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Après avoir offert, ici, les résumés des discographies de George Harrison, Paul McCartney et John Lennon, place à celle, souvent moins glorieuse, et en tout cas moins connue, de Ringo Starr ! Moi qui avait dit dans un commentaire de l'article sur la discographie de McCartney que j'avais pas l'intention de faire celle de Ringo 'avant ma mort' (rassurez-vous, je vais bien, très bien, même)... comme quoi ! Comme toujours avec ce genre d'articles, se trouveront ici les albums studio et live officiels. Etant donné qu'il n'y en à que trois/quatre, j'ai décidé, exceptionnellement, de rajouter ici les compilations...

86497987_pSentimental Journey (1970) : En mars 70, Ringo sera le permier Beatle, en cette année qui verra la 'mort' officielle du groupe ('mort' pas encore annoncée en mars, mais tout le monde s'en doutait un peu), à sortir un disque solo. Il sera d'ailleurs le seul Beatle à en sortir deux (albums studios). Ce disque, son premier, donc, est entièrement constitué de reprises de standards anglais des années 30 à 50, Bye Bye Blackbird, Stardust, Night And Day, etc. Pas à la sauce pop, non ; très respectueux du style musical de ces chansons, en fait : orchestre, ambiance rétro, vaguement sirupeuse. 12 titres, 12 arrangeurs différents, comme Elmer Bernstein, George Martin, Quincy Jones, Klaus Voormann, Paul McCartney, Richard Perry... C'est un coup d'essai qui a, selon la légende, été fait par Ringo pour faire plaisir à sa mère. Et se faire plaisir, à lui. C'est, pour tout dire, assez dispensable, sauf si vous voulez avoir tout ce que les Beatles ont fait en solo (ou, en tout cas, pour les années 70). Mais Ringo fera pire. C'est écoutable.

86500693_pBeaucoups Of Blues (1970) : Ringo se barre à Nashville, avec Peter Drake, un musicien de country qu'il a rencontré pendant les sessions du All Things Must Pass de George Harrison. L'idée de Ringo (qui semble bien pensif et tristounet sur la pochette) ? Faire un disque de country, de la pure. 12 chansons, écrites par des ténors de la country, et quelques pointures du genre (Drake, Charlie McCoy, The Jordanaires) pour ce disque produit par Drake et offrant, sincèrement, de très belles chansons. Certes, tout n'y est pas exceptionnel, mais ce disque est un grand pas en avant après un Sentimental Journey assez étrange et moyen. Après ce disque, et si on excepte un ou deux singles en 1971/72, Ringo se consacrera surtout à une carrière d'acteur. Sincèrement, il n'aurait pas du... Mais il reviendra à la musique en 1973, avec...

86025069_pRingo (1973) : La consécration. Le disque à posséder absolument, concernant Ringo. Pensez donc : 10 titres, et pas moins de 7 immenses chansons (et les restantes sont pour le moins excellentes), avec un beau livret de dessins (illustrant les paroles) signés Klaus Voormann, et une pochette (pas de Voormann) à la Sgt. Pepper's... pour couronner le tout. Ringo est aussi, et il est en cela historique, le seul et unique album studio officiel post-Let It Be sur lequel participent tous les Beatles, même si ce n'est hélas jamais sur un seul et même morceau (Lennon et Macca ne joueront plus jamais ensemble sur un morceau commercialisé depuis 1970, par exemple). Mais ils sont tous là, et aussi une enculade de pointures : Marc Bolan, Harry Nilsson, Jim Keltner, Tom Scott, Linda McCartney, quasiment tout le Band (Robertson, Helm, Danko, Hudson ; seul Richard Manuel est absent), Nicky Hopkins... Lennon offre I'm The Greatest, Macca offre Six O'Clock, Harrison Photograph et Sunshine Life For Me (Sail Away Raymond), Ringo reprend, aussi, deux chansons (une de Randy Newman, Have You Seen My Baby ?, et une de Johnny Burnette, You're Sixteen, You're Beautiful (And You're Mine), extraordinaires. On peut aussi citer You And Me (Babe) qui a été coécrite par Mal Evans et Harrison, un final dantesque... Disque super-vendu à sa sortie, Ringo est de loin le sommet de Ringo Starr, un chef d'oeuvre, un album tout simplement essentiel.

