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J'ai déjà eu l'occasion à maintes reprises de parler d'Elliott Smith sur ce blog, de son talent, son statut d'artiste maudit etc. Mais je n'avais fait qu'évoquer le groupe dont je vais vous parlez maintenant: Heatmiser, un groupe de rock indépendant principalement connu pour avoir était le groupe de Smith avant qu'il ne commence sa carrière solo. Le groupe se forme en 1990, et il est composé d'Elliott Smith au chant et à la guitare, Neil Gust également au chant et à la guitare, Sam Coomes à la basse et Tony Lash à la batterie mais aussi à la production. Le groupe durera six ans avant de se séparer, la raison principale étant que Smith, leader du groupe, voulait se consacrer pleinement à sa carrière solo. Le groupe sortira trois albums, aucun n'aura de succès on s'en doute vu que désormais la seule façon de connaître ce groupe est d'abord de connaître Elliott Smith. L'album que j'ai choisi d'aborder, Mic City Sons, est le troisième et dernier album du groupe, sorti en 1996, alors que Smith avait déjà deux albums solos sur son cv. Un album assez difficile à trouver, je l'ai dégoter pour ma part complétement par hasard, à gibert joseph (un magasin de cd/livres/dvd/vinyles neufs et d'occasion), à un euro, ce qui fait que je ne regrettes en rien mon achat, car si le disque n'est pas mauvais du tout, il ne tient la comparaison avec aucun des albums solos d'Elliott Smith.

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L'album dure une quarantaine de minutes pour 11 titres (plus un titre caché). Si en solo Smith s'illustrera par une folk tantôt épurée, tantôt agrémentée d'orchestrations complexes, avec Heatmiser c'est l'éléctricité qui prime. Alors entendons nous bien, ça ne veut pas dire qu'il s'agit d'un album bourrin, avec des riffs en veux- tu en voilà, non pas du tout. En fait, les chansons composées par Smith (car il n'est pas le seul, Neil Gust signe la moitié du disque), auraient très bien pu se retrouver sur son album éponyme de 1995. D'ailleurs, on retrouve cette touche de mélancolie propre au bonhomme, nottament sur Get Lucky, The Plainclothes Man ou encore le très réussi The Fix Is In. Quand aux compositions de Neil Gust, elle sont clairement en deça de celles de Smith, mais elles on le mérite de ne pas être de pâle copies de celles de son partenaire et certaines sont même tout à fait honorable comme Rest My Head Against The Wall . Les chansons sont plus aggressive, on comparera d'ailleurs l'albums à ceux de Fugazi un groupe hardcore des années 90. Après, que ça soit de la part de Smith ou de Gust, aucune chanson n'est réellement ratée, mais aucune non plus ne peut être qualifiée de réussite majeure. Les musiciens ne sont pas des manches, Gust chante bien et ses chansons sont correct, quand à Smith il à déjà prouvait ses talents de chanteur et de compositeur.

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Au final je n'ai pas grand chose à dire sur cet album. Si vous aimez Elliott Smith et que vous êtes un brin curieux il complétera votre collection de disques du bonhomme. Certe ça n'est pas un chef d'oeuvre et il est même fort probable que l'album ne vous laissera pas un souvenir marquant après la première écoute, mais on sent qu'il a été fait avec sincérité, et c'est déjà un très bon point. Un album honnête, agréable à écouter et qui se révèle au final assez attachant. Si vous aimez Elliott Smith vous devriez aimer cet album, qui n'entache en rien l'aura de cet artiste de génie.

Get Lucky

Plainclothes Man

Low Flying Jets

Rest My Head Against The Wall

The Fix Is In

Eagle Eye

Cruel Reminder

You Gotta Move

Pop In G

Blue Highway

See You Later

Half Right (morceau caché)