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Et maintenant place à la discographie d'un des groupes les plus cultes de sa génération (si ce n'est le plus culte), j'ai nommé The Smiths:

1The Smiths (1984): Premier album sorti après quelques singles et déjà tout est là: les guitares de Jonnhy Marr, la voix si particulière mais sublime de Morrisey, et ses textes mélancoliques et/ou romantiques. On a déjà quelques classiques du groupe tel que This Charming Man, What Difference Does It Makes ou encore Reel Around The Fountain, cette dernière chanson ayant d'ailleurs était suspectée de parler de pédophilie. Une autre chanson, Suffer Little Children, fait référence à de sordides meurtres d'enfants commis dans les années soixantes. Les smiths ne font pas dans la dentelle en ce qui concerne les sujets abordés dans leurs chansons. Miserable Lie est une chanson qui retient particulièrement mon attention: elle commence de manière assez calme et superbe, mais s'emballe en deuxième partie notamment à cause de morrissey qui en fait des caisses. Dommage car le début de la chanson est juste tuant. La pochette, rosée, est une photographie tirée d'un film d'Andy Wharol, Flesh. Au final un classique, mais le meilleur reste à venir.

 

 

 

 

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Hatfull Of Hollow (1984): Une compilation regroupant des faces B ainsi que quelques chansons déjà présente sur le premier album. Un disque tout sauf obsolète, contenant de nombreuses merveilles, dont la célèbre chanson How Soon Is Now?, classique absolu du groupe, qui était à la base la face B du single William It Was Really Nothing, qui ouvre d'ailleurs l'album. Morrissey, qui n'était pas satisfait de l'album éponyme, considère cette compilation comme le premier véritable album des smiths, et dans un sens, force est de constater que cette compilation enterre le pourtant remarquable album éponyme. C'est simple: prenez le meilleur de l'album rose, ajoutez des singles et des faces B tuantes et vous obtenez Hatful Of Hollow. Et encore il n'y a pas vraiment de doublons puisque les chansons déjà présente sur l'album éponyme sont ici présente dans des versions alternatives, enregistrées pour beaucoup d'entre elles à la BBC. C'est le cas de Reel Around The Fountain, Still Ill, This Charming Man, ou encore Handsome Devil. À nouveau, on a une pochette photographique, une photo tirée il me semble d'un article du quotidien Libération datant de 1983. Au final, un peu moins d'une heure de musique, et un chef d'oeuvre.

 

 

 

 

6a0128769a17f0970c01348007e7eb970cMeat Is Murder (1985): Deuxième "véritable" album, et pour moi il s'agit de leur sommet. Pourtant il s'agit d'un album plus difficile d'accès que le précédent ou que le suivant. Cela est dût en grande partie au fait que l'album est assez sombre et mélancolique, et ne contiendra qu'un seul single, la ballade That Joke Isn't Funny Anymore, sublime. Après, l'album sera tout de même un gros succès,  numéro 1 des charts en angleterre pendant treize semaines (je crois d'ailleurs qu'il sera leur seul album à atteindre cette place) et des chansons comme The Headmaster Ritual, la chanson titre, ou encore Barbarism Begins At Home peuvent être considérées comme des classiques du groupe. La dernière citée s'ouvre sur un riff de guitare mémorable signé Johnny Marr et la basse distille un rythme rappelant... la funk! Et oui les smiths sont un groupe étonnant! Cette fois pour la pochette le groupe a choisi une vieille photo datant des annéers 60, et ayant servi à la base de promotion en faveur de la guerre au vietnam: "Make war not love" était écrit sur le casque du soldat représenté. Le groupe a changé l'inscription et a écrit "Meat Is Murder", d'après une idée de Morrissey, ce dernier étant végétarien, ainsi qu'un fervent défenseur des animaux. À noter que l'illustration ci- contre est celle du cd, la pochette du vinyle représentant la même photo mais en quatre vignettes. Autre différence: la présence sur les dernières éditions du single How Soon Is Now?, absent de l'album initial. Au final, un chef d'oeuvre, à ranger parmi les grands classiques du rock.

 

 

thThe Queen Is Dead (1986): Pour beaucoup de personnes (en fait pour quasiment tout le monde), cet album est le sommet absolu et intouchable du groupe. Faut dire que l'album a de sérieux arguments pour prétendre à ce titre: déjà, la pochette, culte, est une photo d'alain delon gisant, tirée du film L'insoumis de 1964. Et il y a les chansons! Et là que dire... Sur les dix chansons qui composent l'album quatre, voir même cinq, peuvent être considérées comme des classiques du groupe! Et quels classiques! I Know It's Over et There Is A Light That Never Goes Out sont des ballades déchirantes (surtout la deuxième), The Queen Is Dead est une critique pleine d'humour sur la royauté en angleterre, et Bigmouth Strikes Again est une chanson bien énergique, le genre de chanson qui vous reste en tête toute la journée. On rajoute à cela The Boy With The Thorn In His Side, chanson pop/rock d'exellente facture, et on a là l'ensemble des titres essentiels de cet album. Après les autres chansons ne sont pas à jeter pour autant! Cemetery Gates et Some Girls Are Bigger Than Others notamment sont excellente. Seule Vicar In A Tutu ne me plait pas ici, mais j'arrive à la supporter ce qui n'était pas le cas avant. Au final un disque plein de mélancolie, très (trop?) homogène, et un chef d'oeuvre de plus, un des meilleurs albums rock des années 80 avec le précédent, que je préfère mais de très peu.

