BK 1

Combien de fois déjà ai-je eu l'occasion ici de dire à quel point j'adorait les Black Keys ? J'ai bien peur qu'il va falloir rajouter cette fois aussi, les gars... car voici le retour des Keys sur le blog, qu'ils n'ont pas vraiment déserté depuis quelques semaines, en même temps. Ce disque n'est pas leur dernier, vu qu'il date de 2006 et que le dernier opus des Keys est de 2011. En revanche, ce disque, leur quatrième, est leur dernier à être enregistré localement par le duo Dan Auerbach/Patrick Carney, à Akron, Ohio (leur fief), avant que le groupe ne cède aux sirènes avec leur album suivant, Attack & Release (2008). Et avant que le groupe ne modifie légèrement leur style musical, en y rajoutant des éléments funk/soul du plus bel effet. Pour le blackkeysologue du blog, Leslie Barsonsec, Magic Potion, ce disque de 2006 donc, est le 'maillon faible' de la discographie du groupe. Comprendre par là : putain, ce disque bute sa mère en après-skis mauve à pois verts, mais c'est vrai que comparé aux autres albums du groupe, c'est un peu des oeufs de lump face à du Beluga de la Baltique. En termes mieux choisis, si vous le voulez : c'est un grand disque, mais ils ont fait et feront mieux encore. De toute façon, je suis convaincu que les Black Keys ne foireront jamais rien, il y aura toujours quelque chose qui fera que leurs albums ne pourront jamais être ratés.

BK 3

En l'occurrence, c'est vrai que si on compare Magic Potion avec les trois suivants (Attack & Release, Brothers et, rhâââ, ça y est je jute, El Camino), on se rend compte qu'il manque un petit quelque chose. Et encore, je pense sincèrement que Magic Potion est du niveau d'Attack & Release, lequel est juste moins fort que les deux suivants (et derniers à ce jour). Voyez ce que je veux dire, on a ici un disque d'un niveau tellement bon que n'importe quel groupe de rock normalement constitué, avec tout ce qu'il faut là où il faut et en parfait état de fonctionnement, tuerait Mario et Luigi pour en avoir un identique dans sa discographie. Et ce n'est que le disque le moins percutant des Clés Noires, tout ça pour dire ce dont le groupe est capable. L'album est un pur disque de rock brut de fonte, enregistré en petit comité, et la production est telle qu'on ne s'en rend pas compte. Enregistré avec des moyens inférieurs aux suivants, mais c'est pas du black-metal ! C'est du blues-rock titanesque, production sèche, brutale. Morceaux de choix, dont un Goodbye Babylon grandiose (morceau le plus long avec quasiment 6 minutes), un Modern Times extraordinaire, un Your Touch qui tue les oiseaux dans les arbres rien qu'avec la puissance du son, et le morceau inaugural, Just Got To Be, met bien, d'entrée de jeu, le Chemin des Dames dans la tronche de l'auditeur.

BK 2

Magic Potion, sous sa pochette sympathique (un oeuf de Fabergé ? Ett un beau zoziau des mêmes teintes au verso), est donc un excellent album de rock pur et dur, binairement vôtre, pas un classique au même titre que Brothers ou El Camino (n'ayant pas encore entendu les trois premiers opus du groupe, The Big Come Up, Thickfreakness et Rubber Factory, je ne les classe pas en classiques pour le moment ; c'est prévu que je me les procure incessamment sous peu), mais un putain de bon gros disque de rock qui tache, un album qui ferait rêver plus d'un groupe de rock bien incapable de livrer des disques de cette trempe. Et je me répête mais qu'importe, dire que c'est apparemment le moins percutant des opus des Black Keys... Moi, des trucs comme ça, ça me sidère. QUEL PUTAIN DE GROUPE, MAIS QUEL PUTAIN DE GROUPE !!!

Just Got To Be

Your Touch

You're The One

Just A Little Heat

Give Your Heart Away

Strange Desire

Modern Times

The Flame

Goodbye Babylon

Black Door

Elevator