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Pour cette nouvelle chronique, je vais vous parler d'un groupe mythique. Sauf si vous avez vécu dans une grotte au fin fond de la papouasie, et même là bas vous auriez peu de chance d'y échapper complètement, il est impossible que vous ne connaissiez pas les Rolling Stones. Alors oui c'est vrai que le groupe aujourd'hui ressemble plus à un énorme produit marketing: Tournée gigantesques dans des stades qui ne le sont pas moins, et surtout pas de nouvel album studio depuis 2005 et l'excellent A Bigger Bang, Juste une compilation au titr ridicule (Grrr!) et à la pochette qui ne l'est pas moins, en 2012, et un live fin 2013. Mais merde on parle quand même d'un groupe qui de leurs débuts en 1962, jusqu'à la fin des années 70, aura eu un parcours quasi- sans fautes (discographiquement du moins), et qui sortira encore par la suite d'excellents albums, malgrés quelques faux pas. C'est le groupe des Glimmer Twins, Mick Jagger et Keith Richards, deux des figures les plus emblématiques du rock. C'est le groupe qui a accueillie en son sein Brian Jones, d'ailleurs le fondateur du groupe et premier leader de celui ci, un multi- instrumentiste de génie passionné par le blues et qui se perdra dans la drogue et la dépression, ce qui conduira à sa mort à 27 ans en 1969. Un groupe qui a sorti des albums légendaires: Aftermath, Beggar's Banquet, Let It Bleed, Sticky Fingers, Exit On Maint Street, Some Girls, Tatoo You, Out Of Our Heads,... Les Rolling Stones c'est plus de 50 ans d'histoire, de musique, de conflits, de drogues, de rires, de larmes, de gloire, de déclin, de renaissance,... Plus d'un demi siècle de rock en gros.

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Bon maintenant que nous avons un peu parlé des Stones, parlons un peu de l'album, non? Out Of our Head est un album important, un tournant dans la carrière des pierres qui roulent. L'album est le troisième du groupe (enfin... le cinquième si on compte les versions us et uk des précédents albums),et leur premier vrai classique (leur premier ne pouvant être considéré comme tel que parce qu'il est le premier justement).  Avec leur deux (euh trois? quatre?) premiers albums, les Rolling Stones avaient surtout fait des reprises de standards du blues et du rock'n'roll, reprenanr entre autre Chuck Berry, Solomon Burke ou encore Willie Dixon. Les premières compositions de Mick Jagger et Keith Richards ne laissent en rien deviner ce que le groupe fera dès cet album, à savoir pondre des classiques parmi les classiques. Encore une fois, l'album est sortie en deux versions: une anglaise et une américaine. Vous pouvez d'hors et déjà oublier la version anglaise, désormais quasiment introuvable, et ne contenant aucun des classiques de la version américaine. Concernant la pochette, c'est une photo du groupe en gros plan, apparement prise en plongée avec en arrière plan tout au fon Mick Jagger, ensuite plus en avant plan le bassiste Bill Wyman et le batteur Charlie Watts, et enfin au premier plan Brian Jones et surtout Keith Richards, le seul que l'on voit complétement Une pochette assez sobre, bien loin du délire psychédélique de Their Satanic Majesties Request ou de la braguette de Sticky Fingers. Concernant la pochette de l'édition anglaise, il s'agit d'e la même pochette que celle de December's Children, sorti uniquement aux états- unis. Voilà en gros pour le contenant.

The+Rolling+Stones+Stones1960s

L'album est court: environ 34 minutes pour 12 chansons. Et parmis ces douzes chansons, six sont des reprises. Il faudra encore attendre un an et l'immense Aftermath pour que le groupe daigne enfin livrer un album constitué uniquement d'inédit. Mais c'est une autre histoire, et pour l'heure, Ils se sentent plus à l'aise avec des reprises. Et quelles reprises! Dans une veine blues/rock'n'roll, ils reprennet avec une aisance déconcertante marvin gaye avec Hitch Hike, Sam Cooke  avec Good Times ou encore Cry To Me de Bert Russell. Ces reprises sont toutes très réussis, tout au plus je ne suis pas plus fan que ça de I'm Alright mais la chanson n'est pas ratée pour autant. Après, Out Of Our Heads est l'occasion pour les stones de composer, non pas comme je l'ai dit leurs premières chansons, mais leurs premières chansons importantes. Parmi les réussites que l'on trouve dans l'album, on citera The Under Assistant West Coast Promotion Man, One More Try ou encore Play With Fire. À noter que cette dernière (aisni que The Under...) sont créditées aux noms de Nanker Pheldge, un nom que le groupe utilisait de 1962 à 1965 quand il s'agissait d'une composition du groupe dans son ensemble. Le nom vient apparement d'un colocataire des stones quand ils vivaient dans le quartier d'Edith Grove à Londre, et qui'appelait James Pheldge, et ils faisaient des concours de grimaces ensembles et en anglais grimace se dit Nanker, d'où le nom. voilà pour l'anecdote. The Last Time est une chanson importante car elle sera la première chanson des Stones (enfin leur première originale) à se classer numéro 1 en angleterre. Bien des années plus tard, le groupe de Britpop The Verve utilisera le riff en version symphonique pour leur chanson Bitter Sweat Symphony (ce qui leurs vaudra pas mal d'emmerdes au passage), preuve que la chanson est une des plus emblématique du début de carrière des Stones.

