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Discographie officielle (studio/live, hors compilations) de Paul McCartney ! J'y ai rajouté les albums des Wings et de The Fireman, mais pas ses albums de musique classique, car il y en à quelques uns.

1McCartney (1970) : 1970 est l'année de séparation des Beatles, dont le dernier album enregistré date de l'an passé (Abbey Road). 1970 est l'année de sortie de Let It Be, dernier album sorti des Beatles, enregistré avant Abbey Road cependant. 1970 est l'année de sortie de quatre albums solo, chacun signé d'un ex-Beatles. Ceux de Lennon et d'Harrison sont immenses et sortis en fin d'année, celui de Ringo est moyen et sorti avant eux, mais le premier sorti est celui de Macca, peu après son annonce indiquant qu'il plaquait les Beatles et qu'il y avait peu de chances (voire même aucune) qu'ils ne se reforment avec lui. Son premier album, éponyme (McCartney, donc), avec sa pochette pleine de cerises, est un très bon disque. Moyennement accueilli, cependant. Il offre pas mal d'instrumentaux, trop sans doute, mais est, dans l'ensemble, une de ses meilleures livraisons en solo. Rien que Junk, That Would Be Something et le grandiose Maybe I'm Amazed sont essentielles. Macca joue de tout, ici, à peine aidé par sa femme Linda, et encore !

2RAM (1971) : Encore moins bien accueilli que le premier album, RAM, fait avec Linda (l'album est officiellement crédité au couple ; on y a vu une tentative de se moquer des albums crédités à John & Yoko), est cependant un monument. Un disque pas forcément facile, renfermant quelques chansons assez cinglantes contre John ou les anciens Beatles (3 Legs, Too Many People, Dear Boy, et on a vu Monkberry Moon Delight comme une tentative de se moquer des chansons bruitistes de Lennon), un verso de pochette montrant deux scarabées s'entretuer (allusion ?)... Entre Macca et Lennon, rien ne va plus, Lennon se moquera vicieusement de Paul la même année via son album Imagine : la chanson How Do You Sleep ? le tacle méchamment (Lennon le regrettera par la suite), et il pose, sur une photo, en train de tenir un porc par les oreilles, afin de parodier la pochette de RAM. Pour en revenir à l'album, il est génial, entre Uncle Albert/Admiral Halsey, Too Many People, Ram On, The Heart Of The Country ou Long Haired Lady. Macca, en 1977, en sortira, sous un nom d'emprunt, une version instrumentale et classique, Trillington. RAM sera le dernier opus solo de Macca pendant 9 ans, il sera en effet occupé avec ses Wings dès 1971.

3Wild Life (1971) : Premier opus des Wings, pas encore totalement formés (Henry McCullough n'est pas encore là). Avec ses notes de pochette signées Macca sous un pseudonyme (il ne le révèlera que plus tard) et sa pochette très nature, Wild Life est un des albums les plus à part de Macca. Il sera épouvantablement mal accueilli, on en parle comme du disque d'un ex-Beatles ayant eu le plus mauvais accueil (si on excepte les albums avant-gardistes de Lennon & Yoko). A l'heure actuelle, comme tous les albums des Wings excepté Band On The Run, il n'existe plus en CD, du moins, à l'état neuf. Si les albums des Wings allant de 1975 à 1976 seront réédités dans les mois à venir (ou années...c'est assez long, concernant la réédition du catalogue de Macca, j'ai remarqué), rien n'est prévu pour les deux premiers opus du groupe. C'est dommage, car ce Wild Life, bien que pas parfait, offre des titres efficaces : Dear Friend (tentative d'apaisement entre Macca et Lennon), Mumbo (étrange morceau...), Wild Life (où Macca défend la cause animale, s'en prenant aux zoos), Tomorrow. Le son est assez brut de pomme, le disque a été enregistré à l'esbrouffe, ce n'est pas très pop. Dur d'accès, mais j'aime bien ce disque mal-aimé !

