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Revoilà Dream Theater, groupe de metal progressif américain (fondé en 1989, toujours actif) sur le blog ! Pour la troisième fois, et pour le moment, pour la dernière fois. Après avoir abordé Images And Words (1992) et l'EP A Change Of Seasons (1995, un EP bien long, d'ailleurs : il dure quasiment une heure !), j'ai décidé, pour cette dernière (pour le moment, en tout cas, et en ce qui me concerne) chronique au sujet du groupe, d'aborder un album sorti en 2003. Un disque nettement plus metal et sombre que de coutume, et ça, j'ai envie de dire qu'on le sent rien qu'à regarder la pochette dudit album : elle est noire (en noir & blanc, en fait), on y voit une sortie de tunnel avec un oeil dans le sol, des arbres, des corbeaux... Ambiance black-metal ! Pourtant, ce n'est absolument pas un disque de black-metal, rien à voir. Mais Train Of Thought (tel est le nom de l'album) est un disque plus sombre et métallique que de coutume, on y trouve des ambiances progressives et des claviers, certes, mais moins que sur, par exemple, Images And Words (qui fait très Iron Maiden période Seventh Son Of A Seventh Son). Train Of Thought aussi fait très Iron Maiden, mais période The X Factor (1995), autrement dit, pour les connaisseurs en Maiden, la période la plus sombre et violente du groupe. Dream Theater est, sur ce disque, constitué de James LaBrie (chant), Mike Portnoy (batterie), John Petrucci (guitare, choeurs), John Myung (basse) et Jordan Rudess (claviers). L'album est produit par Portnoy et Petrucci, et contient 7 titres. Pour un total de 69 minutes ! C'est bien simple, 5 des 7 titres atteignent ou dépassent la dizaine de minutes... Mais le morceau le plus court (Vacant) n'en fait pas trois !

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Dire donc de Train Of Thought qu'il est facile à écouter est une connerie. Non, l'album n'est pas facile à écouter. La première fois qu'on le glisse dans le lecteur, on se dit qu'on va démarrer l'écoute par un morceau relativement court (7,45 minutes, une paille ! Il s'agit du remarquable As I Am, au fait, morceau qui démarre par le final (?!?! oui, vous avez bien lu) orchestral de l'album précédent, Six Degrees Of Inner Turbulence), et qu'ensuite, on va avoir droit à une enfoutrade de chansons de 10 à 11 minutes chacune (à noter que la deuxième chanson, This Dying Soul, offre les quatrième et cinquième parties d'une suite de morceaux que Dream Theater offre au compte-gouttes, d'album en album, ce qui explique ici les numérotations IV et V ; les parties I, II et III sont sur les précédents albums, et à ce jour, il y à 12 parties, les dernières sur l'album Black Clouds & Silver Linings de 2009), avec le court Vacant de 2,57 minutes en guise de petite pause (tuuuuu parles !) avant les 11 minutes et quelques de l'instrumental Stream Of Consciousness et le final In The Name Of God (grandiose, au fait) de 14 minutes et autant de secondes. Il faut s'accrocher. Mais l'album est vraiment réussi, et offre d'excellentes chansons, comme Honor Thy Father, qui parle, en des termes assez méchants, du beau-père de Portnoy. Ou comme Vacant, qui parle de l'accident survenu à la fille du chanteur, James LaBrie, qui a sombré dans un coma, peu de temps avant son septième anniversaire. Bien triste et belle chanson.

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Interprétation époutouflante (LaBrie est un excellent chanteur), production terrible, morceaux de qualité, Train Of Thought est probablement un des meilleurs albums de Dream Theater. On peut juste regretter sa durée vraiment gargantuesque (mais il y à plus long dans le groupe !), ou plutôt, le fait que l'album ne contienne que sept titres, ce qui, rapport à sa durée de presque 70 minutes, est vraiment trop peu. On se rend d'autant plus compte de la durée pharaonique d'un album quand il contient peu de titres plutôt que quand il en contient 15 ou 20. Mais au final, malgré sa durée et la durée de ses morceaux (certains passent quand même très bien, comme Endless Sacrifice ou This Dying Soul), et malgré son ambiance sombre qui le rend parfois difficile à écouter, cet album est une réussite dans le genre.

As I Am

This Dying Soul (IV : Reflections Of Reality (Revisited)/V : Release)

Endless Sacrifice

Honor Thy Father

Vacant

Stream Of Consciousness

In The Name Of God