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Alors là... Chapeau. Si on m'avait dit quelle claque j'allais prendre à l'écoute de cet album je ne l'aurai pas cru. Et pourtant, en 33 (trop) courtes minutes, Setting Sons a réussi à me laisser bouche bée de part sa stature imposante. Ce disque, c'est le Troisième album des Jam, groupe de punk- rock de la fin des années 70, influencé par les who, les kinks, le rythm'n'blues et la vague mod, et composé du batteur Rick Buckler, du bassiste Bruce Foxton e du chanteur- guitariste Paul Weller. À vrai dire, jusqu'alors je ne connaisais absolument rien de ce groupe et même si il aurait bien fallut un jour ou l'autre que je me penche sur un ou plusieurs de leurs albums, je n'en faisait pas une priorité. Mais dans son article "Le meilleur et le pire album de chaque groupe" leslie barsonsec évoquait cet album en des termes élogieux, ce qui m'a fortement donné l'envie de me le procurer. Quelques temps plus tard, Je me procure Setting Sons en magasin, curieux de voir si le disque mérite les éloges qu'il reçoit. Je met le cd dans mon lecteur, allume mes enceinte, appuie sur Play et...

BOUM!

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La baffe dans la tronche, la beigne dans gueule, la torgnole dans la poire, le soufflet dans la margoulette, ce que vous voulez mais en tout cas, dans le combat qui l'opposait à moi, cet album est vainqueur par K.O. Première chanson et premier coup de poing: Girl On The Phone au rythme irrésistible qui donne furieusement envie de se remuer le derrière. Là je sens déjà que c'est mal barré pour moi, mais je fais tout de même front: après tout, qui sait, peut être que ça n'es qu'une perle dans un lagon d'huitres... Ah lala heureusement je me suis bien planté, parce que à peine la chanson finit et c'est Thick As Thieves qui déboule, et me décroche un crochet magistral! Je commence à penser qu'il va m'être impossible de résister plus longtemps à Setting Sons, et mes craintes se confirme avec le morceau ou plutôt le monstre suivant: Private Hell. 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, K.O.!!! À partir de là je jette l'éponge et me laisse emporté par les chansons de l'album, qui aligne les merveilles avec une virtuosité impressionante: Wasteland, Burning Sky, Smithers-Jones, la reprise Heat Wave de Martha And The Vandellas,... J'ai appris qu'à la base, Weller voulait faire un album- concept, son Tommy à lui en gros. Mais le projet finalement n'aboutira pas, et The Jam sortirnt un album simple, ce Setting Sons, que Weller a pendant longtemps renié il me semble. Si ce fameux album concept était sorti, aurait-il était un succès ou un bide? Un chef d'oeuvre ou un ratage? On ne le saura vraisemblablement jamais, mais peu importe au final, vu la qualité de cet album, dont seule la pochette n'est pas un chef d'oeuvre, même si je l'aime bien paradoxalement.

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Étant doné qu'il s'agit de mon premier disque de ce groupe, je ne sais pas s'il s'agit de leur meilleur mais un des meilleur ça j'en suis certain! Et étant donné à quel point ce disque m'a plus, je pense que je ne vais pas tarder à me procurer In The City, leur premier album que Clashdoherty considère comme étant leur sommet, ainsi que l'alum solo de Paul Weller 22 Dreams, évoqué lui aussi par Leslie Barsonsec dans la liste dont j'ai déjà parlée au début de l'article. Essentiel absolu!

 

Girl On The Phone

Thick As A Thieves

Private Hell

Little Boys Soldiers

Wasteland

Burning Sky

Smithers-jones

Saturday's Kids

The Eton Rifles

Heat Wave