4Red Rose Speedway (1973) : A la base, ce disque devait être double (des acétates furent gravées), mais Macca décidera de le sortir en simple. Soit il n'aimait pas le résultat, soit on lui a demandé d'oublier le double album, vu le peu de succès de Wild Life... En tout cas, ce second album des Wings est une réussite quasi-totale, malgré une face B moins percutante que la A (et contenant un medley de 11 minutes achevant le disque, avec dedans 4 petites chansons, ça fait assez Abbey Road, tout ça...). La face A est grandiose, elle : Big Barn Bed, My Love (premier hit du groupe), Get On The Right Thing, Little Lamb Dragonfly (tous deux des sessions de RAM)... Arrivée d'Henry McCullough (guitare) dans le groupe. Pochette et titre que j'adore. A noter que le disque devait sortir en 1972, mais sortira, au final, en début 1973. 1973 sera une année décisive pour les Wings.

5Band On The Run (1973) : Le sommet des Wings, et un des sommets de McCartney, voire même, pour moi, son meilleur album, point barre. 9 titres (10 aux USA : il y à Helen Wheels en plus) anthologiques, il faudrait tout citer : Jet, Bluebird, la chanson-titre, Nineteen Hundred And Eighty-Five, Picasso's Last Words (Drink To Me), Mrs. Vandebilt, Let Me Roll It... Une pochette (on y distingue James Coburn, Clement Freud, Christopher Lee) qui semble en allusion à celle d'un fameux album des Beatles de 1967... Un enregistrement rocambolesque, aussi : Henry McCullough et le batteur Denny Seiwell partent (pour des raisons de pognon, apparemment) avant l'enregistrement, les Wings se retrouvent à trois (Paul, Linda, et Denny Laine), et partent enregistrer le disque...à Lagos, Nigéria (raisons fiscales). Studio peu aux normes (sautes de tensions), chaleur, tensions (agression au couteau de Macca par un autochtone dès leur arrivée), malaise cardiaque de Macca, Fela Kuti qui les agresse verbalement en les accusant de vouloir utiliser la musique africaine pour leur profit (ce qui n'est pas le cas, l'album n'est pas sous influence africaine)... Tout n'a pas été enregistré à Lagos, Jet, notamment, a été fait à Abbey Road au retour des Wings. Immense succès, l'album est un monstre sacré sans aucun temps mort, une perfection musicale absolue.

6Venus And Mars (1975) : Enregistré aux USA avec deux nouveaux membres (le batteur Joe English et le guitariste Jimmy McCulloch), ce disque reprend la formule gagnante de Band On The Run, ce qui sera reproché aux Wings. Mais dans un sens, on s'en fout, car Venus And Mars est une réussite totale de plus, et le succès sera très important. Des classiques à la pelle : Venus And Mars/Rock Show, Letting Go, Spirits Of Ancient Egypt, Listen To What The Man Said, Medicine Jar (chantée par McCulloch ; une chanson anti-came signée d'un camé notoire qui décèdera d'overdose à la fin des 70's, ça le fait, non ?), Magneto And Titanium Man... Un disque majeur pour Macca, le deuxième meilleur opus studio des Wings.

7Wings At The Speed Of Sound (1976) : Même joueur joue encore. On reprend la formule gagnante encore une fois. Cette fois-ci, malgré un gros succès (le plus gros succès commercial du vivant des Wings, je crois), l'album n'est pas aussi grandiose. Bon, on a quand même le monumental Beware My Love, le génial Silly Love Songs (réponse de Macca à ses détracteurs l'accusant de faire des chansons d'amour mièvres), le géniallissime Let 'Em In, le tuant Time To Hide de Denny Laine (chaque membre chante au moins un titre ; Linda aurait pu et du s'en abstenir, son Cook Of The House est à chier des bulles en carton)... La pochette est insipide, en revanche. Dans l'ensemble, cet album des Wings est pas mal du tout, pas leur sommet, mais c'est leur dernier grand disque studio, en tout cas !