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Mais Out Of Our Heads contient surtout UNE chanson parmis les plus cults du groupe et même parmis les plus cultes de la musique enregistrée, je veux bien sûr parler de (I Can't Get No) Satisfaction. Une chanson qui va devenir un hymne, une des 10 plus grandes chansons rock les plu connus à travers le monde. La chanson est construit autour d'un riff légendaire trouvé par Keith Richards et est le fruit d'une histoire assez amusante, racontée par le maître lui- même: Un soir à l'hotel, il enregistre ce qui deviendra le riff de la chanson sur un magnetophone puis s'endort... sans eteindre le magnetophone. Du coup à son réveil, il se retrouve avec deux minutes de Satisfaction et 40 minutes de ronflements! Toujours est il qu'il va donc la proposer au groupe et notamment à Mick Jagger qui va écrire des paroles (et trouver le titre), concernant la société de consommation et l'aliénation qu'elle peut engendrer, avec des référence également à la sexualité ce qui avait fait scandale à l'époque. Un effet de son saturé sera mit sur la guitare au moyen d'une pédale fuzz, et contrairement à ce que l'on pourrait penser ça n'est pas Keith Richards qui a eu cette idée: lui voulait utiliser des cuivres, pour un résultat plus Rhytm'n'blues que rock. Il était loin de s'imaginer de quel monstre sacré il était en train d'accoucher.... Une chanson parfaite dans son genre, et qui sera reprises par de nombreux artistes, notamment par Otis Redding en 1965, quelques mois seulement après la sortie de l'originale, dnas une version Soul/Rhytm'n'blues avec des cuivres come le souhaitait Keith Richards! Otis en changera néanmoins certaines paroles car il disaitne pas les connaître dans leur intégralité. Une version absolument sublime au passage, et il me semble que les Stones l'avaient trouvé supérieur à leur version, qui ouvrait la face B du vinyl de la version américaine.

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Au final on peut dire qu'avec Out Of Our Heads, les Stones ont prouvé qu'ils avaient leur place dans la cours des (très) grands. Eux qui n'était alors qu'un simple groupe de rock'n'roll, ils vont dès cet album commençer une ascension jusqu'aux  plus hauts sommets. Cet album c'est le point de départ du règne des Stones, et leurs albums suivants ne feront que confirmer qu'ils méritent leur titre, du moins jusqu'à l'album Some Girls, de "Plus grand groupe de rock au monde". Entre temps ils auront perdu Brian Jones, et deux guitaristes lui succéderont: Mick Taylor qui partira à son tour (mais lui heureusement est toujours en vie) en 1975, puis Ron Wood, toujours présent aujourd'hui. Out Of Our Heads est donc un album que tout fan de rock qui se respecte se doit de posséder chez lui. Pas seulement parce qu'il contient Satisfaction, même si la présence d'une telle chanson sur un disque justifie à elle seul l'achat du disque, mais aussi parce qu'il fait partie des albums majeurs des années soixantes, une période qui a vu naître et mourir un nombre incalculables de grands albums, de grandes chansons, et de grands artistes. Et les Stones en font indéniablement partis. Pour le meilleur et pour le pire ils sont sorti des terrains battus du blues pour ensuite mieux y revenir. pour le meilleur et pour le pire ils ont conquérit le monde. Pour le meilleur et pour le pire, ils sont encore là, après un demi- siècle.

Face A

Mercy,Mercy

Hitch Like

The Last Time

That's How Strong My Love Is

Good Times

I'm Alright

Face B

(I Can't Get No) Satisfaction

Cry To Me

The Under Assistant West Coast Promotion Man

Play With Fire

The Spider And The Fly

One More Try