86264948_pGoodnight Vienna (1974) : A partir de là, Ringo commence à décliner. De tous les côtés : musicalement, et aussi au niveau des pochettes d'albums (je sais, c'est un détail, mais tout de même). Enfin bon, Goodnight Vienna, enregistré peu après le succès de Ringo et reprenant la même formule gagnante (plein de potes musiciens autour de Ringo ; ici, seul Lennon reste, des Beatles, mais on a de nouveaux arrivants, comme Dr. John ou Elton John, qui offre une chanson, Snookeroo ; on a aussi James Newton Howard, Harry Nilsson, Chuck Findley, Jim Keltner...). Produit, comme le précédent opus, par Richard Perry, ce disque est moins bon que Ringo, c'est clair. On a quelques chansons assez fadasses, comme Easy For Me, Husbands And Wives, All By Myself. Mais on a aussi des  trucs formidables : Goodnight Vienna (et sa courte reprise en final) signée Lennon, la reprise vaguement reggae du standard des Platters Only You (And You Alone), la reprise du No No Song (chanson anti addictions) d'Hoyt Axton, ou bien encore Snookeroo et Occapella. La pochette pastiche une des scènes du classique de la SF Le Jour Où La Terre S'Arrêta (1951, je crois), en la colorisant et en remplaçant Michael Rennie par Ringo, dans le rôle de l'extra-terrestre pacifique Klaatu. Pas la meilleure idée de visuel d'album, mais j'aime bien, dans un sens ! Le titre de l'album signifie grosso modo c'est terminé, les gars. Un disque dans l'ensemble un peu mineur, mais meilleur que tout ce qui s'ensuivra.

86380617_pBlast From Your Past (1975) : Une compilation. 31 minutes (10 titres), autrement dit, c'est frustrant, car trop court, mais pas si incomplet que ça. Certes, on regrettera l'absence de Goodnight Vienna, Snookeroo et de You And Me (Babe), mais mis à part ça, Blast From Your Past est correct. Je l'aime énormément, d'ailleurs, je le possède en vinyle (les étiquettes de face proposent la pomme d'Apple, entière sur les deux faces, et rouge au lieu de verte !). A noter cependant que depuis les sorties CD de Ringo et Goodnight Vienna, ce disque est totalement inutile : les titres qui, en 1975, étaient disponibles en album uniquement sur cette compilation (Early 1970, It Don't Come Easy, Back Off Boogaloo) seront en effet proposés en bonus-tracks sur les versions CD des albums de 1973 et 1974. Et, en 2007, une compilation plus complète, Photograph, proposera notamment TOUT de ce premier best-of. Inutile de dire, donc, que ce best-of, sorti en CD en 1987, n'a jamais été réédité depuis la fin des années 80, et ne le sera vraisemblablement jamais. Au sujet des titres, on en a un de Beaucoups Of Blues (la chanson-titre), quatre de Ringo, deux de Goodnight Vienna, et les autres sont des singles (Back Off Boogaloo de 1972, It Don't Come Easy et sa face B Early 1970, de 1971). Musicalement, tout est, ici, fantastique, faisant de ce disque une réussite. Mais, paradoxe : tout en étant grandiose, Blast From Your Past, à moins d'être un collectionneur, est totalement obsolète et inutile désormais ; essentiel sans l'être, quoi !

01Ringo's Rotogravure (1976) : A sa sortie, ce disque était commercialisé, du moins dans sa première édition, avec une petite loupe pour pouvoir déchiffrer les nombreux graffitis lisibles sur son verso : une photo de la porte des studios d'Abbey Road, avc plein de mots gentils écrits par les fans. Une chouette idée, mais c'est bien la seule de potable ici, Rotogravure étant clairement le début de la fin pour Ringo. Il ne le sait pas encore, mais son Âge d'Or est fini, il a pris fin en 1975, bien résumé par le best-of abordé juste au-dessus. Là, c'est d'une platitude déconcernante, même si ce n'est pas encore le pire de ce que Ringo peut faire quand il essaie très fort. Mais cet album, désormais quasiment introuvable en CD comme une grande partie de ses albums (pas réédités depuis 1987/88, en gros... ses quatre premiers albums studio, eux, sont facilement trouvables, en tout cas, sur le Net, et à prix correct), et on ne va pas s'en plaindre, est vraiment médiocre.

