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Confidentiel (ou Gainsbourg Confidentiel), est le sixième album studio de Serge Gainsbourg et il date de 1963. À l'époque, gainsbourg pas encore gainsbarre, commence tout juste à se détacher du son rive gauche qui caractérisé ses albums jusqu'alors. Un son jazz, inspiré notamment de Boris Vian qui sera un des premiers à défendre ce chanteur aux textes cyniques et à la voix grave. Mais si aujourd'hui gainsbourg est l'un de nos chanteur les plus connus et respecté, à l'époque le succès est plus que minime: ses albums se vendent peu et cela malgrès la présence de nombreux futurs classiques comme le poinçonneur des lilas, la chanson de prévert ou encore des chansons faites pour le cinéma comme l'eau à la bouche en 1960. En fait gainsbourg ne connait réellement le succès qu'à travers les chansons qu'il compose pour d'autres interprètes (souvent des femmes), et il devra attendre 1978 et aux armes et caetera pour avoir le succès commercial qu'il méritait. Mais revenons à l'album, un des plus personnel et des plus mélancoliques de l'artistes.

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Long d'environ 27 minutes, ce qui est la durée standard Pour les albums de gainsbourg à l'époque, l'album ne contient pratiquement aucun gros classique de gainsbourg, sauf à la rigueur chez les yé- yé qui ouvre le bal. Sur l'album précédent (n°4), il y avait requiem pour un twister et intoxicated man et sur le suivant (Percussions), on trouvera un de ses plus gros classiques: Couleur Café. L'album fera donc un bide à sa sortie, mais va ensuite devenir culte chez les fans du chanteur. Pas de "tube" donc, mais beaucoup de merveilles, en fait il n'y a que ça! Outre chez les yé- yé on trouve comme autre merveille Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte, Elaeudanla Téitéia (épellation du prénom Laeticia) ou encore le court Negative Blues, Autant de chansons sublimes qui sonnent encore très "rive gauche" mais qui annonce la couleur plus "pop" que prendront les albums de Gainsbourg à la fin des années 60. Le sujet récurent de l'album est l'amour, mais l'amour dans tout les sens tristes du terme. Serge livre ici des textes mélancoliques ou plein de cynisme, ce qui fait indéniablement penser à son album Vu de l'éxterieur qu'il fera en 1973,  soit dix ans plus tard (le côté scato en moins cependant). Côté défaut, outre sa durée ridicule et frustrante conmpte tenu de la qualité de l'album, on peut aussi citer Maxim's, un peu mineure. Mais je chipote un peu là quand même, car cette chanson est tout sauf honteuse.

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Sorti sous une sublime pochette, l'album n'est pas le sommet de Gainsbourg (c'est Histoire de Melody Nelson), mais c'est quand même un de ses dix meilleurs albums, voir même un des cinq meilleurs. En tout cas c'est devenu l'un de mes préférés avec Percussions, Vu de l'extérieur et Histoire de Melody Nelson. Alors si vous ne connaissez pas encore ce disque, ruez vous dessus, je vous garantis que vous ne regretterez pas l'écoute (sauf si vous n'aimez pas gainsbourg, mais ça c'est autre chose)!

Chez les Yé- Yé

Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte

Le Talkie- Walkie

La fille au rasoir

La saison des pluies

Elaeudanla Téitéia

Scenir Railway

Le temps des Yoyos

Amour sans amour

No, No Thanks, No

Maxim's

Negative Blues