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Après avoir abordé le premier opus de Rush il y à une paire non pas de couilles, mais de jour, place maintenant, vous allez voir comme c'est original, au deuxième album de ce groupe de hard-rock (à tendance un peu progressive) canadien. Rush, le premier opus du groupe, sans être un sommet, était un album ma foi vraiment sympa et réussi, on y trouve de très bons trucs comme Working Man ou Finding My Way. Après la sortie du disque, le groupe se sépare de son batteur, John Rutsey, qui ne peut faire de tournée avec le groupe pour des raisons de santé (il a un diabète, son état de santé lui occasionnera des problèmes, ça peut se comprendre). Le groupe engage, pour le remplace, celui qui, dès lors, va rester à vie : Neil Peart. Peart, dès ce deuxième album, prendra une très importante part à la création au sein du groupe (il signera en effet souvent les paroles des chansons). Il s'impose également derrière ses fûts, ça vous pouvez me croire ! Sorti en 1975, le deuxième album du groupe s'appelle Fly By Night, et il marque, en tous points, une accélération par rapport au précédent opus. Sa pochette est sublime : une chouette immense en plein vol (de nuit, évidemment, ne serait-ce que pour illustrer le titre de l'album) dans un décor enneigé. Au verso, trois petites photos individuelles des membres du groupe. Peart est au centre, inconsciemment déjà en leader. 

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Long de 37 minutes et autant de secondes, Fly By Night, produit par le groupe et Terry Brown, offre 8 titres, parmi lesquels pas mal de futurs classiques des Canadiens : le morceau-titre, In The End, Anthem et le long (presque 9 minutes) By-Tor & The Snow Dog. On notera que les deux autres membres du groupe, Lifeson et Lee, sont crédités, sur la pochette, l'un à By-Tor (Lee), l'autre (Lifeson) à Snow Dog ! Un morceau remarquable découpé (tout est sur une seule plage audio) en quatre parties, l'une d'entre elles étant elle-même découpée en quatre sous-parties, le bordel ! On a déjà des influences fantasy sur ce disque, je pense notamment à Rivendell, sublime morceau qui tire son nom du Seigneur Des Anneaux de Tolkien, dans lequel c'est le nom (en anglais dans le texte ; en français, c'est Fondcombe) de la demeure des Elfes de la forêt. Ces influences seront encore plus présentes sur l'album suivant, mais ça, j'aurai l'occasion d'en reparler dans deux jours. Le morceau-titre parle, lui, des expériences de jeunesse de Peart, qui avait quitté le Canada pour Londres, au début de sa carrière musicale. 

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Lee, Peart, Lifeson en plein rush (ah ah ah)

Pour une raison que j'ignore, en vinyle, les albums de Rush ne sont pas des plus faciles à dénicher. Peu ont été réédités (les  premiers, en tout cas, non), et pour un pressage d'occasion, il faut parfois ne pas craindre de payer 30 euros, voire plus. Pour cet album, j'ai eu du bol : 30 euros pour un pressage ricain d'époque en état impeccable. Le seul vendeur qui le proposait sur Rakuten, ou pas loin, inutile de dire que je n'ai pas réfléchi longtemps avant de cliquer sur "commander". Ce deuxième album de Rush est une belle, très belle réussite (In The End, Making Memories), nettement meilleur que le précédent opus qui, pourtant, était déjà très bien. Le groupe a trouvé son style, ses marques. Que vaudra le suivant, dont je peux déjà vous donner le titre (Caress Of Steel) ? Réponse dans deux jours !

FACE A

Anthem

Best I Can

Beneath, Between & Behind

By-Tor & The Snow Dog : 

I/At The Tobes Of Hades

II/Across The Styx

III/Of The Battle :

a) Challenge And Defiance

b) 7/4 War Furor

c) Aftermath

d) Hymn Of Triumph

IV/Epilogue

FACE B

Fly By Night

Making Memories

Rivendell

In The End