02Ringo The 4th (1977) : Une des pires pochettes d'albums au monde, et un des pires, si ce n'est le pire, album(s) de Ringo Starr. Absolument rien à sauver de ce quatrième disque pop/rock (d'où le titre) mais sixième album studio de l'ex-batteur des Beatles. Enfin, bon, si, quand même une chanson à sauver : Drowning In The Sea Of Love, qui est très efficace dans son genre, et que j'aime beaucoup (si, si, j'assume). Ringo commence sérieusement sa descente aux Enfers : albums ratés et au succès insignifiant, critiques sévères, alcoolisme marqué... Une dizaine d'années dans la merde, en gros, et ça commence là, en 1977.

03Bad Boy (1978) : On ne tire pas sur une ambulance ; si Ringo The 4th est probablement son pire opus, Bad Boy est très près de le dépasser, c'est tout simplement atroce, abominable, d'une nullité sans nom... Allez, ça suffit...

04Stop And Smell The Roses (1981) : Une pochette qui m'a toujours fait hurler de rire : le regard de lover aux yeux de caniche sortant du toilettage de Ringo, qui se cache derrière des roses rouges, et ce titre d'album et de chanson ('Arrête-toi, prends le temps de respirer le parfum des roses')... Encore un ratage de la part de Ringo, même si c'est un peu meilleur que les deux précédents albums. En gros, c'est du niveau de Rotogravure... Premier album de Ringo depuis le décès de Lennon, je sais, c'est un détail, mais une page s'est tournée à cause de Mark Chapman le 9 décembre 1980, et Ringo fut, comme Macca et Harrison, durement touché par le décès de son pote. Ca se ressent un peu. Déjà que Ringo était dans un état proche de l'Ohio à l'époque (alcool...), mais ça s'arrangera pas pour lui avant la fin des années 80.

05Old Wave (1983) : Dernier disque studio de Ringo pour les années 80, cet album bien meilleur que les précédents, tout en étant d'un niveau inférieur à Goodnight Vienna (lequel n'est déjà pas d'un niveau exceptionnel, même si je l'aime beaucoup et sans honte), sera victime d'un gros coup du sort : des soucis de distribution, qui feront que l'album passera aussi inaperçu qu'une plume dans un poulailler. Un disque que tout le monde ou presque à oublié, sa pochette sobre et sans âme et son absence de grandes chansons n'arrangeront rien... Old Wave est un coup dans l'eau, encore un, et le pire, c'est que si l'album n'avait pas été si mal distribué, il aurait pu arranger les choses pour Ringo. Las, le mec est vraiment maudit...

06Starr Struck (1989) : Deuxième best-of de Ringo : la période 1976/1983. Autrement dit, rien à signaler, les mecs. Disque évidemment hors commerce depuis un an ou deux après sa sortie, ça veut tout dire...

07Ringo Starr & His All Starr Band (1990) : Pas moins de sept albums live sortiront, au cours des années 90 et 2000, concernant le All Starr Band, et cet album de 1990 est le premier. Qu'est le All Starr Band ? Un collectif live (aucun album studio à leur actif, c'est un groupe de concerts), une réunion d'anciennes gloires du rock et de la pop autour de Ringo, qui interprètent chacun leurs succès, entrecoupés de chansons de Ringo, évidemment. Ici, on a Rick Danko et Levon Helm du Band, Clarence Clemons du E-Street Band de Springsteen, Nils Lofgren du même groupe, Jim Keltner (batteur), Dr. John, Billy Preston, Joe Walsh (des Eagles)... Ringo offre Photograph ou It Don't Come Easy, Billy Preston Will It Go Round In Circles, Levon Helm The Weight, Dr. John Iko Iko, Clemons Quarter To Three... Musicalement, c'est pas mal, on passe de bons moments à écouter ça, mais ça ne révolutionne rien (heureusement, d'ailleurs, car ce n'est pas le but de ce collectif live ; leur but est de s'éclater en prouvant qu'ils peuvent encore le faire). Pour les porte-monnaies fragiles, une triple compilation réunissant le meilleur des premiers All Starr Band (cr ça varie en fonction des albums) existe depuis 2000, je l'aborde plus bas.

