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Après avoir abordé, récemment, A Farewell To Kings (1977), j'avais dit ici que cet album de Rush, le premier à être abordé sur Rock Fever, ne serait pas le seul à l'avoir été. Ce fut mon premier Rush, j'ai découvert ce groupe de rock canadien (du hard-rock qui, par la suite, a viré progressif) avec A Farewell To Kings, et ce fut une telle découverte que je me suis procuré, très rapidement après, une petite poignée de leurs albums de la même époque. Je vais tous les aborder ici, et c'est avec le plus ancien d'entre eux, leur deuxième album, sorti en 1975 et intitulé Fly By Night, que j'ai décidé de commencer ce petit cycle Rush. Sans avoir jamais écouté Rush avant A Farewell To Kings, j'en avais cependant, évidemment, entendu parler, et je connaissais les visuels de pochette de Rush (leur premier opus), Fly By Night, 2112 (leur quatrième opus) et Hemispheres (le successeur de A Farewell To Kings). La pochette de ce Fly By Night qui marque l'entrée, dans le groupe, de Neil Peart (batterie, et aussi auteur des chansons ; les deux autres membres sont le guitariste Alex Lifeson et le bassiste et chanteur Geddy Lee, à la voix très très aiguë, quasiment féminine), est une des plus connues du hard-rock 70's : une chouette blanche géante, en plein envol, dans un décor nocturne et enneigé, imagerie assez fantasy.

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La fantasy, justement, est au programme de l'album, notamment par le biais de deux morceaux : Rivendell et By-Tor & The Snow Dog. Le premier de ces deux moceaux puise son titre dans le nom original de la demeure des Elfes d'Elrond dans Le Seigneur Des Anneaux de Tolkien (et son Bilbo Le Hobbit, aussi), Rivendell, en français Fondcombe. Dans la pochette de l'album (et le livret CD qui la reproduit), on a les paroles des chansons, et à la fin des paroles de Rivendell, on a des runes elfiques du plus bel effet. L'autre morceau semble sous forte influence nordique, et est le plus long de l'album, avec quasiment 9 minutes au compteur (un album peu long, au passage, 37 minutes, pour 8 titres). Deux des meilleures chansons de l'album. Mais limiter Fly By Night à ces deux titres serait faire une connerie : In The End est un chef d'oeuvre, le morceau-titre et Anthem assurent, Beneath, Between & Behind est efficace... C'est bien simple, je ne vois aucune mauvaise chanson ici, que cela soit du pur hard-rock bien trippant (Anthem, Fly By Night), des ballades (Rivendell, splendeur totale) ou un mélange des deux (In The End, quasiment 7 minutes de beauté en guise de final), morceaux courts ou plus développés (même si Rush fera bien plus long par la suite, trois de leurs albums suivants, et notamment les deux qui viendront après Fly By Night, contiennent chacun un titre de 18/20 minutes, occupant à lui seul, à chaque fois, une face entière à lui seul), même combat : c'est du lourd.

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Un régal de hard-rock des familles que ce deuxième opus (et pour certains fans, apparemment, le vrai début du groupe, le premier album n'étant apparemment pas grandiose), 8 chansons franchement remarquables, certaines faisant partie des classiques du groupe canadien. C'est très vraisemblablement un de leurs meilleurs opus, il est généralement très bien considéré, bien mieux considéré que leur opus suivant, Caress Of Steel (qui date aussi de 1975), mais au risque d'anticiper un peu sur la future prochaine chronique sur Rush ici (qui sera, justement, Caress Of Steel), je dois dire que j'ai probablement encore mieux apprécié Caress Of Steel, album un peu spécial il est vrai, mais selon moi d'un niveau quasiment égal à ce Fly By Night qui, donc, est une belle réussite dans le genre. A suivre !

FACE A

Anthem

Best I Can

Beneath, Between & Behind

By-Tor & The Snow Dog

FACE B

Fly By Night

Making Memories

Rivendell

In The End