hardwired

Aussi surprenant que cela puisse paraître, oui, les Four Horsemen sont de retour. Si le succès inexplicable de "Lulu" tend à s'estomper singulièrement, cette piètre prestation musicale (oserais-je dire) n'a semble t-il pas découragé le groupe de poursuivre l'aventure en pondant ce... truc... nommé "Hardwired... To Disappoint Self-Destruct", relayé dans les bacs à partir du 18 Novembre 2016. Le tout faisant suite au single "Hardwired", entêtés qu'ils sont, persuadés de proposer un rapport qualité-prix suffisamment intéressant pour en légitimer l'achat. Ça bien sûr, nous le savons déjà, sans aucun préjugé, mais voici la question que vous vous posez-tous : Comment ont-ils fait pour atteindre un niveau aussi bas ? Ne cherchez plus ! C'est ce que nous allons demander au grand monsieur James Hetfield que nous accueillons ce soir et qui a gentiment accepté de répondre à nos questions ! Mesdames et messieurs, je vous demande une standing ovation pour M. James Hetfield et les membres de Metallica !

*musique d'accompagnement, projecteurs et sourire de propagande, c'est parti*

COTON : M. Hetfield, vous êtes passé maître en matière d'albums pourris. Avez-vous suivi une formation particulière ? Que conseilleriez-vous aux jeunes metalleux souhaitant se spécialiser en matière de daube sonore ?
JAMES HETFIELD : Et bien je pense qu'il faut avant tout avoir ça dans le sang. Ça ne s'apprend pas vous savez. L'amour des choses mal faites et un sens bien développé de la fainéantise sont de précieux atouts. Ensuite il faut trouver l'idée. Quoi qu'il en soit, l'originalité est à bannir si vous souhaitez arriver où nous en somme aujourd'hui. 

COTON : Ah oui, je vois. Donc l'artwork de votre album "Hardwired... To Self-Destruct" semble avoir bénéficié d'un travail graphique particulier. Pouvez-vous nous parler un peu de ce point ?
JH : Oui tout à fait. Je suis bien content que vous ayez remarqué cet aspect. Tout le travail graphique a été confié à mon neveu de 4 ans. J'en suis très fier, vous savez. Je lui ai acheté une jolie boîte de crayons de couleur et il s'est occupé de la pochette. Ensuite, nous avons rentré son artwork directement dans le livret. Rien n'a été retouché. Le résultat est très faible. J'en suis vraiment très heureux. Je pense qu'esthétiquement on a réussi notre pari.

COTON : Vous semblez, sur certains titres, chanter comme si on vous avait greffé un cul à la place de la bouche ?
JH : Je vois où vous voulez en venir. Vous faites sûrement référence à ce ridicule "Murder One". C'est dû a une crise hémorroïdaire qui m'a foudroyé en studio, et ça tombait à pic pour pouvoir massacrer cette chanson, quel timing n'est ce pas ? Je pense que Lemmy serait fier ! Quant au terme "chanter", n'exagérons rien.

metallica


COTON : Avez vous utilisé une technique particulière pour parvenir à une si mauvaise qualité ?
JH : Tout à fait. Nous nous sommes appliqués à rendre l'ensemble des compos le plus bancal possible. Et bien évidemment, pour rendre le tout encore plus indigeste : un double album. Mais je pense que nous aurions pu pousse la chose encore plus loin. Nous y travaillons. Malheureusement nous avons constaté trop tard que certains auditeurs coriaces parvenaient à arriver jusqu'au deuxième CD. Et pire encore, certains ouverts d'esprit arrivaient même à apprécier nos compos après plusieurs écoutes. Mais je vous assure que nous rendrons nos prochaines productions encore plus imbuvables, faites nous confiance !