08Time Takes Time (1992) : Retour aux affaires pour Ringo, premier album studio en 9 ans. On l'avait quitté les fesses esquintées par plein de bides successifs. Time Takes Time, qui offre de bonnes chansons (Don't Go Where The Road Don't Go, Weight Of The World), est un disque correct. On peut même dire que c'est meilleur que Goodnight Vienna de 1974, en fait ! On notera une pochette qui, une fois n'est pas coutume, est réussie, sa plus belle depuis 1973. Ringo est plutôt en forme ici, mais le succès sera moindre ; le grand public a tendance à ignorer ses albums, pensant que Ringo n'est pas capable de faire de bons trucs. C'est vite oublier la période 1970/1975. Mais l'autre période, 1976/1983, aura fait beaucoup de mal, il faut le dire, même si le capital sympathie du bonhomme a toujours été très important. Bref, c'est pas mal.

09Ringo Starr & His All Starr Band : Live In Montreux (1993) : Quelle pochette de merde (et il y aura pire, voir ci-dessous). Sinon, voici le deuxième live du All Starr Band, et c'est meilleur que le précédent. Enregistré au Montreux Jazz Festival, on y entend Ringo chanter Back Off Boogaloo ou I'm The Greatest, ainsi que deux chansons de Time Takes Time (les deux que je cite dans le précédent paragraphe), on a aussi Tim B. Schmidt (I Can't Tell You Why) et Todd Rundgren (Black Maria)... C'est pas mal, encore une fois, sans être, encore une fois, bluffant. On écoute ça sans problème en fond sonore.

10Ringo Starr & His All Starr Band : Volume 1 (1997) : Malgré son titre, il n'y aura pas de Volume 2  ! Ringo nous offre notamment Yellow Submarine. On a aussi Felix Cavaliere des Rascals (Groovin'), Randy Bachman de Bachman Turner Overdrive (You Ain't See Nothin' Yet, notamment), ainsi que John Entwisle (Boris The Spider) des Who, Billy Preston... Une pochette pire que de coutume, ça fait vraiment affiche de bal des sapeurs-pompiers dans l'Ardèche, ou soirée Bingo avec animation musicale à Barneville-Carteret. L'album n'est pas ce que le ASB a fait de mieux, il faut le dire... Mais c'est écoutable. Enfin, privilégiez la compilation abordée plus bas...

11Vertical Man (1998) : Du niveau de Time Takes Time, voire même encore un petit peu meilleur. Pas pire, en tout cas ! Vertical Man est donc un album assez correct de Ringo, pas à écouter en top priorité, mais si vous avez tenu jusque là sans avoir envie de crier mais arrête de nous faire chier la bite avec ce mec, alors vous devriez l'écouter, au moins une fois.

12VH1 Storytellers (1998) : Un live capté à la TV, au cours de la fameuse émission Storytellers de VH1. Ringo seul, sans son All Starr Band. Le programme est sympathique : Back Off Boogaloo, Don't Pass Me By, Photograph, With A Little Help From My Friends, It Don't Come Easy, Love Me Do, Octopus's Garden ou bien encore The End. On a aussi des extraits de Vertical Man, comme King Of Broken Hearts ou What In The...World. Ringo est entouré de Joe Walsh (ex des Eagles) et de ceux qui, par la suite, l'entoureront sur ses albums studio, les Roundheads. Un live correct, sans révolutionner quoi que ce soit.

13I Wanna Be Santa Claus (1999) : Un disque de chansons de Noël par Ringo Starr. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce disque n'égalise pas celui de Phil Spector de 1963. Allez, assez parlé.

86412764_pThe Anthology...So Far (2000) : La fameuse compilation 3 CDs (que j'ai personnellement trouvé à un prix imbattable de 12 euros) regroupant le meilleur des trois premiers All Starr Band. Entwisle, Preston, Lofgren, Clemons, Peter Frampton, Rundgren, Eric Carmen, Dave Edmunds, Dr. John, Joe Walsh, Helm et Danko du Band, et, bien entendu, Ringo. On note un ou deux titres inédits, comme Norwegian Wood (This Bird Has Flown) des Beatles par Frampton, sublime. Encore un visuel atroce, mais on s'en fout un peu. Musicalement, rien de puissant à donf', mais c'est du bon boulot de professionnels qui s'éclatent visiblement sur scène à rejouer leurs classiques (American Woman de Burton Cummings, par exemple). Plus recommandé que les albums précédents du ASB, vu qu'ici, on en a le meilleur, pour un prix généralement correct (ne vous faites pas avoir, il est aussi, des fois, vendu cher, c'est un triple album après tout).

