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Après un premier album éponyme, qui faisait office de bombe nucléaire dans l'univers de la fusion et du metal, Rage Against The Machine (RATM) est de retour, avec Evil Empire, sorti en 1996. Inutile de préciser que cette seconde livraison est particulièrement attendue au tournant.
Ensuite, Zach de la Rocha et les siens ont fait patienter leurs fans. En effet, plus de quatre ans se sont écoulés entre leur premier album et ce second effort. Au moment de sa sortie, Evil Empire remportera un immense succès.

L'effet du premier album est toujours présent. Meilleur classement au US Billboard Peak et trois fois disque de platine, Evil Empire remporte donc le succès escompté. Reste à savoir si ce succès est à la hauteur de cette nouvelle galette. Au niveau de la durée, l'album s'étale sur 46 minutes environ et propose onze titres. Ce qui est assez peu finalement.
Toutefois, la durée du disque est plutôt idéale. 46 minutes, ce n'est pas trop mal en fin de compte, à condition de tenir les promesses annoncées.

Premier constat, la pochette est retoutablement moche. Affublée d'un fond de couleur jaune "pipi", la pochette montre fièrement un dessin représentant un jeune homme (ou plutôt un adolescent), déguisé en super héros, un "e" étant présent sur sa poitrine.
Le "e" est évidemment une allusion au titre du disque, donc Evil Empire. Déjà, cette pochette dénote clairement avec celle du premier disque, à savoir un homme qui brûlait dans des flammes. Clairement, la pochette du premier album en mettait plein la vue.

Celle d'Evil Empire est au mieux insignifiante et de très mauvais goût. Toutefois, vous le savez comme moi: une pochette ne fait pas la qualité d'un disque, et inversement. Le seul problème, c'est que là, en l'occurrence, la pochette est à l'image du disque.
En résumé, ce second effort est pire que nul et déçoit très fortement, surtout après les espoirs suscités par le premier disque. A la fin de l'album, la première question qui vient à l'esprit est: "Mais que s'est-il passé au sein de RATM pour sortir un disque aussi fade ?".

Autant le premier disque était réussi, autant celui-là est triste, nul, médiocre et ultra-répétitif ! Pourtant, Evil Empire commence plutôt bien avec People of the Sun et Bulls on Parade. En gros, ce sont presque les deux seules chansons à sauver de l'album.
Le reste est d'une banalité consternante. Difficile d'évoquer chacun des titres suivants puisqu'on a l'impression d'écouter plus ou moins la même chanson durant tout le disque. La production est loin d'être irréprochable également.

L'ensemble paraît finalement peu inspiré. On se croirait presque devant des chutes de studio. Que les choses soient claires: aucun morceau sur ce disque ne rivalise ou n'arrive à la cheville des titres présents sur le premier album. Certes, People of the Sun et Bulls on Parade sont plutôt agréables à entendre. Toutefois, on est à des années lumière du disque éponyme.
Qu'est devenu le groupe furieux, en colère et contestataire ? Dommage car le titre de ce nouvel album annonçait pourtant un disque engagé.

Evil Empire désigne évidemment les Etats-Unis, donc l'Empire du Mal. Evil Empire est aussi le terme utilisé par Ronald Reagan pour désigner l'Union Soviétique. Pour le reste, Evil Empire repose toujours sur la même formule, à savoir une introduction bâclée, un couplet faussement groove et un refrain pseudo dévastateur. Le seul problème, c'est qu'aucun morceau ne retient vraiment l'attention (en dehors évidemment de People of the Sun et de Bulls On Parade, comme je l'ai déjà souligné).
De ce fait, Evil Empire lasse rapidement. Pire encore, il est même difficile d'écouter le disque sur toute la longueur. On a presque envie de balancer son lecteur ou son poste radio. D'ailleurs, les critiques ne s'y tromperont pas. Evil Empire sera démoli par la presse musicale dans son ensemble.
Franchement, c'est vraiment mérité. Evil Empire est un disque beaucoup trop bancal pour susciter l'intérêt. Heureusement, RATM retrouvera son inspiration et toute son énergie avec l'album suivant, The Battle of Los Angeles.

Liste des titres:

People of the Sun
Bulls on parade
Vietnow
Revolver
Snakecharmer
Tire Me
Down Rodeo
Without a face
Wind Below
Roll Right
Year of tha Boomerang