NY1

Depuis le temps que je voulais en reparler, de celui-là...A chaque fois que je reparle un peu du Loner, par le biais de quelques réécritures ou de nouvelles chroniques (comme ce fut surtout le cas ces derniers mois), je me dis allez, le double live de 1979 mérite bien une réécriture, depuis le temps que la chronique a été faite, elle sent bien le moisi maintenant. Mais à chaque fois...j'oublie. Connement. Comme en plus, il y à quelques mois, j'ai parlé de quelques albums live de Neil Young, tous pour la première fois ici, je n'ai aucune excuse : j'aurais du, par association d'idée, penser à Live Rust. Surtout qu'il déchire sévère, ce live. Sorti en 1979, cinq mois après Rust Never Sleeps (album live sur lequel les applaudissements ont été virés pour en faire un faux album studio ; surtout que les 9 titres que l'on y trouve sont, tous, des inédits pour l'époque), Live Rust en est le pendant totalement live (en fait, une partie des morceaux ici présents sont aussi sur Rust Never Sleeps), comme son titre l'indique, et les pochettes des deux albums sont assez proches. On a même, en minuscule (il faut le vinyle pour bien le voir ; en CD, vu le format, c'est encore plus rikiki) la mention 'Record' sur la pochette de Rust Never Sleeps (au-dessus du titre), et 'Record Two' sur celle de Live Rust (là aussi, au-dessus du titre), comme pour signifier que ces deux albums sont indissociables, vont ensemble. A sa sortie en CD, Live Rust a été placé sur un seul disque. Logique, ce live dure 74 minutes. Mais comme, autrefois, les CDs, ancienne génération (et au moment de la sortie de l'album en CD, c'était l'ancienne génération), ne dépassaient pas 73,59 minutes, l'album a été légèrement raccourci, d'une minute ou deux.

NY2

 

Si vous voulez la version complète, prenez le vinyle. Ca a de toute façon bien plus de gueule qu'un simple CD tout fin avec la triste mention "two records on a single CD" imprimée sur le livret. Bon, sinon, ce live a été capté en 1978, en divers endroits (Boston, Chicago, St. Paul dans le Minnesota, Denver, Daly City en Californie). La qualité sonore est exceptionnelle. L'album offre 16 titres (le second disque n'en contient que 6) et démarre par de l'acoustique, Neil Young seul avec sa guitare ou un piano. Toute la face A est acoustique, et un pur régal dans le genre, et s'ouvre sur une doublette d'anthologie, Sugar Mountain/I Am A Child. Il est difficile de ne pas frissonner en écoutant cette voix si fragile et forte en même temps, qui offre par la suite un Comes A Time (issu de l'album du même nom, sorti en 1978, le plus récent du Loner à l'époque de ces concerts) sublime, un After The Gold Rush mémorable, et, en final de la face A, un My My, Hey Hey (Out Of The Blue) sublime et légèrement électrique, morceau inédit placé sur Rust Never Sleeps. La face B montre Crazy Horse débouler, le show devient électrique et de plus en plus furieux. When You Dance I Can Really Love, The Loner font péter les compteurs, mais The Needle And The Damage Done montre à nouveau, et pour la dernière fois sur l'album, le Loner seul en acoustique (sublime, évidemment, ce morceau anti-drogue). Lotta Love, un peu acoustique, et le féroce Sedan Delivery (lui aussi est un inédit qui finira sur le faux disque studio) achèvent le premier disque. 

NY3

Powderfinger (encore un "inédit" qui se trouve sur Rust Never Sleeps) dévaste tout en ouverture du second disque, avant de laisser la place à un Cortez The Killer anthologique et prenant (ce solo, bon Dieu) et un Cinnamon Girl certes court, mais parfois, pas besoin de plus que de 3 petites minutes pour s'éclater. Like A Hurricane ouvre la dernière face, la plus monumentale parce que non seulement ce morceau (là aussi, quel solo...mais quel solo, putain...) est gigantesque, mais les deux suivants sont Hey Hey, My My (Into The Black), version électrique du morceau achevant la face A, et Tonight's The Night, qui achève parfaitement Live Rust. C'est vraiment un live anthologique, sublime du début à la fin. Après, je chipote un peu, mais je préfère encore plus Weld de 1991, double album (double CD, chaque disque dure ou approche une heure) totalement destroy, et, dans un autre registre, Live At Massey Hall 1971. Mais ne chipotons pas trop : c'est aussi essentiel que monumental, voilà tout. 

FACE A

Sugar Mountain

I Am A Child

Comes A Time

After The Gold Rush

My My, Hey Hey (Out Of The Blue)

FACE B

When You Dance I Can Really Love

The Loner

The Needle And The Damage Done

Lotta Love

Sedan Delivery

FACE C

Powderfinger

Cortez The Killer

Cinnamon Girl

FACE D

Like A Hurricane

Hey Hey, My My (Into The Black)

Tonight's The Night