8Wings Over America (1976) : Triple live (tout tient sur deux CDs, mais l'édition CD est hors commerce depuis des années...en attendant la réédition...) anthologique. Le meilleur live de Macca, sans doute ! Bien que datant de la tournée de Wings At The Speed Of Sound, ce live offre plus de titres de Venus And Mars (quasiment tout l'album !) que de l'album de 1976 (néanmoins, toute la face 5 est occupée par des titres de l'album de 1976). On a aussi des titres de Band On The Run, un de Red Rose Speedway (My Love), on a le tube Live And Let Die (absent de tout autre album des Wings, le best-of excepté), et des titres de Macca solo (Maybe I'm Amazed) et des Beatles (Yesterday, Lady Madonna, I've Just Seen A Face...), ainsi que d'autres artistes (Go Now, Richard Cory). L'album se finit par un Soily démentiel. Dans l'ensemble, c'est tout simplement monumental.

9London Town (1978) : Les Wings de l'après Wings Over America ne sont pas en forme. Le groupe sort un single grandiose (absent des albums, sauf du best-of) intitulé Mull Of Kintyre, et  part ensuite enregistrée ce disque, au cours duquel ils 'perdent' Joe English et Jimmy McCulloch, qui se barrent. Ce London Town est un excellent album, rempli de belles chansons, comme Girlfriend (que Michael Jackson reprendra), With A Little Luck... L'album est de plus très généreux (14 chansons, 51 minutes), et fait partie des préférés des fans. Il faut du temps pour bien l'aimer (j'ai mis du temps, perso), mais quel album, bien qu'un peu relax !

10Back To The Egg (1979) : J'ai mis du temps à l'aimer, ce disque. A la base, je le haïssais, je ne retrouvais rien de ce qui faisait le son des Wings. Macca a engagé deux nouveaux musiciens, Steve Holly et Laurence Juber, respectivement batteur et guitariste, et, sur deux titres de la face B, fait intervenir le Rockestra, un ensemble de pointures du rock (John Paul Jones, John Bonham, David Gilmour, Kenney Jones, Ronnie Lane, Pete Townshend, Gary Brooker...) en invités. L'album est un des moins bons des Wings, il sera un bide commercial, il n'a pas bonne réputation. Mine de rien, il est quand même pas mal (Old Siam, Sir ou Glad To See You There sont excellents) et il mérite d'être écouté, surtout qu'il passe vite : 14 titres souvents très courts, pour 42 minutes ! Pochette, cependant, de merde.

11McCartney II (1980) : Les années 80 commencent. Macca avait nommé son premier album solo McCartney, quoi de plus logique que de nommer son premier vrai opus solo depuis 1971 McCartney II ? Un disque un peu inégal, mais tout de même assez sympathique, je dois le dire. Néanmoins, j'ai pu lire ici et là que cet album était sujet à controverse chez les fans de l'ex-Beatles, entre ceux qui l'adorent et ceux qui estiment que Macca a fait ici un disque insipide, sans saveur, et trop influencé par son époque. Reconnaissons que Paul a fait mieux, clairement mieux ; mais il a fait pire (le dernier opus des Wings) et fera bien pire par la suite ! On y trouve plus de grandes chansons (Waterfalls, Coming Up) que de merdes (mais il y en à : Bogey Music). Un disque inégal, à part, mais à écouter.

12Tug Of War (1982) : Enregistré en partie aux Antilles britanniques (Montserrat), c'est le premier opus de Macca depuis la mort de Lennon, qui avait plongé Macca dans une profonde déprime (on comprend pourquoi). L'album est un des plus gros succès de McCartney, et sans doute un de ses meilleurs albums, il sera en tout cas super bien accueilli par la critique, il faut quand même savoir que les critiques étaient généralement peu gentils avec Paulo... L'album est produit par George Martin. Deux chansons avec Stevie Wonder (dont Ebony And Ivory, gros tube) et une chanson en hommage à Lennon, Here Today. Un disque essentiel, plus que très recommandé, vraiment réussi.

13Pipes Of Peace (1983) : Une faible resucée de Tug Of War, rien que le titre de l'album en est une allusion. L'album comprend le fameux duo avec Michael Jackson Say Say Say. Sinon, pas grand chose à se carrer sous les dents avec ce Pipes Of Peace vraiment sans grand intérêt. Dommage, le précédent opus était si bon... L'album a été enregistré quasiment en même temps que le précédent (en tout cas, des morceaux datent des mêmes sessions). Macca avait gardé le meilleur pour Tug Of War...

