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Pour cette dernière (pour l moment) chronique du cycle Electric Light Orchestra, voici ce qui est probablement ma déception du lot. Enfin, déception... Ceci n'est pas le pire album d'ELO, loin de là. Je n'ai pas l'intention de les aborder, mais les albums faits après celui-ci, et notamment Zoom de 2001, sont, eux, vraiment affligeants, il ne s'y passe rien de potable. Discovery, lui, car c'est le titre de l'album, n'est pas un grand disque du groupe, et il fait pâle figure après tous les chefs d'oeuvre (et surtout le précédent opus Out Of The Blue) sortis auparavant, mais cet album marquant la fin des années 70 pour le groupe (il date de 1979), et marquant, aussi et surtout, la fin de leur Âge d'Or, n'est pas non plus une honte inassumable. Je l'avoue sans problème, il y à, sur cet album, quatre morceaux vraiment bons. Le reste n'est pas extraordinaire du tout, et on sent vraiment une baisse de niveau ici, mais sous cette pochette arabisante se cachent quand même de très très bons moments. L'album aligne 9 titres pour un peu moins de 40 minutes.

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Sous-pochette

Quelques changements de personnel pour ce disque, et non des moindres : Electric Light Orchestra passe de sept à quatre membres, étant donné que la section de cordes (Melvyn Gale, Hugh McDowell - tous deux violoncellistes - et Mik Kaminski - violoniste) est partie. On les voit notamment dans un film promotionnel proposant les neuf chansons de l'album, mais ils n'ont pas participé à l'enregistrement. ELO, sur ce disque, est donc un pur groupe de pop/rock constitué de Jeff Lynne (chant, guitare, claviers, production, composition, bref, the leader), Richard Tandy (claviers, guitare), Bev Bevan (batterie) et Kelly Groucutt (basse et chant). Assez imprégné de l'air de son temps, Discovery est un album faisant parfois (Shine A Little Love, Last Train To London, deux singles à très très gros succès) peenser à un style musical alors en vogue et que l'on trouve dans le titre de l'album : la disco. Non, je ne pense pas que si l'album s'appelle ainsi, ça soit de manière anodine. Discovery n'est pas à 100% un disque de disco, c'est de la pop à la base, assez chargée en claviers (ils remplacent vraiment, ici, les cordes), mais quand même, c'est assez disco parfois. Il n'empêche, Don't Bring Me Down (autre single ayant bien marché, et mon morceau préféré ici) est plus rock que disco, un rythme hallucinant et un chant partagé entre Lynne et Groucutt. J'ai dit plus haut que quatre des neuf chansons valaient le coup, je viens d'ailleurs d'en citer trois, et la dernière est The Diary Of Horace Wimp, ce qui fait deux chansons réussies par face, et fait donc, dans un sens, un résultat certes inégal quant au contenu de l'album, mais, aussi, assez équilibré, quelque part. Les autres morceaux, comme Wishing ou Need Her Love, ne sont pas atroces non plus, n'allez pas croire ça, mais on s'ennuie quelque peu, des fois. La production de l'album est homogène et tout aussi réussie pour les meilleurs morceaux que pour les moins bons. Lynne est un putain d'arrangeur, de toute façon, mais ça, on le sait tous.

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Si on additionne les meilleurs morceaux, on a environ, sur les 39 minutes de l'album, 17 minutes de super bonne musique, peut-être pas aussi quintessentielle que sur Out Of The Blue ou A New World Record, mais franchement du ELO d'un niveau plus qu'honorable, pop à outrance, vaguement disco parfois (Last Train To London peut faire penser à du Bee Gees de la même époque, genre Tragedy), mais totalement écoutable et appréciable. On a donc environ 20/21 minutes qui, elles, sont vaguement moyennes, ce qui rend le disque inégal. Mais encore une fois, il n'est rapport aux précédents, mais si on le compare aux suivants (la bande-originale du navet musical Xanadu, avec Olivia Newton-John, dont seule la face B est de ELO ; Time ; Secret Messages ; pour ne citer que ça), Discovery, sous sa sublime pochette, est un album très écoutable et correct. Il ne vaut mieux pas commencer la découverte d'ELO par le biais de ce disque (il ne vaut mieux pas, aussi, commencer par Out Of The Blue, car commencer par un tel sommet peut être difficile ; les autres albums paraissent vraiment fades, des fois, après lui !), mais il ne faut pas passer à côté non plus. Il vaut mieux, en revanche, s'arrêter là, sauf si on a l'oreille musicale vraiment courageuse et patiente : définitivement, ceci est le dernier album écoutable d'Electric Light Orchestra, le chant du cygne.

FACE A

Shine A Little Love

Confusion

Need Her Love

The Diary Of Horace Wimp

FACE B

Last Train To London

Midnight Blue

On The Run

Wishing

Don't Bring Me Down