U29

Bon, là, je ne sais pas quoi dire. Jusqu'à aujourd'hui, cet album n'avait pas été abordé sur le blog, sauf en express dans l'article résumant la discographie du groupe (article qui va jusqu'à 2009 au passage, et dont les avis ne représentent plus vraiment ce que je pense désormais de plusieurs des albums concernés, mais bon, tant pis), ce qui en dit long sur ce que j'en pense. Je ne voulais tout simplement pas, et probablement de manière inconsciente come Freud me le dirait s'il était là, l'aborder, ce disque. Mais comme je voulais faire un cycle de nouvelles chroniques du groupe (et celle-ci est l'avant-dernière, car les deux albums les plus récents du groupe ont été abordés fin 2017, je ne vais pas les refaire de sitôt), autant l'aborder, ce How To Dismantle An Atomic Bomb de 2004, non ? Putain, dire que je l'ai en vinyle, celui-là...oui, en vinyle, et en CD aussi (mais je ne l'ai pas acheté cher, quel que soit le format) ! Et pourtant, je ne l'aime pas du tout, ce disque, enfin, à trois chansons près. Les singles, d'ailleurs. Oh, que c'est prévisiiiiible... Bon, sinon ? L'album a été produit par une belle enculade de mecs, le principal cité est Steve Lillywhite (qui avait produit les trois premiers opus, très big music, du groupe), mais on peut aussi citer Flood, Brian Eno, Daniel Lanois, Carl Glanville, Chris Thomas, Jacknife Lee et Nellee Hooper.

U30

Une cinquantaine de minutes, une onzaine de titres (mon exemplaire CD en propose un douzième, Fast Cars, mais toutes les éditions CD ne l'ont pas, en preuve la photo ci-dessus ; le vinyle aussi ne l'a pas) : ça y est, U2 a trouvé son formatage, le même que pour le précédent, le même que pour le suivant (le même que pour The Joshua Tree, aussi). Comme je l'ai dit, l'album a été boosté par trois singles à succès, qui, comme ce fut le cas des singles du précédent opus All That You Can't Leave Behind en 2000, iront jusqu'à polluer les ondes FM à force d'être diffusées. Encore une fois, ces chansons sont dans la première partie de l'album, mais cette fois-ci, changement non négligeable, elles sont en alternance avec des chansons non-singles. Ces singles, qui sont les seules chansons qui me plaisent ici au final, comme je l'ai dit plus haut, sont Vertigo (un riff efficace, une durée efficace aussi, une pilule de 3 minutes) qui démarre par un amusant countdown en espagnol (uno, dos, tres, quatorce !) ; Sometimes You Can't Make It On Your Own, une ballade/complainte jolie à défaut d'être originale (c'est un peu comme With Or Without You, Every Breaking Wave, All I Want Is You, One, Stuck In A Moment You Can't Get Out Of, bref, c'est le single-ballade obligatoire d'un album de U2) et City Of Blinding Lights, avec ses parties de guitare fédératrices signées The Edge, ses fameux accords reconnaissables entre mille et qui, ici, semblent être un peu poussifs (l'air de dire on compose une chanson à partir de ce son de guitare si typiquement the-edgien), mais la chanson est pas mal du tout quand même.

U31

Le reste ? Sincèrement, Miracle Drug et Original Of The Species ne sont pas mal du tout, en particulier la première citée. Mais le reste, comment dire... C'est d'une banalité à faire peur. All Because Of You parvient à être insupportable (son refrain) dès la première écoute, Yahweh achève l'album (du moins en vinyle) sur une note de foi mystique (mais le morceau est enlevé) un peu hors de propos, Crumbs From Your Table, Love And Peace Or Else et One Step Closer sont nullissimes... Le morceau supplémentaire, je ne l'ai pour ainsi dire jamais écouté (j'écoute rarement cet album ,et quand je le fais, c'est en vinyle, qui n'offre pas ce morceau supplémentaire), mais je n'avais pas été convaincu de son utilité. How To Dismantle An Atomic Bomb offre donc quatre très bonnes chansons (les trois singles, limités dans leurs mélodies et apports, mais agréables, et Miracle Drug ; reconnaissons que l'album s'ouvre bien) et le reste ne vaut vraiment pas tripette, ce disque de 2004 à la pochette assez moche et au titre ridicule est leur moins réussi depuis Pop, et si ce dernier  est encore moins bon, il occupe tout de même la pas très glorieuse deuxième place, le deuxième moins bon opus des Irlandais. Un disque que seuls les fans absolus (dont je ne fais pas partie) sauront donc vraiment apprécier, et encore, il me semble que cet album ne fait pas l'unanimité parmi eux... Le groupe mettra cinq ans avant de ressortir un disque. Ca sera l'objet, demain, de la dernière chronique du cycle (les deux albums qu'ils feront encore ensuite, le dernier en date étant sorti en décembre dernier, ont été abordés ici très récemment, je ne vais pas les refaire de sitôt, mais je les republierai, chroniques inchangées, quand même, histoire de faire logique). Réjouissez-vous donc, anti-U2 : c'est bientôt fini. 

FACE A

Vertigo

Miracle Drug

Sometimes You Can't Make It On Your Own

Love And Peace Or Else

City Of Blinding Lights

FACE B

All Because Of You

A Man And A Woman

Crumbs From Your Table

One Step Closer

Original Of The Species

Yahweh

Bonus-track CD (version européenne) : 

Fast Cars