14Give My Regards To Broad Street (1984) : Bande originale d'un film, l'album, une heure (double, donc, en vinyle ? EDIT : non, simple vinyle, car considérablement édité par rapport au CD), est un ratage absolu. On y entend notamment des nouvelles versions, réarrangées, d'anciennes chansons de Macca chez les Beatles ou en solo (et une des Wings). Dans l'ensemble, c'est un carnage. Malgré No More Lonely Nights, belle ballade (une autre version, rock, est aussi sur le disque, mais ne passe pas, en revanche).

15Press To Play (1986) : Les années 80 furent dures pour tout le monde. Ce Press To Play, qui plus est sorti après un ratage absolu, n'échappe pas à la règle qui veut que 1986 soit une épouvantable année pour les 'dinosaures' du rock. En effet, Dylan, Stones, Bowie, Iggy Pop, Neil Young, Lou Reed, et Macca donc, ont tous sorti un disque bien pourrave en cette année... Non, c'est vraiment pas bon du tout. Enfin, Stranglehold et Talk More Talk, ça passe encore...

16Снова в СССР (1988) : Album de reprises de standards de rock'n'roll sorti à la base uniquement en URSS (le titre de l'album signifie Back In The U.S.S.R., titre d'une chanson des Beatles comme chacun le sait), mais qui sortira dans le monde entier par la suite. Une aberration dans le catalogue de Macca ! L'album sort en URSS en 1988, et mondialement en 1991 (après la chute du bloc soviétique). A noter que la fameuse chanson des Beatles n'est pas dessus. Un disque assez efficace.

17Flowers In The Dirt (1989) : Produit notamment par Elvis Costello et Trevor Horn, ce disque est le meilleur de Macca depuis Band On The Run, rien que ça. Flowers In The Dirt est un petit chef d'oeuvre, 53 minutes très bien produites, qui permettent à Macca de sortir des années 80 avec honneur, comme ça sera d'ailleurs aussi le cas de Neil Young, des Stones, de Dylan et Lou Reed. Excellentissime album, un essentiel, en fait !

18Tripping The Live Fantastic (1990) : Triple vinyle, double CD (plus de 2 heures !), le premier live de Macca depuis Wings Over America, et son second live. Cet album est généreux, et absolument grandiose, qu'on se le dise ! Rien d'autre à dire, mis à part qu'une version écourtée (simple disque, baptisée "Highlights") existe aussi, et est hélas plus facile à trouver que la double, désormais...

19Unplugged (The Official Bootleg) (1991) : Après un live...un autre live ! Acoustique, celui-ci, comme son nom l'indique. Et nettement plus sobre que Tripping The Live Fantastic, pour tout dire (moins d'une heure). Sous sa pochette qui n'est pas sans rappeler celle de son disque de reprises destiné au marché soviétique (voir plus haut), Unplugged (The Official Bootleg) est un très bon petit live de Macca. Pas son meilleur, mais vraiment bon !

20Off The Ground (1993) : Premier album studio de Macca pour les années 90, Off The Ground est aussi réussi que sa pochette est foirée. Il est donc extrêmement réussi, et reprend la formule gagnante de Flowers In The Dirt. Une ou deux chansons un peu anodines (Golden Earth Girl), mais dans l'ensemble, un disque très sous-estime, presque oublié, et franchement réjouissant, assez rock parfois. J'adore, un de mes chouchous.

21Strawberries Oceans Ships Forest (1993) : Sous sa pochette rappelant les glorieuses (hum) heures de la new-wave, c'est le premier album du side-project The Fireman. Ou quand Paul McCartney décide de se débrider un peu. 9 titres oscillant tous (tous !) entre 7,35 minutes pour le plus court et 9 minutes pour le plus long. 77 minutes en tout. De la musique électronique et ambient rappelant parfois Brian Eno (la pochette n'est d'ailleurs pas sans me faire penser aux albums d'Eno Type Discreet Music). Pas pour tout le monde, et ça tombe bien, c'est très difficile à se procurer à l'heure actuelle (plus commercialisé à l'état neuf). Macca fera d'autres albums de The Fireman par la suite.

