Bad & The Queen vous tend les bras bien largement !

History Song

80's Life

Northern Whale

Kingdom Of Doom

Herculean

Behind The Sun

The Bunting Song

Nature Springs

A Soldier's Tale

Three Changes

Green Fields

The Good, The Bad & The Queen