B1

 Après un premier album assez décevant (hormis la magnifique chanson Sing), ce Leisure qui n'augurait de rien de vraiment révolutionnaire (un peu comme le premier Radiohead), Blur sort, en 1993, son deuxième opus. Modern Life Is Rubbish ('la vie moderne, c'est de l'ordure'), tel est son titre, et sa pochette, magnifique (la plus belle du groupe ?) représente un train à vapeur lancé à vive allure. Pas une photo, mais une peinture (de même que dans le livret, voir ci-dessous, on voit les quatre Blur assis sur une banquette, dans un train, et c'est aussi une peinture, ou un dessin, tout du moins). Rien de vraiment moderne dans l'artwork, histoire d'en rajouter sur le titre provocateur de l'album ! Le groupe est constitué de Damon Albarn (chant, quelques claviers), Graham Coxon (guitare, choeurs), Alex James (basse) et Dave Rowntree (batterie), le line-up ne changera jamais jusqu'au split du groupe en 2003. L'album offre 14 titres (16 en comptant les deux intermèdes) pour un tout petit peu moins d'une heure (58 minutes). L'album est produit par le groupe, Steve Lovell, Stephen Street et John Smith et fait partie des jalons de la scène britpop des années 90. Un an avant Definitely Maybe d'Oasis et Parklife... de Blur, qui sont aussi des jalons du genre (et je ne parle pas de tous ces grands disques de britpop sortis en 1995, dont un Oasis, un Pulp et un The Verve...mais pas celui de Blur, en revanche).

B2

S'ouvrant sur un For Tomorrow remarquable, Modern Life Is Rubbish est un des meilleurs albums de Blur, et il m'a fallu du temps pour le comprendre. Au départ, je n'en étais pas très fan, de ce disque, lui préfèrant amplement Parklife (c'est toujours le cas, Parklife est le sommet du groupe) et 13. Mais je dois dire que maintenant, j'apprécie ce disque mieux que tous les autres (Parklife exceptés) de Blur ; je ne suis plus aussi amateur de Blur qu'avant, même si je suis passé par une phase rhâââ non, j'en peux plus de la bande à Albarn et Coxon et que cette phase est terminée, je redécouvre légèrement le groupe rival d'Oasis en ce moment. N'attendez pas des nouvelles chroniques de tous leurs albums, j'en referai sans aucun doute une pour The Great Escape et Parklife (voire 13), mais c'est pas sûr à 100%. Modern Life Is Rubbish, c'est différent : je ne l'avais tout simplement pas abordé sur le blog jusqu'à maintenant. Si si. How could I be such a fool ?, comme le chantaient les Mothers Of Invention de Zappa en 1966. L'album offre vraiment des merveilles : Star Shaped, For Tomorrow, Miss America, Resigned, Blue Jeans, Sunday Sunday, Oily WaterColin Zeal... La production est épatante, le chant plein de morgue typiquement britannique de Damon Albarn est remarquable, les guitares de Coxon sont parfaites...

B3

Bien que Parklife soit encore plus réussi (et cartonneur), Modern Life Is Rubbish est une réussite majeure de Blur et de la britpop, leur deuxième meilleur album et un des meilleurs albums de ce courant britannique des 90's. Chansons remarquables, ambiance très british, production éclatante, durée pas trop longue (enfin, quasiment une heure, mais ça passe vraiment bien), ce disque est vraiment sublime, et je me demande comment j'ai pu faire, autrefois, pour ne pas l'aimer et le classer dans les (rarissimes !) mauvais opus de Blur. En fait, Blur n'a fait qu'un seul mauvais disque, The Great Escape, et un de plutôt moyen, Leisure, mais dans l'ensemble, c'est un des meilleurs groupes de son époque et de son pays, point barre. Modern Life Is Rubbish est recommandé si vous aimez la britpop. Comment ne pourrait-il l'être pas, d'ailleurs ?

For Tomorrow

Advert

Colin Zeal

Pressure On Julian

Star Shaped

Blue Jeans

Chemical World

INTERMISSION

Sunday Sunday

Oily Water

Miss America

Villa Rosie

Coping

Turn It Up

Resigned

COMMERCIAL BREAK