COTON : Oui j'ai pu constater que certains morceaux peuvent être appréciés par de rares individus. Mais rassurez-nous, la durée de  l'album devrait limiter ceci ?
JH : Oui absolument. 77 minutes ! Je ne le répéterait jamais assez : la quantité ne fait pas la qualité. Ce qui fait qu'en remplissant un album, on maximise nos chance de faire de la bouse. Comptez 3min pour "Hardwired" la plus courte et placée au début pour être tranquille, tout le reste est à partir de 5min45, jusqu'à 8min15 pour "Halo On Fire", la plus longue. Nous mettons un point d'honneur à ce que les chansons soient le plus insupportable possible indépendamment de leur longueur, afin que l'auditeur n'ai aucun refuge possible. D'ailleurs si vous jetez une oreille sur nos albums les plus récents, ce procédé semble avoir fait ses preuves ! Comme d'habitude, c'est moi qui ai écouté le mixage final afin d'évaluer le potentiel commercial. En général si je jette le casque au bout de quelque minutes en gueulant : "Mais qui a bien pu me sortir une diarrhée pareille ?", c'est que l'album est bon à sortir.

COTON : Au niveau des compos justement, les fans de vos productions minables risquent d'être déçus. Des titres tels que "Moth Into Flame" ou "Atlas Rise"sont très biens par exemple. Qu'avez-vous à répondre à ça ?
JH : Ah oui, "Moth Into Flame"... C'est vrai que ce morceau plaît assez. J'étais opposé à ce que ce titre soit sur l'album, il devait finir sur une face B pour le plus mauvais candidat à sortir en single afin qu'il fasse un bide, mais nous avions picolé au moment de faire la tracklist définitive, et nous avons eu l'idée délirante de la mettre sur l'album. Quant à "Atlas Rise !", Nous nous sommes aperçus trop tard que le responsable avait fait du bon boulot. Je pense que ce problème aurait pu être évité si j'avais passé plus de temps à m'assurer lors de son entretien d'embauche qu'il était aussi mauvais qu'il paraissait. Je n'aurais jamais pu me douter que derrière son look de type paumé se cachait un producteur qui savait ce qu'il faisait. Malheureusement j'ai complètement bâclé son entretien. C'est vrai que pour en arriver où nous en sommes aujourd'hui, le "je m'enfoutisme" a toujours été une qualité, mais je pense que la prochaine fois que nous devrons recruter quelqu'un, nous prendrons plus de temps pour bien connaitre nos collaborateurs. Il est hors de question pour les prochains albums de travailler avec des personnes faisant bien leur boulot ! C'est pourquoi je m'entends si bien avec Kirk d'ailleurs.

COTON : On en vient presque à regretter qu'il n'y ai pas eu trois autres bus n'est ce pas ?
JH : A qui le dites-vous. Mais vous savez, je pense qu'il faut en tirer le positif : ces bons morceaux étant sortis en single, on en tirera bien plus de pognon comme ça. Voyez-ça comme de la publicité mensongère. Nous ne pouvons réaliser un album qui soit bon, cela irait à l'encontre de nos idées. "Ride" et "Justice" sont de regrettables erreurs que nous ne reproduiront plus. Je pense qu'à partir de "Load" nous avons prouvé que nous avions retenu la leçon de ne plus faire de bon album ! 

 

COTON : Monsieur Hetfield, auriez vous une dernière chose à dire à nos lecteurs ?
JH : Oui, je tiens à remercier Rock Fever pour leur soutien. Continuez de chroniquer nos albums. Je tiens également à rassurez vos lecteurs sur une certaine rumeur qui dirait que nous sommes sur un gros projet de bon album au concept novateur. Il n'en est rien ! Rassurez-vous, nous continuerons à bâcler nos galettes. Si nous ne le faisons pas qui le fera ?

COTON : M. Hetfield je vous remercie infiniment pour vos réponses, et vous souhaite une excellente continuation, ainsi qu'une bonne année 2017 !

 

- Liste des titres -

Hardwired

Atlas, Rise!

Now That We're Dead

Moth Into Flame

Dream No More

Halo On Fire

 

Confusion

ManUNkind

Here Comes Revenge

Am I Savage?

Murder One

Spit Out The Bone