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Place maintenant à la discographie studio détaillée d'un groupe que personnellement je n'aime pas trop, à deux-trois albums près : les Red Hot Chili Peppers !

Red_Hot_Chili_Peppers_-_The_Red_Hot_Chili_Peppers-frontThe Red Hot Chili Peppers (1984) : On ne va pas se mentir : c'est calamiteux. Album le plus court du groupe, et tant mieux. Il dure un peu moins de 33 minutes, ce qui est vraiment court par rapport à pas mal des autres albums du groupe (prenez ce disque et le suivant, additionnez leurs durées, et vous avez celle de Blood Sugar Sex Magik, leur album de 1991). Rien à sauver de ce coup d'essai sorti, de plus, sous une affligeante pochette bien dans l'époque graffiti des années 80. Je ne le recommande même pas aux fans, c'est dire, d'autant plus que je n'en suis pas un (de fan)...

RHCP1Freaky Styley (1985) : Le grand, l'illustre (et le totalement barré, une sorte de Frank Zappa black et funky) George Clinton, leader de Parliament et Funkadelic, à la production de ce deuxième album qui ne sera pas un succès commercial, mais est probablement un des meilleurs albums des Red Hots. Un album vraiment sympa, très funky (le plus funky du groupe ?), un disque plus long que le précédent, mais ne durant toutefois que 40 minutes, pour 14 titres, trois d'entre eux (voire quatre, je crois) ne font pas 2 minutes, deux autres en font d'1 (dont un titre de...13 secondes ! Si !). Au final, Freaky Styley, ça me tue de le dire, est très bon.

red-hot-chili-peppers-rhcp-uplift-mofo-party-planThe Uplift Mofo Party Plan (1987) : 37 minutes de funk/pop/rock plus ou moins psyché, encore une pochette assez rigolote mais foirée. L'album n'atteint pas la réussite du précédent, mais est meilleur que le premier et que certains des suivants. Dernier album avec le guitariste israëlo-américain Hillel Slovak, et ce, par la force des choses. Certains voient en ce disque le chant du cygne des Red Hot Chili Peppers originaux, avant le grand chambardement qui fera d'eux des stars (en 1987, ce n'est clairement pas encore le cas). Pourquoi pas...

RHCP4Mother's Milk (1989) : 1988, le groupe se sépare de leur batteur Jack Irons, et recrute celui qui, en 2013, est toujours avec eux, Chad Smith. 1988, ils perdent, surtout, leur guitariste Hillel Slovak, mort d'overdose. Flea, le bassiste, ne s'en remettra que difficilement. Le groupe, qui dédie ce disque à Slovak, recrute John Frusciante. Mother's Milk sort en 1989 ; une reprise efficace du Fire d'Hendrix, une autre (un tube) du Higher Ground de Stevie Wonder. L'album est plus pop que de coutume, et se vend bien. Le dernier disque avant la consécration mondiale. Le disque est pas mal, sans pour autant faire sauter les braguettes par la force du son. Le dernier album court du groupe : 45 minutes. Le bon vieux temps...

49761826_pBlood Sugar Sex Magik (1991) : Le groupe prend pleinement conscience qu'avec le format CD, on peut mettre plus de musique que sur un vinyle. Sorti en 1991, best-seller mondial, cet album offre 17 titres pour quasiment 74 minutes ! Autant le dire, c'est putain de beaucoup trop, d'autant plus qu'au moins la moitié des titres est d'un niveau assez quelconque (et la production de Rick Rubin, efficace pour 1991, a pris un coup dans l'aile, le disque m'est très difficilement appréciable aujourd'hui). Mais, mais, mais... Under The Bridge est sublime, Sir Psycho Sexy est pas mal, Suck My Kiss et I Could Have Lied sont excellentes, tout comme le morceau-titre. Un disque trop long, inégal, boursouflé, mais renfermant du bon.