22Paul Is Live (1993) : Un live plutôt court (vu qu'en 1993, on pouvait aisément blinder plusieurs CDs pour un live, celui-ci, long de 77 minutes, n'est quesimple, ce qui est toujours un peu frustrant, quelque part, à l'heure du CD) et connu essentiellement pour sa pochette qui reprend celle d'Abbey Road. Et son titre en allusion caustique à la fameuse légende urbaine sur la 'mort' de Macca en 1965 (la pochette d'Abbey Road regorgerait d'indices à ce sujet, notamment). Après, musicalement, ce n'est pas le meilleur ni le pire live de Macca. Pas un live aussi quintessentiel que le Wings Over America de 1976. Mais Paul Is Live est tout de même sympathique.

23Flaming Pie (1997) : Je vais être clair : son meilleur depuis Flowers In The Dirt, voire même depuis Band On The Run (ou, si on parle d'albums solo et vraiment solo, depuis RAM) ! Quasiment 54 minutes de bonheur que ce Flaming Pie de 1997, un petit chef d'oeuvre qui redonne vraiment espoir en l'ex-Beatles. Coproduit par Macca, George Martin et Jeff Lynne, c'est un disque qui, on peut le dire, servira un peu de 'base' pour la suite de la carrière de Macca, il essaiera souvent de l'égaler (et il y parviendra une fois seulement). Présence de sa femme aux choeurs (Linda décèdera en 1998, un an après), de Ringo un peu à la batterie, de Steve Miller à la guitare, George Martin aux arrangements...du beau linge pour un résultat magnifique.

24Rushes (1998) : Deuxième (sur trois à l'heure actuelle) album de The Fireman, et plus réussi que le précédent. Un peu plus court (une heure pour 8 titres, 3  d'entre eux dépassent 11 minutes ! Et le plus court ne fait même pas 2 minutes...) que le précédent, aussi, mais les morceaux sont tout de même pharaoniques en durée. Rushes est un disque étrange de plus pour Macca, de l'ambient teinté d'électro/techno. Aucun succès commercial (l'album sera bien reçu par la critique tout de même) et hors-commerce à l'heure actuelle. Pour fans acharnés de Macca désireux de tout écouter de lui.

25Run Devil Run (1999) : Très bon disque, assez court (une quarantaine de minutes, mais 15 titres !), constitué en majeure  partie de reprises de standards tels Brown Eyed Handsome Man (de Chuck Berry), She Said Yeah (Larry Williams), Let's Have A Party (Wanda Jackson)... On a tout de même quelques (3) chansons signées Paul McCartney dessus, dont la chanson-titre. C'est un album plutôt convaincant, pas un chef d'oeuvre, il ne fait pas oublier Flaming Pie, mais s'écoute avec beaucoup de plaisir ! 

26Driving Rain (2001) : Sous sa pochette prise par une montre de poignet équipée d'un appareil photo (hé si !), Driving Rain est un très très bon album. Dans le privé, Macca est remarié avec Heather Mills, et semble avoir retrouvé un peu de gaieté. L'album, long (67 minutes ; mais pour 16 titres dont un de 10 minutes), est, comme Run Devil Run, en-dessous de Flaming Pie, mais il est, tout comme Run Devil Run, vraiment excellent et à écouter. Un bon cru, quoi !

27Back In The U.S. (2002) : Double live (aussi un DVD) très sympathique, 2 heures de musique avec notamment des chansons des Wings (Jet, Band On The Run), des Beatles (Here, There And Everywhere, Lady Madonna...) et, évidemment, mais son s'en serait douté fortement, de Macca solo, anciennes (C Moon) et récentes. Un hommage à Harrison (Something) et à Lennon (Here Today, de 1982 et de Tug Of War). Ce live sera suivi quelques mois plus tard d'un autre live aussi long, avec une pochette similaire à un détail près, voir ci-dessous.

