0004228167212_600

Débutons cette chronique par un euphémisme: Jacques Brel était un grand homme, un grand artiste, et cet album est très important dans sa carrière. Voilà.... Faut dire que cet album a marqué un tournant dans la carrière de Brel, faisant de lui un chanteur connu et reconnu par ses pairs. Il est sorti en 1959 et à l'époque Brel n'était clairement pas le monstre sacré qu'il deviendra plus tard et qu'il est encore aujourd'hui. Ses trois premiers disques, sans être mauvais, ne sont clairement pas des oeuvres marquantes et malgré le succès de sa chanson Quand on a que l'amour (sublime, par ailleurs), Brel peine a trouver sa place parmi les chanteurs de l'époque. Mais ça ne saurait tarder... Car en 1959, sort le quatrième album du belge, qui va tout changer pour brel, le propulsant sur le devant de la scène et le faisant entrer dans la cours des (très) grands de la chanson francophone. Un album généralement appelé Jacques Brel n°4, ou plus souvent "La valse à milles temps" du nom de la première chanson. Trois morceaux, dont un en particulier, deviendront des intouchables breliens, des chansons cultes. Dès lors, Brel enchainera les réussites, se dépassant à chaque nouvel album.

podcast_jacques-brel_a_0

 L'album est court, à peine 31 minutes mais est une réussite quasi totale. Je ne suis personellement pas très fan d'Isabelle et de La Colombe mais ces chanson ne sont pas honteuses. Mais le reste, bon sang, que c'est bon! Entre le très drôle La Dame Patronesse, le triste Seul et la trop peu connu la mort, cet album aligne les perles comme sur un collier. La voix de Brel me fera toujours marrer sur le refrain de la dame patronesse: "Et un point à l'envers/ et un point à l'endroit/ un point pour saint joseph/ un point pour saint thomas". À côté de ces chansons on trouve trois classiques du chanteur belge. Tout d'abord La valse à mille temps,  qui est une... valse, mais façon jacques brel donc à la fois tendre, drôle et touchante. Le deuxième classique, il s'agit des Flamandes, chanson drôle, peut être même le premier classique drôle de tout le répértoire de Brel. Cette chanson est une charge contre justement les flamandes, brel se moque sans tabou de ces flamandes qui "dansent sans rien dire". Enfin, le dernier classique est une chanson tellement culte que tout le monde la connais: Ne Me Quittes Pas. LA chanson de Brel, clairement, définitivement. Une chanson qui sous ses aires de complainte amoureuse, se révèle être, selon les dires du chanteur lui- même, une chanson sur la lâcheté des hommes. "Laisse moi devenir/ l'ombre de ton ombre/ l'ombre de ta main/ l'ombre de ton chien"... ces paroles sont glaçante littéralement, car l'homme se fait ici l'esclave de ses ardeurs en s'offrant esclave de la femme. Le sommet de l'album et un des plus grands sommet de Brel.

Jacques+Brel

Au final, que dire de plus au sujet de cet album? Tout d'abord qu'il s'agit sans doute du premier album indispensable de Jacques Brel, et que dès lors le chanteur ne cessera plus jamais de sortir des grands disques: Les Bourgeois en 1962, Ces Gens-Là en 1965, ou encore Brel 67 en 1967. Il n'est cependant pas non plus le sommet absolu du chanteur, la faute à une chanson un peu en deça du reste ( isabelle), et à une durée d'album trop courte. Mais il n'en reste pas moins un indispensable pur qui aime jacques brel! Rien que pour cette cultissime chason dont je ne réécrirai pas le nom car je sais que vous savez de quelle chanson je parle. Et vous savez que je sais que vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous ne possédez pas encore ce disque.

La valse à milles temps

seul

la dame patronesse

je t'aime

ne me quittes pas

les flamandes

Isabelle

la mort

la tendresse

La colombe