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Les Noirs Désirs... Tel était le nom initial de ce groupe bordelais avant que ne sorte leur premier album. On leur proposera de virer les 's' de leur nom entre temps. En revanche, le line-up était bien posé, déjà : Bertrand Cantat (chant, guitare, harmonica), Serge Tayssot-Gay (guitare), Frédéric Vidalenc (basse) et Denis Barthe (batterie). Noir Désir, donc, on va reparler de ce groupe mythique (le plus grand groupe de rock français, tout simplement) à plusieurs reprises sur le blog dans les prochains jours. D'ailleurs, j'ai réabordé Tostaky récemment en amuse-gueule, pour tout dire... Mais là, je vais aborder un disque qui, au même titre que trois autres du groupe, ne l'avait encore jamais été ici, si ce n'est dans un articl résumant rapidement leur discographie. Leur premier album. Qui n'en est pas vraiment un, car, avec 26 minutes (tout rond !!) et seulement 6 titres au compteur, cet album est en réalité un EP, produit par Théo Hakola (musicien et écrivain américain, vivant en France depuis belle lurette, ancien membre fondateur d'un des plus mythiques groupes de rock français, Orchestre Rouge, de la cold-wave bien sombre comme il faut) et sorti en 1987 sous une pochette un peu criarde. Bien que très court, ce disque a été édité en CD, on le trouve tout aussi facilement que les autres opus du groupe. Il s'appelle Où Veux-Tu Qu'Je R'garde, et est, il faut le dire, remarquable.

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Enfin, il y à quand même un défaut majeur à ce disque, et ce défaut n'est pas sa courte durée, mais sa production (le même reproche est à faire aux deux albums suivants, les deux premiers albums longue durée du groupe), qui est datée, un peu moyenne aujourd'hui : il faut mettre le CD avec un volume assez élevé pour vraiment apprécier l'écoute comme on le ferait, à un volume normal, pour un album plus récent (ou mieux produit) ! C'est vraiment le seul truc négatif à dire, car mis à part ça, en 26 petites minutes et en 6 titres, Noir Désir offre ici un régal de rock (à tendance un peu cold-wave sous influence The Cure, parfois, influence qui se ressentira encore sur le disque suivant), interprété en français à l'exception de Lola, le dernier morceau, chanté en anglais. Des classiques que le groupe pulvérisera en live, il y en à : Pyromane (en 2002, le groupe le chantait encore), La Rage, le morceau-titre... Les textes, de Cantat (qui chante déjà très bien, sans encore avoir atteint sa plénitude vocale), sont remarquables, déjà ; poétiques et forts, engagés et réalistes, selon les morceaux. Dans l'ensemble, ce premier opus de Noir Désir, sans être un chef d'oeuvre absolu et leur meilleur album, est un EP de grand niveau, sans mauvaise chanson, toujours agréable à écouter, et ce, malgré la production qui, je le redis, a pris un bon gros coup dans l'aile. Désolé pour la brièveté de cette chronique, mais c'est, aussi, raccord avec la brièveté de l'album ; et puis, je me rattraperai avec l'article suivant du cycle, sur le premier vrai album du groupe, sur lequel il y à franchement beaucoup de choss à dire : Veuillez Rendre L'Âme (A Qui Elle Appartient)... Mais pour ça, patience !! Patience...

FACE A

Où Veux-Tu Qu'Je R'garde

Toujours Être Ailleurs

La Rage

FACE B

Pyromane

Danse Sur Le Feu Maria

Lola