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Mon Dieu, je me souviens encore du jour où j'ai acheté le nouvel album de Laurent Voulzy, cet album-ci donc, c'était en fin août ou début septembre 2017, j'étais aux Sables-d'Olonne pour l'anecdote sans intérêt, et dans le but de l'écouter en voiture, je ne l'ai pris qu'en CD (j'ai acheté le vinyle ultérieurement, pour deux raisons : peu de ses albums existent sous ce format, et il était vendu, neuf, à 10 €, alors pourquoi se priver ?). Je savais que l'album allait être inspiré par la musique brésilienne, mais comme je ne déteste pas la musique brésilienne (je n'en suis pas non plus un fan), je me suis dit OK, je ne sais pas si cet album sera un jour un de mes préférés, mais au moins, je sais à quoi m'en tenir. Et puis, je suis fan de Lolo Star, alors... Bref. Voici le cas assez à part de ce neuvième (en comptant l'album sorti en 2014, en duo avec son pote Alain Souchon) album studio, et huitième album studio en solo, de Laurent  Voulzy, sorti donc en 2017 sous une très belle pochette le montrant marchant sur une plage de Rio De Janeiro : Belem. Je me souviens encore de quand j'ai rédigé ma chronique : je voulais le classer dans les ratages, hé oui, bien que fan de Voulzy je m'apprêtais à faire cette hérésie. Mais on ne dit pas "qui aime bien châtie bien" ? Et comme j'adore ce chanteur en général (je ne déteste aucun de ses albums...pas même La Septième Vague... Pas même Belem), je voulais vraiment me défouler pour le coup. Mais au final, tout en ayant été critique, j'ai classé le disque, et il l'est toujours, dans la catégorie 'chanson/variété/rock français'.

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Mais Belem m'a déçu, oulala, vraiment déçu. Long d'une heure en CD (et d'une bonne quarantaine de minutes en vinyle ; je vais y revenir, sur ces 20 minutes de différence), ce disque offre 10 titres, mais on a l'impression, en l'écoutant, qu'en fait, Lolo n'en a composé que très peu. Deux ou trois en fait. Le premier morceau, Timides, est une reprise d'une ancienne chanson, une des premières que Voulzy a signé, alors qu'il avait genre 20 ans, mais qu'il n'avait jamais foutu sur album avant. Bien qu'inédite en album, elle ne rentre pas dans le décompte que je fais des chansons écrites pour le disque. De même que Minha Song Of You, qui est une relecture à la sauce brésilienne, en partie chantée en brésilien (et donc en portugais), de son My Song Of You de, je crois, 1981 (ou 82 ?). Belle chanson à la base, cette version brésilienne est peut-être encore plus belle, en fait, mais c'est tout de même un morceau facilement conçu, sans prise de tête, pour le disque. Genre je reprends une vieille chanson en l'adaptant, c'est tout. Et comme cette chanson était, à la base, sous influence Baden Powell (musicien brésilien), c'est vraiment facile. Notons que le fils de Baden Powell participe à l'album. Ensuite, on a Tombée Du Jour Sur La Plage De Grumari, qui est instrumental. Rio aussi. Quand Le Soleil Se Couche, qui achève le disque, aussi. Et ce dernier titre dure plus de 20 minutes. Dont 2 minutes, ou 3, de musique, et le reste, sur le CD, de bruit de vagues, et rien d'autre. C'est pour ça qu'il y à une différence de 20 minutes entre le CD et le vinyle : personne ne serait assez con pour, en vinyle, gâcher 20 minutes (et donc une face entière) pour du bruit de vagues, surtout que ça aurait impliqué de sortir le disque en double vinyle. Notons qu'une partie des morceaux (Timides, les instrumentaux) ont été enregistrés live sur une plage de Rio, et pas en studio, et rien que pour ça, chapeau, car ça donne une autre ambiance à l'album. 

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A bord du "Belem"

Amor Jujuba est une reprise de Baden Powell, très jolie, mais une reprise. Il ne reste que 4 morceaux, mais sur ces 4; trois sont en fait trois parties d'un seul et même morceau de 17 minutes : Spirit Of Samba. Comment dire ? C'est sympa comme tout, mais ça tourne un peu en rond. C'est, littéralement, une sorte de version brésilienne de Rockollection (Souchon a collaboré pour les paroles), et donc on a des bribes de chansons du répertoire brésilien, beaucoup ont été adaptées par la suite (Qui C'Est Celui-là ? de Vassiliu, Fais Comme L'Oiseau de Fugain et son Gros Bordel, Filho Maravilha par Nicoletta) chez nous. C'est joli, c'est charmant, ça fait voyager, mais c'est, quand même, un peu trop long. C'est, je ne dirais pas vain, mais trop long pour le coup, un exercice de style à moitié réussi. Et il reste Belem, le morceau-titre, superbe chanson, la meilleure de l'album, et, on peut le dire, la seule à être de la trempe des classiques voulzyiens. Bref, Belem est un disque moyen, mais on y trouve de belles choses, l'ambiance brésilienne est bien là. Mais c'est aussi un disque un peu paresseux (une reprise, deux nouvelles versions d'anciennes chansons, un morceau qui, en final, s'éternise abominablement sur 20 minutes inutiles sur le CD - rien que pour ça, le vinyle est recommandé, car ce gâchis de temps ne s'y trouve pas -, plusieurs instrumentaux assez courts, et un long, trop long morceau qui n'est qu'un décalque de Rockollection), et de la part de Voulzy, franchement, on pouvait s'attendre à beaucoup mieux. Quel que soit son prochain album studio, et peu importe quand il sortira, il faudra absolument qu'il soit d'un meilleur niveau...même si ça reste très écoutable quand même !

FACE A

Timides

Belem

Tombée Du Jour Sur La Plage De Grumari

Minha Song Of You

Amor Jujuba

Rio

FACE B

Spirit Of Samba 1

Spirit Of Samba 2

Spirit Of Samba 3

Quand Le Soleil Se Couche