28Back In The World (2003) : Double live aussi, offrant le meilleur d'une tournée mondiale, le précédent live s'intéressant uniquement à la tournée américaine. Qualité musicale égale à Back In The U.S., on retrouve essentiellement les mêmes titres (certains ont disparu, remplacés par d'autres). A noter, Yoko Ono gueulera contre Paul pour avoir inversé les crédits pour les chansons des Beatles (créditées Lennon/McCartney à la base, elles sont, ici, créditées McCartney/Lennon). En fait, cette inversion ne date pas de ce live, mais face à la colère de Yoko, et pour bien montrer qu'il s'en cognait le tuyau d'arrosage contre une plaque de fonte, Macca a récidivé. Pas gentil, pour une fois, le Paulo, mais il ne se laisse pas faire ! Ce live est plus facile à trouver que Back In The U.S., par ailleurs.

29Chaos And Creation In The Backyard (2005) : Produit par Nigel Godrich (producteur de Radiohead), Macca livre ici son meilleur album depuis Flaming Pie, voire même depuis Flowers In The Dirt, voire même depuis Band On The Run. Un album sur lequel il a quasiment tout fait lui-même comme un grand. Sous sa pochette prise par un membre de sa famille (son frangin, je crois) et le montrant, jeunot, avant les Beatles (enfin, pas vraiment : la photo date de 1962, année de sortie de Love Me Do), jouer de la guitare dans le jardin familial, Chaos And Creation In The Backyard est un chef d'oeuvre absolu. Que dire ? Fine Line, Riding To Vanity Fair, Anyway, Jenny Wren, Too Much Rain sont autant de pépites d'or brut. Indispensable.

30Memory Almost Full (2007) : Un très bon disque, certes moins grandiose que le précédent, mais, sincèrement, on est ici en présence d'un grand Macca, en forme, et livrant un album pas trop long (42 minutes) et bien frais et sympathique. Le titre de l'album est une allusion à l'informatique, et au 'grand âge' de Macca. Memory Almost Full est, au final, un album qui plaira aux fans et aux néophytes.

31Electric Arguments (2008) : Troisième et dernier, à ce jour, album de The Fireman. Le plus 'sobre (une heure de musique, mais 13 titres, un seul est vraiment long, le dernier, 10,30 minutes), et le mieux accueilli, c'est même, selon certains, un des disques majeurs de 2008. Plus rock que les deux précédents opus de The Fireman, il est plus accessible et, oui, vraiment, c'est dans son genre une réussite. Moins accessible que les albums normaux de Macca, mais à écouter !

32Good Evening New York City (2009) : Deux heures (un peu plus en DVD : 2h30) de live, en deux disques, très réussi. Son meilleur live depuis 1976, probablement, pour tout dire ! A noter la présence de Mrs. Vandebilt (des Wings) au programme, première aventure scénique de la chanson (en tout cas, en album live) ! Vraiment un très bon disque que ce Good Evening New York City, au final. Bien généreux (33 titres en tout).

33Paul McCartney Live In Los Angeles (2010) : Sous sa pochette un peu foirée (auparavant utilisée pour un EP), c'est un live très court (une quarantaine de minutes) et vraiment efficace et sympathique, enregistré au cours d'une performance assez discrète, secrète. L'album ne sera commercialisé qu'au Royaume-Uni et en Irlande, uniquement par voie de presse. 12 titres, quasiment que des chansons des Beatles. C'est pas mal.

34Kisses On The Bottom (2012) : Un disque essentiellement constitué de reprises de chansons de pop et de jazz (My Very Good Friend The Milkman, Bye Bye Blackbird). Un poil frustrant et décevant, c'est un disque correct, mais un peu mineur pour Macca ; pour tout dire, il ne m'a pas spécialement plu, à bien y réfléchir. En attendant un disque de la trempe de Chaos And Creation In The Backyard...

paul-mccartney-new-hbnt-10New (2013) : Sous sa moche pochette (celle ci-contre est celle de la version collector avec trois bonus-tracks ; l'originale est rose/rouge) et son titre à la con, New est une réussite de plus pour McCartney, qui fait vraiment oublier la platitude de son album de reprises Kisses On The Bottom. Je l'ai acheté le jour de sa sortie en bon fan que je suis, espérant du bon boulot, et je n'ai pas été déçu du tout. On My Way To Work, New, Queenie Eye, Save Us (très Wings !), Alligator, Everybody Out There, que du bon, tour à tour pop ou rock. Au final, seule la pochette est à regretter, donc...