14Ringo Starr & His New All Starr Band (2002) : Ce live du ASB date de 2001 (live à Chicago) et il est tellement bon (sans être grandiose, soyons relatifs : c'est le All Starr Band à la base, un collectif live ne cherchant pas la perfection absolue, juste à s'éclater sur scène) qu'il sera reproduit à trois reprises en albums : Extended Versions en 2003 (sans intérêt par rapport à celui-là), In Concert en 2005 (le même live que celui de 2002 que j'aborde là, mais une autre pochette, donc, sans intérêt) et Ringo Starr & Friends en 2006 (encore identique, avec une autre pochette, sans intérêt aussi). Ici, on a notamment Sheila E, Roger Hodgson de Supertramp, Greg Lake (King Crimson, Emerson, Lake & Palmer)... Ringo chante Photograph, Act Naturally, notamment. Musicalement, c'est sans doute le meilleur du ASB.

15Ringorama (2003) : Aïe. Que les choses soient claires, ce disque est vraiment mauvais, sans être aussi pitoyable que les albums de la période 1977/1981. Mais on est ici en présence d'un mauvais cru de Ringo, aussi raté que sa pochette. C'est dire... Allez, on passe au suivant. C'est le mieux à faire.

16Choose Love (2005) : Bon, c'est déjà mieux. Choose Love n'arrive pas à la cheville de Ringo ou Goodnight Vienna, mais c'est tout de même un assez bon cru, très correct, écoutable, de l'ex-batteur. On sent que Ringo remonte la pente après un Ringorama affligeant. Tout comme la mort de Lennon a fait bobo en 1980, celle d'Harrison, fin 2001, a été très douloureuse pour Ringo aussi, on le comprend... Choose Love n'est pas son premier album depuis la mort de George, bien sûr, mais c'est son premier, depuis ce drame, où il semble en meilleur état. Pour fans absolus, s'il y en à.

19Live At Soundstage (2007) : Encore un live de Ringo ? Oui, mais, tout comme VH1 Storytellers, celui-ci est sans le ASB. En tout cas, que des chansons de Ringo ici, et évidemment, on a les classiques. Malheureusement, ça ne suffit pas à faire de ce live un jalon. Bien jouées, mais sans envergure, ces chansons sont tout de même meilleures en studio qu'ici. Ecoutable une fois. Par politesse.

20Photograph : The Very Best-Of (2007) : Le best-of ultime. On y trouve, en un peu plus d'une heure, une belle poignée de classiques, dont les 10 présents sur la première compilation de 1975 (qui devient dès lors totalement obsolète). De la période 1976/1983, seuls trois titres sont sauvés, ça veut tout dire. On a aussi des morceaux plus récents, mais dans l'ensemble, et le titre de la compilation ainsi que la photo choisie sont éloquents, c'est la première période qui reste la meilleure, la plus intéressante. Photograph est une compilation essentielle pour découvrir l'oeuvre solo de Starr.

21Liverpool 8 (2008) : Liverpool, ville natale de Ringo et des Beatles en général, fut capitale européenne de la culture en 2008, d'où le titre de l'album. Patrick Fiori fera-t-il un Marseille 13 cette année ? Ah ah ah... Sérieusement, Liverpool 8 est un album encore une fois correct, comme le furent Choose Love, Vertical Man ou Time Takes Time. Ni meilleur ni moins bon que ces trois albums, il est correct, sous sa plutôt sobre pochette...

18Live 2006 (2008) : Affligeant. Allez, on passe.

22Live At The Greek Theatre (2010) : Encore pire que le précédent album. Si, c'est possible. Et non, ce n'est pas par fainéantise que je passe direct à la suite sans m'appesantir ici. Y à rien à dire.

23Y Not (2010) : Le meilleur de Ringo depuis 1973, toujours pas aussi quintessentiel que Ringo, mais franchement une belle et grande réussite de sa part. On y croyait plus du tout, mais Y Not, sous sa pochette à la Isolation de Toto, est vraiment une réussite, un disque à écouter absolument, et je n'exagère pas.

24Ringo 2012 (2012) : 29 minutes pour ce disque. 29 !! Dans un sens, heureusement, car cet album est d'une médiocrité à faire peur à un album de Christophe Maé. Non, je n'exagère pas là aussi, et c'est dommage que le coup d'éclat de Y Not soit enterré aussi rapidement par le ratage de Ringo 2012...