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Revoilou Deep Purple sur le blog, à l'heure où le groupe a refait parler de lui, dans l'actualité musicale rock, vu que leur dernier album en date, InFinite, vient de sortir il y à environ un mois. Un très bon petit album, d'ailleurs, mais je ne suis pas là, ici, aujourd'hui, pour en parler, mais pour parler d'un de leurs (nombreux) (très nombreux, même) (ça suffit, les parenthèses ? Merci) albums lives. J'ai abordé récemment (enfin, il y à quand même trois/quatre mois !) plusieurs lives de leur série Overseas Live Series, des parutions officielles à la qualité audio remarquable de concerts issus de leurs différentes périodes. Enfin, les trois que j'ai abordés récemment, par ordre chronologique des concerts et non des parutions, étaient tous de la période MkII, celle avec Ian Gillan au chant, Roger Glover à la basse, bref, la période dorée des albums In Rock, Machine Head, et du live mythique Made In Japan... Place maintenant à la période suivante, la MkIII, qui vit Roger Glover remplacé par Glenn Hughes (qui, en plus de la basse, tiendra aussi le chant sur certains morceaux) et, surtout, Ian Gillan remplacé par David Coverdale. Cette période MkIII, qui verra le groupe enregistrer deux albums studio, va de la fin 1973 à mi-1975. Elle cessera juste après la tournée de Stormbringer (courant 1975 pour la tournée ; 1974 pour l'album) avec le départ de Ritchie Blackmore (guitare), qui sera remplacé par Tommy Bolin, un très bon guitariste qui décèdera prématurément d'overdose moins d'un an après, courant 1976. Le groupe, sous cette formation MkIV, ne fera qu'un album studio (et un live), Come Taste The Band. Mais revenons à la période MkIII (on ne s'en sort plus, avec ces appellations !), car le live que j'aborde aujourd'hui est de cette période.

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Ce live date de 1974, au moment de la parution du premier album de la formation MkIII, Burn (album enregistré à Montreux, Suisse, là où le groupe fit Machine Head, mais Burn fut, lui, enregistré en studio et non pas, comme Machine Head, dans les couloirs du Grand Hotel de la ville !). Paru à plusieurs reprises, notamment en vinyle dans une version sur laquelle manquait, il me semble, le dernier morceau, il a été enregistré au Gaumont State Theatre de Kilburn, agglomération de Londres, en 1974 donc. Il s'appelle donc Live In London, ça ne surprendra personne. Il ne s'agit pas d'un live de la fameuse Overseas Live Series, ayant été publié avant qu'elle ne débute, mais il aurait très bien pu en faire partie malgré cela. Ce live est à la fois généreux et pas très généreux. Pas très généreux en nombre de morceaux, il n'y en à que 7, et pour deux disques qui plus est (le second CD n'en contient que 2). Mais il dépasse les 90 minutes, il en fait très précisément 94 en fait. Pour tout dire, les deux titres du second CD durent respectivement 20 et 31 minutes !! On ne conseillera donc pas vraiment ce live pour l'écoute au casque ou en voiture sur le trajet du bureau, à moins d'habiter loin de votre lieu de travail et de vous enquiller une heure ou plus de trajet "aller". La qualité sonore est juste excellente tout du long de ce live faisant plus que la part belle à Burn : des 7 titres du live, seuls 2 n'en sont pas tirés, Smoke On The Water et Space Truckin' (le fameux morceau de 30 minutes), tous deux issus de Machine Head. On notera que Coverdale, sur Smoke On The Water, ne chante pas We all came down to Montreux, mais They ; la chanson parle des déboires du groupe pour enregistrer Machine Head à Montreux, mais Coverdale ne faisait pas partie du groupe à l'époque, il chante donc à la troisième personne du pluriel. Quelque part, c'est logique... On a donc, ici, 5 titres issus de Burn, et rappelons que Burn contient, en tout, 8 titres.

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Bien entendu, on a ici les futurs gros classiques Burn, Mistreated (ici longue de 15 minutes) et You Fool No One (20 minutes ici), qui dépotaient déjà grave grave ici dans une de leurs premières interprétations live. Might Just Take Your Life et Lay Down, Stay Down sont les deux autres morceaux de l'album interprétés ici, c'est ultra efficace. Je regrette cependant vraiment que Sail Away ne fut pas interprétée (sans doute ne l'a-t-elle même jamais été) au cours de ce concert, ce morceau assez funkysant (le funk imprègnera pas mal la formation MkIII du groupe, ainsi que la MkIV, Glenn Hughes aimant beaucoup ce style de musique) est probablement mon préféré de Burn, avec le morceau-titre. Mais ce n'est pas un reproche, juste un regret de fan. Mis à part ça, ce Live In London est juste surpuissant, même s'il faut s'accrocher à ce deuxième disque long de 50 minutes pour seulement deux titres. Solo de batterie, de claviers, improvisations vocales et guitaristiques, accélérations ou ralentissements de tempo, rien ne manque ici, y compris la légendaire suffisance de ces groupes anglais de rock et hard-rock (à cette même glorieuse époque, Led Zeppelin faisait des versions de 30/35 minutes de Dazed And Confused et Moby Dick, des Stairway To Heaven de 20 minutes... au cours d'un seul et même concert ! et à chaque concert ! On comprend qu'ils se droguaient, certains d'entre eux). Généralement vendu à un prix très attractif (je l'ai eu à même pas 10 €, neuf, en magasin, et je rappelle que c'est un double album), avec un livret bien détaillé et généreux, ce Live In London est ultra conseillé pour tous les fans de rock, de hard-rock et de Deep Purple qui, ça serait curieux mais tout arrive, ne l'auraient pas encore chez eux. En plus, comme je l'ai dit plus haut, la qualité sonore est excellente, et ça en rajoute, bien entendu, au bonheur. Bref, essentiel !

CD 1

Burn

Might Just Take Your Life

Lay Down, Stay Down

Mistreated

Smoke On The Water

CD 2

You Fool No One

Space Truckin'