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Oui, je sais, ça fait un bail (trois semaines ; ça a été pire, mais quand même) que je n'ai rien écrit sur le blog. Que voulez-vous, entre un boulot (et une formation interne, surtout) qu m'accapare pas mal et les récents et tragiques évênements qui ont traumatisé tout le monde (je y compris), c'était pas la fête à neuneu dans ma tête en ce qui concerne Rock Fever, j'avais pas la motivation, l'énergie cérébrale nécessaire, pour y écrire à nouveau. Je vous promets que je vais essayer, même si ça ne sera que le week-end (comme je l'ai dit, je suis en formation interne, à Paris, plus de deux heures (une aller, et une retour) de transport par jour pour m'y rendre, et cette formation dure 9 mois, une paille). L'album avec lequel j'ai décidé de relancer la machinerie un peu grippée de Rock Fever est un disque que, à mon avis, beaucoup de personnes, sauf les gros calés en matière de death metal et de dark heavy metal français (et concernant les groupes récents, surtout), ne connaissent pas. Le groupe en question, français donc, et même originaire de Normandie, s'appelle Lost Opera, et cet album, leur premier long-format (il n'est pas si long que ça, 46 minutes, ce qui est une durée des plus honorables cependant) après deux EP, s'appelle Alchemy Of Quintessence.

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J'ai découvert ce groupe et cet album, sorti en 2011, d'une manière des plus directes et originales : en discutant avec un de ses membres, leur claviériste (Stéphane Vignon), lequel se trouve faire la même formation interne que moi, oui, c'est un collègue, tout simplement ! Adulant tous deux la musique, le rock, le hard-rock, on en est très rapidement et naturellement venu à parler de Lost Opera, dont je n'avais jamais entendu parler avant. Le soir-même, de retour chez moi, je me branche sur le web, je trouve les morceaux de l'album Alchemy Of Quintessence, je les écoute. 45 minutes plus tard, je dois dire que j'ai vraiment énormément aimé, bien que n'étant pas un amoureux acharné du death metal et du heavy très dark  ; sur la bonne majorité des morceaux, comme Appearances ou Lost Opera, le chant (le chanteur s'appelle Loïc Conti) est constitué de growling, autrement dit un chant guttural, grogné, typique des différents styles de metal extrême comme notamment le black metal, genre dans lequel je ne fais pas rentrer Lost Opera, car le black metal, c'est encore autre chose. Conti chante aussi (selon les morceaux, en français ou en anglais) de manière classique sur d'autres morceaux (la ballade de 6 minutes Is Happiness Just A Word ? qui est sublime, et des parties de Sombres Peines, Alone notamment). Citons les autres membres du groupe, tous super compétents dans leurs parties : le guitariste Sven Faucon, le bassiste Raphaël Treuil et le batteur Julien Gronnier.

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De gauche à droite : Raphaël Treuil, Julien Gronnier, Stéphane Vignon, Sven Faucon et Loïc Conti

Variant entre metal extrême et plus calme et mélodique, très proche du metal symphonique de Nightwish (pour ne citer que ce groupe finlandais très connu) par moments comme sur les deux morceaux estampillés Banshee (Razielle et Luzibel), Lost Opera est à conseiller surtout à celles et ceux qui n'ont pas peur du metal brutal ; si vous n'aimez, dans le hard-rock, que les bases classiques type Deep Purple, Led Zeppelin, AC/DC et Black Sabbath, mais que ça ne va pas plus loin qu'eux pour ce qui est de la puissance et de la 'violence' (terme vraiment exagéré et caricatural en même temps), si vous n'avez jamais rien écouté de plus brutal que Black Sabbath ou Iron Maiden, alors l'écoute de l'album devrait être parfois un choc. C'est parfois très extrême. Personnellement, j'ai vraiment aimé l'album, tout en n'étant pas un fanatique de ce genre de musique à la base et tout en n'étant pas non plus un amateur de chant growling, j'ai du mal avec ça (Conti l'utilise cependant à bon escient, tout l'album n'est pas chanté de cette manière, ce n'est parfois qu'un passage ou deux sur une chanson), mais sans doute est-ce pour ça que mes morceaux préférés, sur Alchemy Of Quintessence (chouette titre), sont Is Happiness Just A Word ?, Alone (avec une partie de guitare excellente, signée Sven Faucon) et Xenocide. Ces morceaux sont plus faciles d'accès que Psykose ou Appearances. Luzibel (Banshee Part 2), qui fait très Nightwish (les claviers y sont pour pas mal), est remarquable aussi. Dans l'ensemble, cet album, autoproduit et à la qualité sonore remarquable, est un très bon album dans son genre. Chapeau bas à ces Normands (enfin, le claviériste est Francilien, lui) qui délivrent ici une musique de qualité, bien écrite, bien jouée, bien produite, bien calibrée, et à condition d'aimer le dark metal (assez mélodique ici, cependant), à priori, ça devrait vous plaire !

Sombres Peines

Lost Opera

Alone

Chimère

Psykose

Razielle (Banshee Part 1)

Luzibel (Banshee Part 2)

Appearances

Is Happiness Just A Word ?

Xenocide