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Le nom de The Kingsbury Manx ne vous évoque probablement pas grand chose. Et c'est normal puisqu'il s'agit d'un groupe de rock indépendant américain, dont les albums sont quasi introuvables en France. Néanmoins, les amateurs ou ceux qui voudraient découvrir ce groupe pourront trouver leurs disques sur des sites comme Amazon, Ebay ou Priceminister.
L'air de rien, avec The Fast Rise and Fall of the South, sorti en 2005, The Kinsbury Manx signe son cinquième album. Le groupe a débuté sa carrière en 2000 avec un disque éponyme.

Pour information, The Kingsbury Manx a même sorti un nouvel album en 2013, à savoir The Bronze Age. Difficile réellement de définir le son de The Kingsbury Manx, qui oscille entre folk, pop rock, country et un univers assez mélancolique.
Clairement, les disques du groupe ne brillent pas par leur joie de vivre. D'ailleurs, au niveau des influences, The Kinsbury Manx s'apparente à un savoureux mélange entre Neil Young (en version acoustique) et certaines mélodies pop rock à la sauce "Beach Boys".

The Fast Rise and Fall of the South se divise donc en 13 titres pour une durée totale de 45 minutes et trente secondes environ. La pochette ne donne clairement pas envie de découvrir cette cinquième livraison puisqu'on y voit tout bêtement un arbre.
Sinon, c'est tout ? Oui, c'est tout, si ce n'est que la pochette indique évidemment le nom du groupe et le titre de ce nouvel opus. Avec les années, The Kinsbury Manx a acquis une certaine maturité et expérience musicale. Cela se ressent dès l'ouverture de The Fast Rise...

L'album commence avec Harness and Wheel, un morceau plutôt folk, qui cherche clairement à caresser les oreilles du public. Excellente entrée à la matière, Harness and Wheel est suivi par quatre morceaux absolument énormes, à savoir And What Fallout, What A Shame, Zero G et 1000 8 (tu parles d'un titre à la con !). D'ailleurs, le fameux What A shame fait figure de single en puissance.
Clairement, ce titre pourrait très bien passer à la radio et s'ouvre sur une magnifique introduction au piano. Encore une fois, à travers ces cinq premiers morceaux, le groupe dégage une tristesse insondable, sans pour autant sombrer dans une musique mieilleuse et racoleuse.

The Kingsbury Manx se distingue par un son qui lui est unique, une musique à la fois chaude et mélancolique et divers arrangements et instrumentations de toute beauté. Rien que pour ses cinq premiers morceaux, The Fast Rise... mérite largement la découverte.
Néanmoins, l'album baisse un peu le pied par la suite via des titres parfois un peu répétitifs. C'est par exemple le cas de Ruins, Nova et de Oh No, qui porte si bien son nom. Clairement, la dernière partie du disque est largement inférieure à la première.
Dommage, car The Kingsbury Manx possède un vrai potentiel, à savoir un véritable talent de composition et une âme supplémentaire qui font le charme d'un grand groupe en devenir.
En l'état, The Fast Rise... est juste un très bon disque. C'est déjà pas mal ! En tout cas, ce groupe américain mérite beaucoup mieux que l'indifférence générale. Personnellement, cet album me donne furieusement envie de découvrir le reste de la discographie du groupe.

 Liste des titres:

Harness and wheel
And what fallout !
What a shame
Zero G
1000 8
Snow angel dance
Greenland
900 years
Ruins
Nova
Oh no
Animations
Ol'mountainsides