44767613_pOne Hot Minute (1995) : Le groupe se sépare de Frusciante, accro à la came (Anthony Kiedis, le chanteur, est aussi accro, mais reste), en 1993 et recrute, à la place, Dave Navarro, de Jane's Addiction (paradoxe tuant : Navarro est aussi un camé notoire...). Le disque met du temps à se faire (largement plus d'un an, en plus du délai entre l'album et le précédent !), mais à sa sortie, il détonne. Très heavy, quasiment du hard-rock, One Hot Minute ne ressemble pas au son habituel des RHCP. Sans doute pour ça, c'est mon grand préféré, le seul que j'adore en fait. Navarro bouscule le style du groupe, mais il le bouscule un peu trop et ne se sentira pas à l'aise chez eux, il s'en ira après une tournée, et Frusciante reviendra vers 1998. Reste un disque à part dans leur discographie, une heure parfaite, un album sensationnel et tuant. Moyennement aimé des fans, il est celui que les non-fans préfèrent. Sublime pochette de Mark Ryden et chansons de choix (Deep Kick, Aeroplane, One Big Mob...).

49876098_pCalifornication (1995) : John Frusciante, guéri de son addiction (Kiedis aussi), revient en 1998, et ce nouvel album (15 chansons, 56 minutes), sous sa sublime pochette, sort un an plus tard. Colossal succès, un album rempli de tubes : la chanson-titre, Scar Tissue, Otherside... Un album ma foi très sympa, mais pas grandiose, meilleur que les suivants, moins bon que le précédent, Mother's Milk et Freaky Styley. Un RHCP dans la bonne moyenne et un des grands chouchous des fans et de la critique. On argumentera beaucoup sur le fait que, ça y est, les RHCP, les vrais, sont de retour, c'est un peu vite fait enterrer l'ère Dave Navarro... Le titre de l'album sera réutilisé comme titre pour une série TV avec David Duchovny, comme chacun le sait.

88339865_pBy The Way (2002) : On reprend la recette de Californication, en plus long (66 minutes), et en moins abouti. Entre The Zephyr's Song qui est nulle, Cabron qui est insupportable, l'album n'offre que peu de bonnes choses (By The Way, Venice Queen, Minor Thing...). Un cru assez passable, bien produit (Rick Rubin) mais très lent. De nouveaux fans arrivent, moins portés sur l'ancien son du groupe. Les fans de la première heure, eux, commencent à se casser. Pochette infâme signée Julian Schnabel.

red_hot_chili_peppers_live_in_hyde_parkLive In Hyde Park (2004) : Premier live en CD (un autre existe, mais en DVD), double. Dommage que ça soit de la tournée de By The Way, on trouve trop de titres de cet album médiocre ici. Sinon, dans l'ensemble, ça va. Mais un disque pour fans, surtout, et comme je n'en suis pas un... On sent que les Red Hots sont un groupe s'éclatant en live, ceci dit.

Red-Hot-Chili-Peppers-Stadium-ArcadiumStadium Arcadium (2006) : Il faudra attendre 2006 pour que le groupe sorte un double album studio, et ils n'ont pas fait les choses à moitié : 28 titres, 2 heures (une heure environ et 14 chansons par disque). Parmi les chansons, deux tubes qui, pendant quelques semaines (ou mois), marcheront bien, Dani California (qui reprend atrocement le riff de Purple Haze d'Hendrix à un moment donné) et l'insupportable Snow (quand Kiedis fait ses Hey hoooo this is what I saaaaaayyyyyyyyhoooooooo, j'ai juste envie de les lui foutre dans le cul, et de traviole pour que ça fasse plus mal encore). Dans l'ensemble, c'est trop long, bien produit, mais vraiment rempli de chansons insupportables. Même en version simple, Stadium Arcadium serait plus que médiocre, c'est dire...

RHCP7I'm With You (2011) : Une mouche à merde sur la pochette ; est-ce un signe, mon Dieu ? En plus, John Frusciante est parti, encore, et pour de bon, apparemment, cette fois. Le guitariste le remplaçant est pas mal, mais pas grandiose non plus : Josh Klinghoffer. Les chansons de cet I'm With You d'environ une heure de durée (ça peut encore aller, donc) sont, dans l'ensemble, assez pitoyables. Je ne sais pas si c'est pire que le précédent album ; après tout, Stadium Arcadium, lui, est double, et donc doublement enflant. Mais c'est pas bon, quoi, et si jamais ça devait être le dernier opus des RHCP, ils auront bien mal fini leur carrière...