SM1

Aaah, les Simple Minds... Un des groupes que je préfère, vraiment. Un des meilleurs groupes de new-wave, qui a démarré sa carrière en pleine ère punk, et dont le premier opus, Life In A Day, date de 1978. Déjà de gros classiques dessus : Someone, Chelsea Girl, Pleasantly Disturbed, le morceau-titre... La suite, d'abord assez arty (Real To Real Cacophony, Empires And Dance) puis franchement new-wave pop (Sons And Fascination et sa suite Sister Feelings Call, New Gold Dream ('81/'82/'83/'84), Sparkle In The Rain...), sera également remarquable. En 1989, le groupe, qui commence à sentir le creux de la vague arriver, publie son chef d'oeuvre Street Fighting Years, avec Mandela Day et une belle reprise de Biko. La suite, bien que musicalement intéressante, sera, d'un point de vue commercial, décevante : Real Life, Good News From The Next World conçu par un groupe résumé au chanteur Jim Kerr et au guitariste Charlie Burchill (les deux leaders). Le groupe continue de sortir des albums, Néapolis, Cry, l'album de reprises Neon Lights (lequel est loin d'être réussi, mais contient de bons moments), tout le monde s'en fout. En 2005, cependant, Black And White 050505 va faire sourciller quelques uns. Comment, les Simple Minds sont encore là, et ils sortent un disque aussi réussi ? Après, je ne dirai pas que c'est le retour en grâce, mais disons que les médias recommencent un peu à parler du groupe. Qui, en 2012, entame une tournée mondiale au cours de laquelle ils reprennent les plus grandes chansons de leurs cinq premiers albums (jusqu'à New Gold Dream ('81/'82/'83/'84) précisément), un double live grandiose, 5X5 Live, sortira par la suite. En 2015, on aura le très bon Big Music. En 2016, Acoustic (suivi d'un live du même ordre l'année suivante) reprend les meilleures chansons du groupe, leurs tubes en fait, en version dé-braaaaanche. En enfin, récemment, le 2 février dernier, très récemment donc, leur nouvel album : Walk Between Worlds

SM2

Court (8 titres une quarantaine de minutes...comme leur Once Upon A Time de 1985 auquel le projet peut faire penser parfois), cet album, leur premier album de nouvelles chansons en trois ans, et sorti avec un trio de bonus-tracks (dont une reprise, en live, de Dirty Old Town, popularisée par les Pogues), aussi bien sur le CD que le vinyle (format sous lequel je l'ai acheté, en édition collector avec des disques en couleur fuschia transparent, les bonus-tracks sur la face C, et rien sur la D), fait entrer dans le groupe la chanteuse Catherine AD, alias Catherine Davies, alias The Anchoress, laquelle avait participé à la tournée de Big Music. L'album plaira à ceux qui ont aimé Big Music, d'ailleurs (on y trouvait quelques chansons géniales, comme Blindfolded), c'est de la pop-rock à tendance new-wave/électro, et la voix de Jim Kerr n'a rien perdu de son efficacité (le bonhomme n'a jamais été un hurleur, mais il a toujours bien chanté). Tout l'album, et les trois bonus-tracks sont loin d'être dégueulasses, est une belle petite réussite dans son genre, aucune chanson ne risque d'être un tube mondial comme le furent Don't You (Forget About Me) ou Alive And Kicking, mais The Signal And The Noise, le morceau-titre, Magic (qui démarre étonnamment, on ne reconnaît pas tout de suite la voix de Kerr) et Barrowland Star sont vraiment excellentes. 

SM3

En fait, aucune chanson n'est à jeter ici, ce qui tombe bien, car Walk Between Worlds est déjà un album assez court selon les standards actuels (à croire qu'il a été conçu en fonction du format vinyle), 40 minutes, alors s'il avait fallu en retirer une ou deux chansons, ça aurait été con. La seule chose un peu négative à dire ici concerne l'artwork. Non seulement la pochette est un peu moyenne, mais les informations dans la pochette sont minimales (pour le livret du CD, je ne sais pas), les paroles ne sont pas proposées. Il y à un coupon pour télécharger l'album en MP3, normal, mais à l'heure où j'écris cet article, le 5 février (et oui, il est publié le 24 février, mais j'ai pris de l'avance dans mes publications !), le lien ne fonctionne toujours pas sur leur page consacrée. Ce qui est con, aussi. Espérons qu'au jour de la publication de l'article, ça soit réparé ! Mais si vous lisez ça, c'est que ça ne l'est probablement pas (ou que j'ai eu la flemme de retourner sur l'article en pré-publication pour modifier ce passage ; me connaissant comme je me connaît, ça serait pas étonnant). Bon, sinon, vous l'aurez compris, ce nouvel opus des Minds (qui tirent leur nom de la chanson The Jean Genie de Bowie, et ont conçu ce disque, selon les dires de Kerr, avec Bowie en tête), à défaut d'être un des sommets de 2018 (qui vient de démarrer), est un excellent album, et si vous aimez ce groupe, je le conseille !

FACE A

Magic

Summer

Utopia

The Signal And The Noise

FACE B

In Dreams

Barrowland Star

Walk Between Worlds

Sense Of Discovery

FACE C (bonus-tracks)

Silent Kiss

Angel Underneath My Skin

Dirty Old Town (Live)

FACE D

Bah, rien