B1

Sorti très récemment (le 11 septembre dernier), cet album est le cinquième d'un groupe de folk indépendant américain du nom de Beirut. J'ai découvert ce groupe par ce disque, en farfouillant dans une FNAC, pendant une pause déjeuner, cherchant une ou deux nouveautés à écouter. Moi choix se porta, ce jour-là, sur le dernier Libertines (Anthems For Doomed Youth, abordé récemment, une tuerie), le dernier Asaf Avidan en solo (Gold Shadow, que j'aborderai bientôt ainsi qu'un disque de lui et son groupe les Mojos) qui est sublime, et cet album de Beirut, que j'ai pris...rapport à sa pochette, sobre et classieuse. Et puis, il était vendu nettement moins cher que les deux autres (11 euros, il me semble). Après écoute de l'album, je me suis rendu compte du pourquoi du comment de ce prix un peu moins cher (en fait, je dis ça, mais si ça se trouve, ça n'a rien à voir) : cet album, pour 9 titres, ne dure que 29 minutes. 29 ! C'est presque un EP, chichement proposé d'ailleurs (pas de livret, une pochette cartonnée ouvrante, et c'est tout ; le seul luxe, c'est le rendu laqué des deux photos, recto comme verso, qui ornent la pochette). L'album s'appelle No No No, ce qui est aussi le titre d'un des 9 titres. Qui font tous entre 3,40 minutes pour les plus longs et 2 minutes pour le plus court (la moyenne, c'est 3 minutes). Beirut, affilié, selon Wikipédia anglophone, au Balkan folk (musique folk inspirée ou originaire de l'Europe de l'Est), est constitué de Zach Condon (chant, claviers divers, trompette, ukulele, celeste, mellotron, farfisa), Nick Petree (percussions, guitares), Paul Collins (basse, guitare, orgue), Ben Lanz (trombone), Kyle Resnick (trompette), Clarice Jensen (violoncelle), Ben Russell, Yuki Numata Resnick (violons) et Perrin Cloutier (accordéon, tom drum).

B2

J'ignore si tous font partie du groupe ou si les cordistes et cuivristes sont des invités. J'ignore à peu près tout de ce groupe que, je le rappelle, j'ai découvert ultra récemment (je n'ai pas acheté ce disque à sa sortie directement, mais il y à trois semaines environ). L'écoute de cet album, ou plutôt les écoutes car sa courte durée facilite le fait qu'on puisse le passer plusieurs fois, car il s'écoute très vite, les écoutes de cet album donc, ne m'ont d'ailleurs pas particulièrement donné envie de découvrir un peu plus Beirut. S'il fallait qualifier la musique de cet album, ça serait de la folk baroque et de chambre, parfois assz pompeuse, parfois très sobre, ça dépend des morceaux. No No No offre de bons moments (le morceau-titre, Gibraltar, So Allowed, August Holland) mais dans l'ensemble, je me suis un peu emmerdé durant l'écoute, heureusement rapide, de l'album. C'est peut-être leur meilleur album, c'est peut-être leur pire, toujours est-il qu'il a été très bien accueilli par la presse, ce qui me laisse penser qu'il s'agirait plus probablement d'un de leurs meilleurs albums qu'autre chose. Mais c'est un disque vers lequel je ne reviendrai très certainement pas dans le futur. Ca se laisse écouter, mais dans le genre folk indie, on a bien mieux (Sparklehorse, Damien Rice) que ce No No No paresseux - 29 minutes, franchement... - et certes bien produit, mais qui ne révolutionne rien. Enfin, selon moi.

Gibraltar

No No No

At Once

August Holland

As Needed

Perth

Pacheco

Fener

So Allowed