 

 

hi_1987_louder12_1-300x300Louder Than Bombs (1987): Un double album et à nouveau une compilation, sortie en mars 1987 alors que le groupe est déjà quasiment mort. Elle est composée de chansons sorties uniquement en single, ainsi que des faces B, et des versions alternatives. On y trouve encore une fois d'exellente chansons, comme le single Panic, ou encore Shakespeare's Sister et Shoplifters Of The World Unite, deux chansons bien rock où johnny Marr fait des merveilles. Néanmoins on trouve aussi pas mal de chansons assez mineurs comme Golden Lights ou Rubber Ring, ainsi que que quelques chansons déjà présentent sur la compilation Hatefull Of Hollow  telle que William, It Was Really Nothing ou Hand In Glove. En guise de pochette, on a une photo de l'écrivaine Shelagh Delaney, publiée à l'origine dans le Saturday Evening Post. Je n'ai pas grand choses à dire de plus sur cette compilation, elle n'est pas indispensable mais si vous êtes comme moi fan du groupe elle se révèlera être un bon petit complèment. À la base elle était surtout destinée au marché américain mais le succès fera qu'elle sortira aussi en europe et notamment en angleterre rendant par ailleurs complètement obsolète une autre compilation sorti à l'époque uniquement en angleterre: The World Won't Listen.

 

 

 

the-Smiths-album-the-smiths-974035_455_455Strangeways, Here We Come (1987): Quatrième et ultime album studio du groupe, sorti de manière posthume peu de temps après sa dissolution. Les smiths sont alors au sommet de leur popularité, mais des tensions internes entre les différents membres du groupe, et surtout entre Johnny Marr et Morrissey aboutira à la séparation du groupe. Cet album est donc le dernier d'un groupe qui aura marqué son époque. On y trouve encore des classiques: Stop Me If You Think You've Heard This One Before, I Started Something I Couldn't Finish et Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me. Néanmoins aucun véritable tube sur cet album qui contraste avec les trois précédents, tout en s'inscrivant dans une certaine continuité: Morrissey semble discret au niveau vocal, il ne semble jamais en faire trop, et on trouve sur cet album de nombreux synthétiseurs, chose finalement assez rare pour ne pas dire inédite chez les Smiths. Moins cité que The Queen Is Dead, Strangeways, Here We Come est pourtant un album qui n'a rien à envier à son prédécesseur. Il s'en dégage un parfum d'onirisme et de réverie, et malgré quelques titres un peu en dessous du niveau général, l'album tient bien la durée. D'ailleurs, pour le groupe, il s'agit de leur meilleur album. Personellement je préfère Meat Is Murder qui reste mon grand chouchou mais je place cet album au même niveau que Hatefull Of Hollow voir légèrement au dessus soit un exellent niveau! Pour la pochette le groupe fait dans l'originalité puisqu'il s'agit encore une fois d'une photographie! Cette fois c'est une photo de Richard Davalos tirée du film À l'Est d'Eden. Bref un indispensable de plus!

 

TheSmiths-RankRank (1988): Un album live paru de manière posthume un an après la séparation du groupe. C'est l'actrice Alexandra Bastedo, dont Morrissey était fan, qui est représentée sur la pochette. Enregistré à Londres au National Ballroom par la BBC, il s'agit du seul et unique album live du groupe (je ne compte évidemment pas les bootlegs). Il est donc d'autant plus important puisqu'il s'agit du seul témoignage live du groupe. Et le groupe assure! Panic, The Queen Is Dead ou encore Bigmouth Strikes Again prennent une toute autre dimension! Même Vicar In A Tutu que je n'apprécie pas trop dans sa version Studio passe bien ici! Morrissey est en forme olympique, Johnny Marr aussi, et les membres restant font tout sauf de la figuration. Mais malgré tout ça Rank est un live un peu frustrant: il ne dure même pas une heure, ce qui pour un album live est vraiment cours, et de nombreux classqies sont aux abonnés absents. Pas de This Charming Man, de How Soon Is Now?, de What Difference Does It Makes, ni de There Is A Light That Never Goes Out. En bref si vous êtes fan encore une fois c'est indispensable, et si vous ne l'êtes pas jetez-y quand même une oreille ça vaut quand même le coup!