DA 1

En 2008, les Black Keys sortent Attack & Release, leur cinquième album et leur premier enregistré dans un studio digne de ce nom, avec de vrais moyens. Quelques temps après ce disque, les deux membres du groupe, Dan Auerbach (chant, guitare, divers instruments sauf batterie) et Patrick Carney (batterie), s'engueulent quelque peu, pour des raisons de type privé (la femme de Carney lui demande de choisir entre elle, leur couple donc, et les Black Keys ; le duo décide d'un peu moins se voir afin que Carney essaie de recoller les morceaux, mais au final, fin 2009 début 2010, il rompra avec sa copine, et par téléphone en plus (désolé, chérie, mais entre toi et le groupe, j'ai choisi ; pense à donner à bouffer au chat, bye, tûûûût-tûûûût-tûûûût...), retrouvera son vieux pote Auerbach, qu'il considère vraiment comme un frère (et lui de même) et il feront un disque de retrouvailles, le bien-nommé Brothers, en 2010, au succès que l'on sait (le disque qui, rien que chez nous et un peu partout ailleurs aussi, a fait du groupe des stars, les a révélés au grand public). Mais entre temps, en 2009, Dan Auerbach aura, lui, sorti un album solo, son premier et à ce jour unique, intitulé Keep It Hid. Une cinquantaine de minutes (pour 14 titres) alternant entre blues et rock, du pur Black Keys bien typique, mais avec la moitié du groupe en moins. Un disque moins connu que les albums du groupe mais qui en est une sorte de parfait petit complément.

DA 2

Ce disque enregistré avec des musiciens faisant essentiellement partie de la famille et des proches d'Auerbach (évidemment, Carney ne joue pas dessus, sinon ça serait un disque des Keys sorti sous un autre nom, déjà que la voix et la guitare d'Auerbach font bien Black Keys...), est en effet une réussite dans son genre. Si on peut se demander l'intérêt, l'utilité, d'un morceau tel que Because I Should (53 secondes instrumentales qui passent sans qu'on ne les remarque), Keep It Hid, sous sa pochette faussement salie (quand j'ai reçu le disque par la Poste, je me suis dit putain, les entrepots sont mal nettoyés, la poussière a infiltré le boîtier, mais en fait, non, c'est un effet visuel d'imprimerie censé accentué le côté petit disque fait dans son coin, et qui, comme son titre l'indique, était censé resté caché), Keep It Hid, donc, offre des chansons instantanément appréciables : I Want Some More, Keep It Hid, Mean Monsoon, Whispered Words (Pretty Lies), Heartbroken, In Disrepair ou bien encore My Last Mistake. Le chant et la guitare (acoustique ou électrique, il n'est d'ailleurs pas le seul à en jouer, de la guitare, sur le disque) d'Auerbach sont parfait(e)s, l'ambiance est très roots par moments (Trouble Weighs A Ton), un peu comme les premiers opus des Black Keys, ces The Big Come Up, Thickfreakness, Rubber Factory, Magic Potion. Ce disque ne dépareille pas dans la discographie du duo d'Akron (Ohio), et ce, même si ce n'est pas un disque des Black Keys. Il est en tout cas à ranger, dans votre étagère, à côté des albums du groupe, clairement.

DA 3

Enfin bref, c'est vraiment un excellent disque, peu connu et à découvrir, que ce Keep It Hid, un premier album solo réussi pour Dan Auerbach. Je ne sais pas s'il en fera d'autres (niveau Black Keys, le moral est revenu au beau fixe, contrairement à 2009), mais ce disque, voulu comme une respiration par Auberbach, est à écouter absolument et ne fait absolument pas honte aux disques du groupe. Il n'est pas supérieur à eux (sauf à Magic Potion, éventuellement, et The Big Come Up tout aussi éventuellement), mais n'est vraiment pas raté, pas du tout. Auerbach s'est fait plaisir, n'a pas voulu perdre la main pendant une période difficile pour son groupe (de son côté, Carney aussi a fait un side-project, il me semble), et le résultat est tout simplement remarquable. Un parfait complément, donc, aux albums des Clés Noires.

Trouble Weighs A Ton

I Want Some More

Heartbroken, In Disrepair

Because I Should

Whispered Words (Pretty Lies)

Real Desire

When The Night Comes

Mean Monsoon

The Prowl

Keep It Hid

My Last Mistake

When I Left The Room

Street Walkin'

Goin' Home