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Si je chronique cet album, c'est pour une raison bien simple : ayant passé récemment une commande de vinyles, j'ai reçu celui-ci en cadeau bonus (je savais que j'allais en avoir un, mais quel allait être ce disque ? Mystère, et je priais pour que ça soit un album que je ne possédais pas déjà ; j'ai été exaucé). Par conséquent, pourquoi ne pas l'aborder sur le blog ? C'est un album de Man, groupe de rock progressif anglais (gallois, pour être précis), et c'est même précisément leur neuvième album. Il date de 1974 et s'appelle Slow Motion. Sa pochette représente Alfred E. Neuman, le crétin-mascotte du magazine contre-culturel américain Mad, tenant un gros poisson tout frétillant dans ses mains. De Man a Mad, il n'y à qu'une lettre à changer, et en plus, le groupe a représenté son nom avec la typographie du fameux magazine, histoire d'enfoncer le clou. Mais comme le magazine a refusé que le dessin de Rick Griffin, qui imitait le vrai Alfred E. Neuman, ne soit en couverture de l'album car ils n'appréciaient probablement pas la référence, le dessin a été recentré sur le poisson. On distingue cependant une partie du sourire de crétin de l'anti-héros de Mad. Sorti en 1974 donc, ce disque de Man est un très bon cru de rock progressif, je dois dire. Le groupe était alors constitué de Micky Jones (chant, guitare), Deke Leonard (guitare, chant), Ken Whaley (basse) et Terry Williams (batterie, choeurs), ce dernier fera quelques années plus tard partie de Dire Straits après le départ de leur premier batteur Pick Withers, pour l'anecdote. L'album est sorti sur le label United Artists, mon pressage est le ricain d'époque. 

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8 titres parsèment cet album court (39 minutes) mais musicalement assez varié. Plus rock que progressif en général, Man délivre ici la marchandise avec bonheur, même si je ne peux pas comparer avec les autres albums du groupe et dire si Slow Motion est un des meilleurs, le meilleur, un des pires ou le pire (au vu des notes que j'ai pu observer de ci de là sur le Net, il ne me semble pas que cet album fasse partie des plus mauvais du groupe). Le chant de Jones est parfois un peu énervant (One More Chance), mais est dans l'ensemble plutôt bon. C'est assez difficile pour moi de parler de l'album car je n'ai pas de références en ce qui concerne Man ; je ne sais pas si ce groupe était connu dans les années 70 (en même temps, ils ont réussi à faire au moins 10 albums depuis le premier en 1968...), mis en tout cas, je n'en avais jamais entendu parler avant de tenir ce vinyle, à la pochette un peu usée mais au disque impeccable, entre les mains. Des 8 chansons, mention spéciale à Hard Way To Die, Grasshopper, Bedtime Bone (il me semble que c'est une belle métaphore pour bite au garde-à-vous, ça, non ?) et le délicat Rainbow Eyes qui n'a évidemment rien à voir avec la chanson homonyme que Rainbow enregistrera en 1978. Ce Slow Motion n'est pas le sommet du rock progressif, encore moins du rock, mais il est, ma fois, plus qu'intéressant. A écouter, au moins une fois, voire deux.

FACE A

Hard Way To Die

Grasshopper

Rock And Roll You Out

You Don't Like Us

FACE B

Bedtime Bone

One More Chance

Rainbow Eyes

Day And Night