AC40

Comment ? Vous voulez du mauvais Alice Cooper ? Sincèrement, vous n'en avez pas eu assez, dernièrement ? Non, parce qu'entre Lace And Whiskey, Flush The Fashion et Special Forces, il y avait de quoi faire. Mais rassurez-vous, le Coop' en avait encore sous le capot, à l'époque, suffisammen en tout cas pour nous ravir, encore une fois, d'une belle et gross merde musicale bien daubesque, qu'il a, en plus, cette fois-ci, produite lui-même (avec un certain Erik Scott, qui joue de la basse sur l'album). Cet album, son quatorzième, contient 10 titres, pour 32 minutes (l'épreuve sera donc de courte durée), et il est sorti sous une pochette encore plus étrange que certaines des plus étranges du Coop' : un long défilé de texte (je soupçonne ce texte d'être une partie des paroles des chansons, je pense avoir raison), bien serré, sur fond blanc, avec le nom de l'artiste en surlignage rouge sur diverses parties du texte, et une trace de sang au niveau du titre de l'album, là aussi imprimé en rouge dans la partie du texte l'incluant. Zipper Catches Skin, que l'on traduira par 'la braguette a chopé la peau' (de quelle peau on parle, je vous laisse deviner, mais c'est pas dur). Titre con et étrange, pochette à l'avenant, et je vous rassure, le contenu musical est pareil ! On est ici dans une sorte de croisement malade entre Flush The Fashion (qui était de la new-wave à tendance réfrigérante teintée de hard) et Special Forces (du hard-rock presque FM, teinté de new-wave).

AC41

La pochette est cheloue, et le recto de pochette propose, sur quasiment toute sa surface, une photo couleur d'Alice, debout, de profil, sur fond rouge criard. Il est méconnaissable : bien fringué en costard, cheveux courts, une expression des plus perdue sur le visage, il semble vouloir faire une moue aguicheuse, mais c'est raté. Il était bien accro à la cocaïne et au crack à l'époque, et ne se souvient plus d'avoir enregistré ce disque, les précédents et le suivant, ni de les avoir défendus sur scène (en même temps, il n'a pas défendu Zipper Catches Skin sur scène, ni même le plus réussi mais pas non plus génial DaDa de 1983). L'album a été enregistré avec les musiciens ayant collaboré sur le précédent opus (Pinera, Hitchings, Krampf, Scott...), mais Dick Wagner refait son apparition à la guitare. Alice joue un peu de synthétiseur. Mis à part de l'harmonica sur les premiers albums, c'est bien la première fois qu'il touche à un quelconque instrument, le pépère ! Non pas qu'il en joue bien, et puis comme Hitchings en joue aussi, difficile de dire quelle partie de synthés est jouée par qui. Et on s'en fout, aussi, ce qui est plus important. Musicalement, Zipper Catches Skin (qui foirera totalement au hit-parade, tout le monde s'en contrefoutera à sa sortie, Alice y compris vu qu'il ne fera pas de tournée promotionnelle) est une purge innommable (de plus) pour Alice.

AC42

Quelle chanson est la pire du lot ? I Am The Future, co-composée avec le compositeur argentin Lalo Schifrin (qu'est-il venu foutre dans cette galère ?) pour la bande-son de Class Of 1984 ? I'm Alive (That Was The Day My Dead Pet Returned And Save My Life) dont le titre est le plus long de la carrière du Coop' ? Zorro's Ascent ? Tag, You're It ? No Baloney Homosapiens (For Steve & E.T.) ? Oh, arrêtez. Toutes. Cet album est une merde musicale de plus qui ne mérite vraiment pas qu'on l'écoute, j'ai dû me forcer pour le réécouter, ça faisait un sacré paquet d'années que je ne l'avait pas fait, et croyez-moi, ça ne me manquait pas du tout. Je préfère réécouter From The Inside, Alice Cooper Goes To Hell (deux vraiment excellents opus) ou même son album suivant, DaDa, pourtant pas très réussi (disons qu'il est souvent correct), que ce disque qui n'a qu'un seul avantage : être court. 32 minutes, ça va encore. C'est  trop, mais ça va encore. Allez, on passe.

FACE A

Zorro's Ascent

Make That Money (Scrooge's Song)

I Am The Future

No Baloney Homosapiens (For Steve & E.T.)

Adaptable (Anything For You)

FACE B

I Like Girls

Remarkably Insincere

Tag, You're It

I Better Be Good

I'm Alive (That Was The Day My Dead Pet Returned To Save My Life)