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Ben oui, je reparle de Johnny Hallyday ; c'est pas parce que j'ai fait, le jour de sa mort, un article en hommage que je n'allais pas continuer, de temps en temps, de parler de ses albums ! Et si je n'ai vraiment pas été gentil avec certains d'entre eux (La Peur, Ma Vérité, Ca Ne Finira Jamais, albums qui, de toute façon, ne valent pas tripette, désolé s'il y à des fans), j'ai quand même, dans l'ensemble, essayé, la plupart du temps, plus souvent qu'à mon tour on pourrait dire, d'être le plus gentil possible avec les albums de Smet Sr. D'ailleurs, je le dis très sincèrement, il y à des albums de lui que, vraiment, j'aime : Rock'n'Roll Attitude (1985), Gang (1986), Flagrant Délit (1971) et avant ça, Rivière...Ouvre Ton Lit (1969), sans oublier le live à Bercy en 1987, celui du Palais Des Sports en 1971. Sang Pour Sang n'est pas immense (et j'ai du mal à me dire que c'est son album le plus vendu), mais il n'est pas merdique non plus. Et d'autres albums, que je n'ai pas abordés mais qui le seront peut-être un jour, sont vraiment corrects, voire plus : Hollywood, Derrière L'Amour, Cadillac, La Génération Perdue... Bon Dieu de merde, j'ai même abordé Hamlet, son double album conceptuelo-progressif de 1976, en ayant été gentil avec lui, vous dire ! Parmi les albums de Johnny Hallyday, il y en à un que je n'avais pas spécialement l'intention d'aborder s'il n'avait pas cassé sa pipe il y à bientôt 15 jours, mais que je me suis (sur)pris à réécouter fréquemment ces derniers jours : Rester Vivant. Cet album, sorti en 2014, son avant-dernier album studio (l'année suivante, il sortira De L'Amour, puis, hormis un double live, plus rien), a été produit par Don Was (producteur, notamment, des Stones depuis Voodoo Lounge en 1994, et ancien membre fondateur du groupe de rock Was (Not Was) pour l'anecdote), et Yodelice, alias Maxim Nucci (qui produira l'album suivant), y participe amplement, jouant de la guitare (électrique et acoustique) et ayant écrit ou co-écrit 5 des 12 chansons de l'album (plus deux chansons bonus sur certaines éditions).

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Album qui dure 47 minutes (le tracklisting plus bas indique les faces vinyle ; je ne l'ai pas sous ce format, donc je m'en remets au nombre de morceaux et au fait que la majeure partie du temps, surtout pour un album aussi formaté que celui-là et de cette durée, il y à autant de morceaux par face quand le nombre de morceaux est, comme ici, pair ; si je me suis planté, dites-le, je corrigerai) et est sorti sous une belle pochette photographique blanche bien stylée, ce qui change, car souvent, c'était des photos sans subtilité. Egalement écrit et/ou composé par des auteurs tels que Pierre Jouishomme, Isabelle Bernal, Pierre-Dominique Burgaud, David Ford et Andy Hill (Miossec, Daran et Jeanne Cherhal livrent aussi, chacun, un titre), l'album a été enregistre à Los Angeles et sortira donc en 2014. Je me souviens encore de la réception de cet album : elle fut comme qui dirait miraculeuse, on va dire ça comme ça. Les précédents opus de Johnny (Jamais Seul, fait avec M, et L'Attente, respectivement en 2011 et 2012) avaient plutôt bien marché, surtout le deuxième, mais les critiques étaient partagées. Rester Vivant, lui, a non seulement cartonné (plus de 130 000 exemplaires vendus en une semaine), mais a de plus été cueilli par des critiques assez positives, pas mal d'entre elles parlaient de ce disque comme étant, probablement, le meilleur du chanteur depuis Sang Pour Sang, voire même depuis Gang. Excusez du peu. Ayant écouté le disque à sa sortie (l'ayant acheté suite à cette avalanche de bonnes critiques, à une époque où Johnny était déjà considéré comme ayant sa carrière loin derrière lui), je dois dire que je suis à peu près de cet avis moi aussi. Je ne l'aurais probablement pas dit en 2014, mais je n'étais pas loin de le penser tout de même. Là, franchement, avec quelques réécoutes et le recul, je le pense vraiment.

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Ce disque n'est pas parfait (Te Voir Grandir est un peu insipide et convenue, de même que On S'Habitue A Tout et au plus rock J'T'Ai Même Pas Dit Merci, lequel a été co-écrit par Gary Wright, un des collaborateurs de George Harrison, et avec qui Hallyday avait déjà collaboré il y à longtemps), mais dans l'ensemble, c'est du bon boulot. Certes, c'est pas du Springsteen (certaines mélodies peuvent faire penser à du rock springsteenien, ceci dit), mais on passe un bon moment avec des morceaux tels que Rester Vivant (co-écrit par le guitariste Yarol Poupaud, ex de la FFF, déjà membre scénique des concerts de Hallyday, mais qui, ne joue pas sur le disque), Te Manquer (belle ballade écrite par Jeanne Cherhal, qui obtiendra un prix pour cette chanson en 2015), Regarde-Nous, A Nos Promesses, le très convenu mais convaincant Seul, sans oublier le morceau inaugural, l'excellent et assez bluesy J'Ai Ce Que J'Ai Donné, peut-être mon préféré sur l'album au final (quoique, Rester Vivant...enfin, mes deux préférés de l'album, quoi !). Les musiciens (parmi lesquels Brian Ray, guitariste qui n'en était vraiment pas à sa première collaboration avec Johnny, il était déjà de l'aventure du Stade de France 1998 ; et parmi lesquels aussi, le temps d'un morceau ou deux, le guitariste Dean Parks) sont compétents, et la production assure. Sans être un chef d'oeuvre, cet album est vraiment des plus écoutables, appréciables, c'est incontestablement le dernier grand disque de Johnny, et, vraiment, son meilleur depuis presque 30 ans, son meilleur depuis 1986. J'ai envie de dire que si vous ne connaissez pas (ou pas bien) les albums studio de Johnny Hallyday, Rester Vivant est un de ceux avec lesquels il est bien de commencer, conjointement avec Rock'n'Roll Attitude

FACE A

J'Ai Ce Que J'Ai Donné

Regarde-Nous

Rester Vivant

Seul

Au Café De L'Avenir

Une Lettre A L'Enfant Que J'Etais

FACE B

J'T'Ai Même Pas Dit Merci

Si J'Avais Su La Vie

On S'Habitue A Tout

Te Manquer

Te Voir Grandir

A Nos Promesses