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L'air de rien, Wonderful, Glorious est déjà le dixième album de Eels. On ne présente plus le "groupe" américain. D'ailleurs, peut-on réellement parler de groupe puisque Mark Oliver Everett, alias Mister E, chante, écrit et compose la quasi totalité de ses disques ?
En ce sens, Wonderful, Glorious est l'exception qui confirme la règle. En effet, pour cette dixième livraison, sortie en 2013, Mark Oliver Everett a fait appel à son groupe scénique pour composer les 13 morceaux de cette nouvelle "galette". Après la trilogie du loup solitaire, marquée par la sortie de Hombre Lobo: 12 songs of desire, End Times et Tomorrow Morning, Mister E continue sur sa lancée.

En effet, depuis quelques années, le chanteur et compositeur a montré un visage plus joyeux, à l'exception de End Times. Avec Hombre Lobo et Tomorrow Morning, Mark Oliver Everett a aussi exploré de nouvelles sonorités. Néanmoins, le songwritter semble avoir perdu (en partie) la flamme du passé. Certes, la trilogie du loup solitaire est loin d'être honteuse.
Elle est même de qualité, à défaut d'être exceptionnelle. En gros, on est loin de la qualité des tous premiers disques. C'est sans doute pour cette raison que Mister E a fait appel à ses musiciens pour composer Wonderful, Glorious.

C'est un concept à réitérer. Viblement, la participation de The Chet (guitare), Knuckles (batterie), Kool G Murder (basse) et P-Boo (guitare lui aussi) ont apporté une nouvelle source d'inspiration au groupe. Premier constat, la pochette du disque est marqué par une couleur orange assez vive. Elle a le mérite d'annoncer la tonalité de cet album, assez joyeux en l'occurrence.
Sur cette pochette, on voit aussi un avion larguer plusieurs bombes. Second constat: le disque est plus long qu'à l'accoutumée. Généralement, chez Eels, à quelques exceptions près, les albums n'excèdent pas les 40 minutes. Wonderful, Glorious s'étale sur une durée de presque 50 minutes.

Troisième et dernier constat: Wonderful, Glorious marque un retour à l'ambiance électrique de Souljacker. Ce n'est pas forcément une très bonne nouvelle. Personnellement, j'ai toujours eu un peu de mal avec Souljacker. Je le considère comme l'album le plus faible de la discographie de Eels, même si ça reste un disque plus qu'honorable.
Qu'à cela ne tienne, Wonderful, Glorious se montre supérieur à son modèle. On tient ici un vrai bon disque, en tout cas, un album solide et plus abouti que le fameux Souljacker. Wonderful, Glorious est à l'image de son concept.

C'est un album assez hétérogène et réalisé dans la bonne humeur. Dès le premier morceau, à savoir Bombs Aways, le disque a le mérite de présenter les hostilités. L'ambiance est donc assez rock mais avec de nombreuses variations sonores. La suite confirme cette tendance avec des riffs assez appuyés, à l'image des deux singles finalement que sont Peach Blossom et New Alphabet.
Parfois, Eels calme le jeu en plaçant un morceau plus calme, parfaitement intercalé entre des titres beaucoup plus rock. Bref, Wonderful, Glorious possède de solides arguments. A défaut de devenir une référence incontournable dans la discographie de Eels, Wonderful, Glorious reste un bon, voire même un très bon disque. C'est déjà pas mal.

Liste des titres:

 

  1. Bombs Away
  2. Kinda Fuzzy
  3. Accident Prone
  4. Peach Blossom
  5. On the Ropes
  6. The Turnaround
  7. New Alphabet
  8. Stick Together
  9. True Original
  10. Open My Present
  11. You’re My Friend
  12. I Am Building a Shine
  13. Wonderful, Glorious